EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Non aux tirs de loups , le 2 juillet 2017 à 21h44

    Quand allons nous tenir compte des études scientifiques qui démontrent l’inefficacité de ces tirs et que cette solution produit l’effet inverse en déstructurant les meutes et orientant les individus de celles ci vers les proies plus faciles. Non à l’abattage des loups sans distinction , il faut privilégier les politiques de prévention ou les autres mesures possibles mais arrêter l’abattage des loups qui n’est pas une solution sauf à faire disparaitre définitivement sans l’avouer ce superbe animal de nos montagnes et campagnes.

  •  Arrêtez de tuer les loups, par Adrien coulome , le 2 juillet 2017 à 21h37

    Arrêtez de tuer les loups.
    J’ai 16 ans et j’ai honte pour les adultes qui décident de signer des autorisations de tuer.
    Il faut défendre les troupeaux mais aussi défendre les loups.
    Les loups sont des animaux sauvages qui méritent qu’on ne les pourchasse pas avec un fusil.

  •  Tirs de loups inutiles : changeons de cap ! , par Association FERUS , le 2 juillet 2017 à 21h30

    FERUS s’oppose une fois de plus à un projet d’abattage massif de loups, inutile pour les troupeaux et dangereux pour la population de loups en France qui est encore vulnérable.

    Les tirs de loups sont tout d’abord inutiles
    36 loups ont été tués en 2015-2016 et 38 en 2016-2017. Pourtant, la prédation attribuée au loup n’a cessé d’augmenter : 8577 victimes indemnisées en 2014, 8964 en 2015 et 9788 en 2016 *. Les chiffres au 15 mai 2017 donnent déjà 2048 victimes indemnisées (contre 1650 au 15 mai 2016 et 1543 au 15 mai 2015) *. On voit bien que les tirs de loups sont inutiles.
    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), parue en mars 2017 et commandée par le ministère de l’Environnement lui-même (sic !), indique également de son côté que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent aussi sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation).
    Pour finir, « A partir de travaux récents en écologie de la faune et en sciences sociales, Bergstrom (2017 et articles associés) suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. Nous ne pouvons qu’encourager les approches complémentaires » (Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France, 2017).
    Cette politique de tirs est d’autre part un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne sont pas encouragés à mettre en place les mesures de protection des troupeaux.
    Puisque c’est la protection des troupeaux qui incite l’Etat français à tuer des loups, nous demandons qu’enfin un bilan de l’efficacité des tirs de loups sur la prédation soit réalisé.
    * Données DREAL Auvergne Rhône-Alpes

    Les tirs de loups menacent la population de loups
    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS) met en garde contre les tirs toujours plus nombreux. A partir d’un taux de mortalité générale de 34%, « toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra de manière certaine ». Si le taux de mortalité de la population de loups était en moyenne de 22 % avant 2014, il a atteint les 34 % depuis que l’Etat français a intensifié sa politique de tirs de loup.
    Au regard des lois européennes, l’Etat français doit pourtant permettre la restauration de l’espèce sur son territoire et non la limiter. 25 ans après le retour de l’espèce, le seul noyau de reproduction reste dans les Alpes. Aucune reproduction n’a été constatée dans les Pyrénées ni dans le massif Central alors que des loups ont atteint ces massifs dès les années 1990.
    A l’heure actuelle, l’Etat français se réfugie derrière les dispositions de la Directive Habitats Faune Flore permettant de tuer des loups en cas de dommages aux troupeaux et en dernier recours, et si la santé de la population de loups n’est pas mise à mal. Mais aujourd’hui, force est de constater que les tirs de loups sont devenus le premier recours… Et même si la population de loups semble avoir augmenté en 2017 après trois ans de stagnation, il est bien trop tôt pour affirmer qu’elle ne souffre pas de ces tirs toujours revus à la en hausse.

    Un changement d’orientation ?
    Puisque les tirs de loups ne font pas baisser la prédation et menacent l’état de conservation de l’espèce en France, qu’attend le nouveau ministre pour changer de cap ?
    Pourquoi reprendre ce projet d’arrêté de prélèvement de 36 à 40 loups qui avait été préparé par l’ancienne ministre ?
    Le 9 juin 2017 dans la Provence, au sujet du loup, Nicolas Hulot s’exprimait : « Je dois d’abord recevoir tout le monde et trouver la meilleure perspective ». Cependant, aucune association qui se consacre à la protection des grands prédateurs n’a à ce jour encore été reçue…
    Il est grand temps également de stopper les tirs au hasard n’importe quand et n’importe où (loin des troupeaux ou lorsque ceux-ci ne sont plus en montagne) et par n’importe qui (les chasseurs au gré de leurs parties de chasse).

