EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Non a l’abattage de Loup, par VILLELEGIER , le 3 juillet 2017 à 01h17

    Non, encore non à l’abattage de 40 loups.
    Non à cette agriculture productiviste qui nous pollue, nous rends malade et nous coûte de l’argent.
    Non à ce type d’agriculteur qui n’en sont plus depuis longtemps.
    Non aux moutons en alpage, ce type d’élevage nous coûte trop cher.
    Les loups ont toute leur place en France et rendent de très grands services au milieu naturel.
    Je suis pour l’éradication complète de ce type d’agriculteur- éleveur qui se servent de la nature et de nos euros pour vivre sans contrepartie ( respect de la nature, des consommateurs et des citoyens).
    Aujourd’hui sans consommateur et sans aide, agriculteurs productivistes vous n’êtes rien, vous nous devez tout.
    Pour la plupart des agriculteurs de montagne ( et j’y ai vécu) vous n’êtes que des profiteurs.Vous profitez très bien du tourisme en hiver et en été aussi et pour beaucoup l’argent du touriste vous permet d’être double actif et d’écouler vos produits ( et pourtant vous dénigrez très vite ceux qui vous font vivre !!).
    Pour certains aussi vous vous comportez comme des voyous ( pour faire peur à ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ..). Souvent vous passez plus de temps avec les élus pour les convaincre de penser et d’agir comme vous qu’à travailler correctement.
    Par contre oui aux petits élevage respectueux des milieux et oui bien sûr à tous qui s’investissant dans le bio,dans des démarches qualités respectueuses de l’environnement, ceux là méritent qu’on les aide si besoin ( et bien sûr tous ceux qui protègent CORRECTEMENT leur troupeau).
    On trouve de formidables produits ( fromages pour la plupart ...) qui méritent vraiment d’être consommés et payés comme il se doit mais attention pas au détriment de l’environnement.
    On peut concevoir de devoir payer plus un produit en zone Grand Prédateur afin d’aider l’agriculteur face à ces contraintes mais on ne veut pas du "grand ménage" parce qu’une contrainte supplémentaire existe ( je sais pas si vous percevez bien le message !!!!).
    Non pour l’abattage des loups et oui à l’éradication de ce système agricole complètement pourri. Vous ne nous aimez pas ( à part nos euros ) nous allons vous le rendre...Vous ne connaissez rien à la nature ( et je pèse mes mots), aux écosystèmes, vous n’êtes plus que des pompes à frics et seulement compétent pour détruire notre bien commun à tous....cette terre.
    Désolé de devoir employer ces termes, milles excuses à ceux qui essayent de faire autrement, qui utilisent leur bon sens pour faire leur métier. Je suis depuis le début l’expansion du loup en France et malheureusement aussi les dérives du milieu agricole sur ce thème et chaque année est pire que la précédente,mais la partie est facile puisque certaines associations environnementales jouent la politique de la chaise vide...
    Il est grand temps d’y mettre un terme et de revenir à la raison....à vous de jouer Mr HULOT la science et le bon sens doivent vous guider non les lobbies....

  •  Tuer des loups n’est pas une solution, protéger les troupeaux oui, par Angelina Gerard , le 3 juillet 2017 à 00h38

    Je rejoins plusieurs commentateurs sur ce point :

    « L’effort devrait être porté sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer la cohabitation entre les loups et l’élevage : améliorer la mise en œuvre des solutions de protection actuellement financées aux éleveurs par l’État, recherche de nouvelles mesures, mise en place d’un « protocole de protection efficace » adapté aux différentes situations locales, accompagnement des éleveurs pour sa mise en œuvre efficace, avec un contrôle de sa mise en œuvre effective et le conditionnement de l’indemnisation des pertes à la mise en œuvre de ce « protocole de protection efficace » pour inciter les éleveurs à leur mise en œuvre (actuellement, les éleveurs sont indemnisés, qu’ils protègent leur troupeau ou non). »

  •  Non à l’abattage des loups , le 3 juillet 2017 à 00h35

    Comme beaucoup je ne comprends pas qu’un ministre de l’écologie ne soit pas informé de la totale contre productivité de l’abattage des loups ! Cet animal sauvage et protégé vit et chasse en meute, et de nombreuses études démontrent qud tuer un ou plusieurs membre de la meute detruit celle ci ! Les loups survivants se retrouvent fonc à devoir vivre et chasser seuls. Ce qui les poussent à attaquer des proie faciles, le betail !! Arrêtons d’abattre les loups, appliquons les techniques de protections italiennes pour les bergers. Et tout se passera beaucoup mieux ! Ce qui se fait ailleurs n’a pas de raison de ne pas fonctionner en France.