    Quand, enfin, le gouvernement français écoutera-t-il l’avis de ses citoyens (résultats des précédentes consultations publiques, manifestation, sondages, pétitions) et l’avis des scientifiques (avis défavorable du CNPN, expertise collective scientifique) ?

  •  Contre l abattage des loups , par Guerin , le 2 juillet 2017 à 21h29

    Je suis contre l’abattage des loups envisagé cette année. Les loups font entièrement partie de l écosystème et d un tout. Laissons les en paix et envisageons d autres solutions.

  •  Adaptons nous à la Nature si l on veut réellement oeuvrer pour l environnement... Respectez les Loups, laissez les tous vivre..., par HAYE MARIE , le 2 juillet 2017 à 21h29

    Honte à ce nouveau ministère sensé préserver l environnement !
    Les Loups ont autant le droit de vivre que chacun de vous ! D autres "solutions" sont possibles, il faut réconcilier les êtres humains, y compris les bergers, avec cet animal sauvage, qui a le droit de vivre où il vit. Il a été méprisé depuis des siècles mais n est pas responsable de tous les malheurs des bergers !
    C est à l homme de s adapter à la Nature, pas l inverse, si on veut oeuvrer réellement pour l environnement !
    Laisser tous les Loups VIVRE !

  •  Non à l’abattage des loups, par Richard coulole , le 2 juillet 2017 à 21h25

    Non à l’abattage des loups
    Les études montrent bien que tuer des loups est la mesure la plus simpliste et la plus inefficace. Il est clair que nous n’aurions plus aucun souci en organisant le génocide des loups puis celui des lynx et ensuite celui des hérissons et puis ensuite des chiens Errants et puis quoi encore . Nous pourrions aussi réfléchir à bétonner les forêts et fermer les cours d’eau pour éviter les crues. Les autres pays ont su trouver un équilibre gagnant-gagnant entre éleveurs et loup. Et nous ?
    On croyait que la politique serait faite autrement, on croyait qu’un regard plus écologique aller changer les choses, mais visiblement les loups constitue encore aujourd’hui un ennemi terrible qu’il faut abattre au fusil .

    Arrêtez de tuer les loups, Monsieur Hulot

  •  Non à la destruction massive du Loup, par Sylvain , le 2 juillet 2017 à 21h21

    Je suis contre l’abattage de loups. Les écosystèmes ont besoins de grands prédateurs pour fonctionner correctement. La régulation faite par l’Homme n’est pas satisfaisante. Il faut que dans certaines zones la nature soit laissée à elle même sans intervention et intrusion humaine, comme dans les zones de cœur de parcs nationaux. Cela nécessite de laisser les grands prédateurs tranquilles même si l’Homme ne supporte pas la concurrence. L’abattage de loups ne fait que les éparpiller en particulier quand le mâle alpha est tué. CEs tirs ne font que déstructurer les meutes et augmentent la pression sur les troupeaux d’élevage. C’est contre productif pour la protection des troupeaux.

    Pour autant, il faut que l’agropastoralisme puisse vivre. Il faut que nos bergers s’approprient et adaptent les méthodes des bergers italiens et espagnols qui n’ont pas exercé leur activité sans prédateurs. L’état doit aider financièrement et soutenir nos bergers. Les aides doivent contribuer à mettre en œuvre des solutions de protections adaptées aux troupeaux et à leurs tailles avec des chiens patou ou du gardiennage humain et si nécessaire des tirs d’effarouchement pour les protéger. Les fonds de la PAC doivent pouvoir être mobilisable pour cela en soutenant prioritairement les petites exploitations.

  •  Non au projet d’arrêté d’abattages de loup, par Stéphanie Feral , le 2 juillet 2017 à 21h18

    Je suis très déçue par notre nouveau ministre de l’environnement qui je croyais portait des valeurs sûres concernant l’importance de notre si fragile biodiversité sur notre territoire ! Quand est ce que les pouvoirs en finiront avec cet acharnement injuste et cruel à vouloir détruire nos populations de loups !!!
    Pourquoi il y a qu’en France que le loup pose un problème alors que dans nos pays voisins européens , leur nombre est largement supérieur et ça ne pose aucun problème de cohabitation .
    Il est temps de concentrer les efforts sur la protection des troupeaux par les éleveurs avec la présence de chiens de berger et de clôtures fiables adaptées .
    Monsieur Hulot, laissez nos loups vivre en paix et cessez ce massacre inutile qui ne fera que porter préjudice à l’équilibre des meutes existantes et illégal au regard de la Convention de Berne !!
    Stéphanie Feral

  •  Non à la "destruction" du loup, par Lombard , le 2 juillet 2017 à 21h16

    Je ne souhaite pas la disparition du pastoralisme, comme la disparition du loup sur notre territoire. Je souhaite une concertation pour une cohabitation intelligente. Je pars du postulat que la terre n’appartient pas à l’homme et que le bon fonctionnement de la vie sur notre planète repose sur un équilibre de la biodiversité.
    D’autre part, la présence du loup, comme d’autres espèces sauvages (lynx, ours, chamois, vautours, aigles, etc...)sont aussi vecteurs de revenus financiers importants dans le secteur du tourisme (développement important du tourisme "vert".
    Au delà des enjeux financiers, il parait évident que l’on puisse trouver un consensus, et que toutes les parties y trouve leur compte.
    Pour conclure je citerai Mr Gandhi : "La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux."

    merci,

  •  Non à ce projet d’arrêté, tout votre système est à revoir !, par Roxane Bartoletti , le 2 juillet 2017 à 20h57

    Vous devez changer radicalement votre système pervers de subventions et d’indemnisations.
    Les subventions doivent être accordées avec obligation et vérification de mise en oeuvre effective de moyens de protection efficaces des troupeaux contre les canidés.
    Ces moyens de protection doivent être référencés et homologués (au minimum une clôture électrique de 1,20 m de hauteur à l’intérieur de laquelle les animaux doivent être parqués pour la nuit et des chiens de protection en nombre suffisant).
    Il ne faut plus subventionner que les troupeaux de taille raisonnable correspondant à la demande et pouvant être correctement protégés sans difficulté. Les troupeaux actuels français de tailles démesurées sont impossible à protéger et mettent en péril l’environnement et la biodiversité.
    Il ne faut plus indemniser les éleveurs pour les animaux prédatés car cela implique obligatoirement des fraudes on le voit bien. On peut remarquer qu’en zone à loup on ne parle pas de chiens errants, une bonne partie des attaques sont comptabilisées en « loup non-exclu » afin d’être indemnisées au bénéfice du doute pour l’éleveur. Cette comptabilisation en « loup non-exclu » vient grossir les chiffres des attaques imputées au loup et ces chiffres erronés servent pourtant de référence, sont relayés par tous les médias, éleveurs et politiques et nuisent énormément au loup qui est ainsi instrumentalisé de toute part.
    Il faut développez un tourisme vert sur les thèmes des animimaux magnifiques que sont les loups, les ours et les lynxs dans les régions qui ont la chance d’en avoir, en diffusant une image enfin positive.
    Cette nouvelle orientation aura des répercussions économiques bien plus intéressantes que ce pastoralisme rétrograde.

  •  STOP AUX TIRS DE LOUPS, par POIGNANT Germain , le 2 juillet 2017 à 20h57

    Depuis 2011, les seuils maximaux de prélèvement annuels n’ont cessé d’augmenter passant de 6 loups à 40 en 6 années. Pire, alors que le plafond n’était jamais atteint les premières années, il est désormais systématiquement atteint avec l’aide des sociétés de chasse. Nous avons désormais à faire à un quota de loups à abattre : on les tue partout en France, sans aucun rapport avec les attaques sur les troupeaux.

    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS) de mars 2017) à la demande du ministère de l’Environnement, insiste sur le fait que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Au contraire, ils pourraient avoir des effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation). Enfin, l’ONCFS et le MNHN suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux pourraient être plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs.

    Il est grand temps également de stopper les tirs de prélèvements accordés aux chasseurs seuls ou en battues et de ne d’autoriser que les tirs de défense pour les éleveurs et bergers, à titre dérogatoire et à proximité des troupeaux.