  •  La protection du Loup, une obligation Européenne, par David Rebuffat , le 3 juillet 2017 à 00h02

    L’état Français doit arrêter de contourner la convention de Berne de
    1979 par des moyens indirects et illégaux. Le loup est une espèce
    protégée, la France a signé cette convention pour le protéger et non pour l’éradiquer.

    38 loups ont été tués officiellement ( sans compter le braconnage ) en 2016-2017 sur une population de 280-300 individus, c’est énorme. Et de plus, par des moyens s’apparentant à de la chasse (tirs effectués par des chasseurs sans l’encadrement d’agents de l’ONCFS , hors période de présence des troupeaux dans les pâturages !!).

    Vouloir tuer encore 36 loups pour l’année 2017-2018 signifie la poursuite de la destruction de l’espèce en France et ne vise pas la protection des troupeaux.
    La présence du loup en France n’est pas la seule cause de mortalité des troupeaux et encore moins la principale ( les maladies : 5 à 10% des
    cheptels ) Mais seuls les bêtes tuées par des loups sont indemnisées,
    facile de se voiler la face en accusant le loup de tous les maux.

    Certaines personnes, nostalgiques d’un passé idéalisé, souhaitent plus d’abattages de loups voire son éradication pour soi-disant protéger l’agriculture, le pastoralisme. Ils devraient savoir qu’à notre époque la concurrence internationale et les prix bas des produits agricoles sont infiniment plus nuisibles aux agriculteurs que les loups. Et que malheureusement beaucoup d’agriculteurs sont en grande difficulté à cause de cela et non à cause du loup auquel très souvent, ils n’auront jamais eu affaire. C’est une honte que ces personnes instrumentalisent les problèmes des agriculteurs en France pour vouloir tuer des Loups. Sont-ils des chasseurs en mal de trophées ?
    Il faut protéger les troupeaux dans les pâturages, effrayer les loups mais non les exterminer.

    Cette situation mérite un débat national sur l’environnement sauvage et non des mesures prises à la va-vite pour tenter de satisfaire des lobbies agricoles, de chasse ou politiques, qui, se souciant plus de leur intérêts que d’environnement les jugeront toujours insuffisantes.
    J’espère que le ministère de l’écologie va tenir compte des réalités du terrain et respecter les mesures prises par le gouvernement lors de la COP21. La biodiversité s’applique aussi à la protection de la faune sauvage et ne consiste pas seulement à moins polluer.

    Quand est-ce que le ministère de l’écologie fera vraiment son travail de protection ? Quand l’Europe sanctionnera la France pour ses manquements ? Il serait bien d’agir avant et de faire un vrai travail de fond afin de favoriser la cohabitation entre le loup et l’homme comme en Espagne et en Italie.

  •  Les diplomates cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, par Mermet , le 2 juillet 2017 à 23h56

    "Il s’agit avant tout d’un problème géopolitique : réagir au retour spontané du loup en France, et à sa dispersion dans une campagne que la déprise rurale rend presque à son passé de « Gaule chevelue ». Le retour du loup interroge notre capacité à coexister avec la biodiversité qui nous fonde – à inventer de nouvelles formes de diplomatie.

    Notre sens de la propriété et des frontières relève d’un « sens du territoire » que nous avons en commun avec d’autres animaux. Et notre savoir-faire diplomatique s’enracine dans une compétence animale inscrite au plus profond de notre histoire évolutive.

    Guidé par Charles Darwin, Konrad Lorenz, Aldo Leopold… et de nombreux autres « diplomates », Morizot propose ici un essai de philosophie animale.

    Comme un incendie de prairie, ce livre traverse et féconde les grands sujets de la philosophie de l’écologie, de l’éthologie, jusqu’à l’éthique. Il esquisse un monde où nous vivrons « en bonne intelligence avec ce qui, en nous et hors de nous, ne veut pas être domestiqué ».