    N.B. : la présence du loup en France peut être utilement développée afin de contenir les populations d’ongulés sauvages et leurs conséquences, notamment sur les jeunes plants de l’ONF pour les cervidés...

  •  Pour la defense des eleveurs, par Simon , le 2 juillet 2017 à 20h53

    Laissez les eleveurs se defendrent face a ce predateur d une autre epoque.bien sur qu il faut abattre loups qui attaquent. Le monde agricole est a l agonie ils n ont pas besoin de ce probleme en plus . De toute maniere meme si on autorisait la destruction totale de tous les loups c est techniquement impossible dans nos forets et montagnes. Nos ancetres ont brûlés les montagnes pour l éradiquer, maintenant c est impossible ...

  •  DETRUIRE LE LOUP UNE PRIORITE, par Brebisss , le 2 juillet 2017 à 20h42

    Il faut détruire le loup car il décime les élevages ovins.
    L’Aveyron qui est le premier département moutonnier de France, le loup n’est absolument pas le bienvenu, il faut autoriser l’abattage des loups sinon c’est la fin de l’élevage

  •  NON AUX LOUPS EN AVEYRON, par Adeline , le 2 juillet 2017 à 20h33

    Le loup n’est pas compatible avec l’élevage notamment ovin aujourd’hui il fait des dégâts sur le larzac demain c’est l’ensemble de l’Aveyron qui va être concerné, il est urgent d’agir et permettre sa destruction rapide. Non au Loup OUI à l’élevage ovin

  •  Non à ce projet d’arrêté ! , le 2 juillet 2017 à 20h21

    Vous devez modifier radicalement votre système totalement pervers de subventions et d’indemnisation.
    - Les subventions doivent être accordées avec obligation et vérification de mise en oeuvre effective de moyens de production efficaces des troupeaux contre les canidés.
    Ces moyens de protection doivent être référencés et homologués (au minimum une clôture électrique d’1,20 m de hauteur sans faille à l’intérieur de laquelle les animaux doivent être parqués pour la nuit et des chiens de protection en nombre suffisant).
    - Ne plus subventionner que les troupeaux de taille raisonnable correspondant à la demande et pouvant être correctement protégés sans difficulté. Les troupeaux français de tailles démesurées sont impossible à protéger et mettent en péril les biotopes et la biodiversité.
    - Ne plus indemniser pour les animaux prédatés car cela implique forcément des fraudes. On remarque ainsi qu’en zone à loup on ne parle pas de chiens errants, une bonne partie des attaques sont comptabilisées en « loup non-exclu » afin d’être indemnisées au bénéfice du doute pour l’éleveur. Cette comptabilisation en « loup non-exclu » grossi énormément les chiffres des attaques imputées au loup et ces chiffres erronés servent pourtant de référence, sont relayés par tous les médias, éleveurs et politiques et nuisent énormément au loup, instrumentalisé de toute part.
    - Développez un tourisme vert sur les thèmes du loup, de l’ours et du lynx dans les régions qui ont la chance d’en héberger, en diffusant l’image positive que ces animaux méritent.
    Vous verrez que cette nouvelle orientation aura des répercussions économiques bien plus intéressantes que ce pastoralisme sous perfusion permanente.

  •  loups, par langlois , le 2 juillet 2017 à 20h09

    Stop à l’acharnement contre les loups !!!!! Trop c’est trop !!!!

  •  Contre, par Gégé le Cévenol , le 2 juillet 2017 à 19h59

    A lire impérativement :

    "Mes Frères Loups" R.D.Lawrence
    L’histoire vraie d’un homme et de deux loups
    (FRANCE LOISIRS)

    A méditer :

    "Si nous parvenons à cohabiter avec le plus stigmatisé,le plus effrayant,le plus difficile à gérer,alors nous pourrons vivre,sur un même territoire,avec les autres. (Baptiste Morizot)

    Avec les non humains mais aussi les humains,dans l’espoir fou de parvenir,un jour,à cohabiter avec nos propres loups intérieurs-
    tout ce qui,en nous,refuse d’être domestiqué. (Weronika Zarachowicz)
    (Télérama 3498 25/01/17)

  •  Non aux tirs de loups !, par Augé DUMOUCH , le 2 juillet 2017 à 19h33

    Je m’oppose à ce projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) pour la période 2017-2018. Il est dangereux pour la protection de l’espèce en France (présent sur la Liste rouge des espèces menacées en France) et totalement inutile au regard de ses objectifs.