    "Je ne saurais trop inviter ceux qui ont pour mission de faire coexister le sauvage et le domestique à s’inspirer du bel ouvrage de philosophie que nous livre Baptiste Morizot."
    RAPHAËL LARRERE

    "Baptiste Morizot propose dans cet ouvrage une nouvelle carte ontologique. Il signe un grand livre de philosophie."
    FLORENCE BURGAT

    "Un livre génial, qui permettra au lecteur de vivre quelque chose comme une expérience oscillant entre un séisme intime et une ascension alpine."
    FALK VAN GAVER

    "Leopold nous invitait au début du 20e siècle à penser comme une montagne. Morizot nous invite à penser comme un animal."
    J. BAIRD CALLICOTT

    Prix du Livre de la Fondation de l’écologie politique
    « Si le jury de la Fondation de l’Écologie Politique a décidé de distinguer, parmi la très riche actualité éditoriale de 2016, Les Diplomates de Baptiste Morizot, c’est en considérant qu’il s’agit d’un livre qui fera date dans la structuration de la pensée écologiste. Parce qu’il présente des schémas de pensées qui incitent au développement de relations politiques avec les autres vivants. On sent que Les Diplomates pourrait bien être la première pierre d’une nouvelle construction ontologique plus vaste. En pistant le loup, c’est finalement la voie vers une nouvelle forme d’écologie politique qu’on découvre, une écologie de la réconciliation qui invite à choisir des formes de cohabitation mutuellement bénéfiques avec le vivant. Une œuvre singulière mais solide, forte, car engagée. »
    Le jury du Prix de la Fondation de l’Écologie Politique

    Prix littéraire François Sommer du meilleur ouvrage sur la nature
    « En choisissant Les Diplomates de Baptiste Morizot pour son édition 2017, les membres du jury du Prix François Sommer ont voulu saluer une œuvre remarquable par la nature du sujet choisi, par l’originalité de la réflexion philosophique et par sa cohérence avec l’esprit de François Sommer. Ce n’était certes pas une solution de facilité que de choisir un ouvrage de philosophie plutôt qu’un roman. Nous l’avons fait parce que Les Diplomates est un livre important qui nous conduit à penser autrement notre place dans la nature. »
    Xavier Patier, Président du jury de la Fondation Sommer

    https://www.wildproject.org/diplomates

  •  loup = être vivant ??? 2 , par Delphine , le 2 juillet 2017 à 23h52

    En tout cas, laissons les en vie, tranquillement et sans les chasseur.
    Protégeons les.

    Merci pour eux.

    Qui est on pour décider de retirer la vie à qq’un ???

    Merci pour votre retour

    Cordialement

  •  Loups = être vivant ??? , le 2 juillet 2017 à 23h50

    Monsieur,

    En quelle honneur, quelle supériorité aurait-on d’avoir cette possibilité gratuite et non punie de tuer un être vivant ???
    Un loup est un être vivant, qui souffrent, aiment, pleure, réfléchi, à peur comme tout être vivant dont les "humains".
    On empiète sans cesse sur leur territoire et c’est "normal".
    Par contre, eux, dés qu’ils tentent de garder la superficie initial de leur lieu de vie, c’est dérangeant et on les suppriment.

    en quoi c’est normal et non puni de faire ça sur des animaux et
    anormal et punissable de faire ça sur des être dit "humains"
    Oui je mets "humain" entre guillet,car je ne trouve pas l’hamain ... ’humain’

  •  NON aux tirs de loups, par pédrotti , le 2 juillet 2017 à 23h47

    NON aux massacres des loups !
    L’efficacité de cette méthode barbare n’est pas prouvée, c’est même plutôt le contraire qui se passe puisque une meute diminué de ses effectifs sera plus faible et s’attaquera donc à des proies plus faciles(donc des animaux d’élevages)... oui au renforcement des effectifs de bergers = protection contre les loups + emplois supplémentaires crées.