    En effet la France ce doit au regard notamment de la directive européenne habitat de veiller à la conservation de l’espèce. La pratique de tirs de destructions en France sur la population lupine va à l’encontre de cette obligation. Pourtant des solutions existent pour la cohabitation entre les loups et les éleveurs encore trop peu utilisées aujourd’hui. L’expertise ESCO demandée par le ministère, montre l’absence de certitude sur l’effet utile de ces tirs et cite les études menées à l’étranger démontrant leur inefficacité voire leur contre-productivité (augmentation des dommages). Elle préconise le recours à des moyens de défense non létaux. Utilisation de chiens de protection, bergers bénévoles etc,,,

    Notre pays a aujourd’hui largement les moyens de permettre et favoriser l’implantation du loup sur notre territoire. Le simple fait que cet arrêté existe montre que nos dirigeants n’en n’ont pas la volonté,,,

  •  Non à l’abattage du loup en France !, par Maxime Serres , le 2 juillet 2017 à 19h31

    « Ce quota de loups à abattre est seulement le fruit d’un refus des bergers à faire évoluer leur métier, en prenant des mesures de protections saines (clôtures, chiens, plus de présence etc...) !
    Le loup ne pose pas de problème aussi important là ou il n’a jamais disparu ( Italie, Europe de l’est, Espagne ou Portugal par exemple...), dans ces pays les bergers vivent très bien avec le loup (certes, de manière plus réfléchit que chez nous avec des troupeaux de plus petit taille qui ne errent pas n’importe où).
    Les Français sont dans une énorme majorité POUR le loup en France, alors écoutez les ! »

  •  Laissons les loups vivre, ils ne représentent aucune menace au contraire , par Yvroud , le 2 juillet 2017 à 19h28

    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté. Il ne permettra pas d’atteindre l’état de conservation favorable des population de loups en France, tel qu’exigé par nos engagements européens et internationaux. Il ne permettra pas non plus de faire baisser les dégâts attribués aux loups. L’effort du gouvernement devrait être porté sur l’amélioration des mesures de protection, le contrôle de leur mise en place, et le conditionnement de l’indemnisation des pertes à leur mise en œuvre effective. En effet :

    – La très légère augmentation des (estimations !) des effectifs cette saison ne permet pas de considérer que la population de loups en France est dans un état de conservation favorable. L’espèce reste ainsi parmi les espèces menacées d’extinction sur la liste rouge des espèces menacées en France révisée en ce mois d’avril 2017 (MNHN- UICN). Pour respecter ses engagements européens et internationaux, la France doit garantir la croissance de la population pour espérer atteindre cet état de conservation favorable. L’abattage de 36 à 40 loups ne garantit pas cette croissance.

    – Abattre des loups ne permettra pas de faire baisser les dommages qui leur sont attribués. De fait, 38 loups ont été légalement abattus cette saison, 9 autres sont morts du fait de l’Homme (collision routière). 45 ont été tués de la même manière la saison 2015-2016, 23 en 2014-2015. Les données de ces années précédentes ne montrent aucune baisse des dégâts au regard du nombre de loups tués. L’expertise ESCO commandée par le ministère, et rendue publique en mars 2017, relève l’absence de certitude sur l’effet utile de ces tirs et cite les études menées à l’étranger démontrant leur inefficacité voire leur contre-productivité (augmentation des dommages). Elle préconise le recours à des moyens de défense non létaux.

    – L’effort devrait donc être porté sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer la cohabitation entre les loups et l’élevage : améliorer la mise en œuvre des solutions de protection actuellement financées aux éleveurs par l’État, recherche de nouvelles mesures, mise en place d’un « protocole de protection efficace » adapté aux différentes situations locales, accompagnement des éleveurs pour sa mise en œuvre efficace, contrôle de sa mise en œuvre effective, conditionnement de l’indemnisation des pertes à la mise en œuvre de ce « protocole de protection efficace » pour inciter à leur mise en œuvre (actuellement, les éleveurs sont indemnisés, qu’ils protègent leur troupeau ou non). »