  •  Non à la destruction de loups, par Jérémie , le 2 juillet 2017 à 23h45

    La description que vous avez faite relate, je cite : « […] prévenir les dommages importants causés aux troupeaux domestiques », ce qui signifie que la limitation des attaques à un nombre pouvant être considéré comme « raisonnable » est admise. De ce fait, la meilleure façon de limiter ces dommages importants consiste en l’aide matérielle et technique des éleveurs dans leur travail de gardiennage des troupeaux (parcages électrifiés, chiens de défense, nuit en lieu muré), avec une vérification de l’application de ces mesures défensives. Il s’agit d’accompagner les éleveurs dans le sens d’une cohabitation avec le prédateur qui est présent et implanté sur le territoire, plutôt qu’un affront stérile ou personne ne trouve son compte.
    L’état de conservation favorable qui est également avancé doit expressément tenir compte du dernier rapport conjoint du Muséum et de l’ONCFS sur l’impact des « prélèvements » sur la population fragile présente dans le territoire français. Compte tenu de la population initiale considérée, du taux de croissance décompté du nombre d’individus éliminés, les seuils envisagés mettent en péril la métapopulation puisque ceux morts pour d’autres causes ne sont pas considérés dans le décompte.
    Rappelons également que les tirs effectués sont des tirs indéterminés, qui peuvent entrainement une déstructuration ou un éclatement des meutes et faire croitre le nombre d’attaques avec des individus qui dispersent et qui s’orientent vers les proies les plus faciles (quid de la protection des troupeaux) pour se nourrir.
    Mettons le paquet sur la protection des troupeaux, l’aide à la protection de ces troupeaux, le contrôle de ces protections, le tout sans taper sur la faune sauvage qui plus est protégée. Les deux parties sont essentielles, l’élevage d’un côté qui permet l’ouverture des milieux et l’alimentation de la population, et de l’autre la richesse biologique avec le rôle de prédateur du loup comme régulateur naturel de la faune sauvage (herbivores qui sont problématiques dans certaines régions pour les forestiers, sélection cynégétique avec le prélèvement des individus les plus faibles et malades).
    La cohabitation est possible, donnons-nous et donnez-nous les moyens de la mettre en œuvre, il suffit d’avoir du « courage politique » et de ne pas céder au lobbying dans un excès de populisme.

  •  Les loups sont un acteur important de la biodiversite , par Thiry Denise , le 2 juillet 2017 à 23h44

    Je dis " non" car les loups font partie de la nature. Pour avoir une preuve de leur importance, je conseille de regarder le film sur les loups et le parc du yellow stone . Je comprends les bergers. Dans certains pays, les patous et autres chiens d alerte sont utilisés pour éloigner les loups et c’est efficace.

  •  Les loups sont un acteur important de la biodiversite , par Thiry Denise , le 2 juillet 2017 à 23h43

    Je dis " non" car les loups font partie de la nature. Pour avoir une preuve de leur importance, je conseille de regarder le film sur les loups et le parc du yellow stone . Je comprends les bergers. Dans certains pays, les patous et autres chiens d alerte sont utilisés pour éloigner les loups et c’est efficace.

  •  cohabiter avec les loups, pour une meilleure intelligence du loup et avec lui..., par Thomas DUVAL , le 2 juillet 2017 à 23h36

    Comment se fait-il que les projets d’arrêté ne tiennent pas compte du savoir disponible en la matière sur le comportement du loup et des meutes ? sur le caractère contre-productif des tirs de prélèvement à l’aveugle qui disloquent les meutes et incitent les survivants à se rabattre sur des proies plus faciles etc.... Tout cela est bien connu et documenté , ainsi que les stratégies alternatives de protection contre les attaques sur les troupeaux telles que mises en oeuvre dans le parc de Yellowstone .
    Cette intelligence du loup par nous autres humains ( cf le livre de Baptiste Morizot : Les diplomates , cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant) doit inspirer notre réglementation en la matière , guider la transformation de nos modes de pensées et l’évolution de nos pratiques. Non à ce projet d’arrêté qui ne fait que reconduire la mauvaise réponse à un problème mal posé..

  •  Contre la dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements , par B. Berger , le 2 juillet 2017 à 23h29

    Monsieur le Ministre,

    Permettez-moi, pour commencer, un rappel de définition :
    Berger : "Personne qui garde les moutons ou les chèvres, qui prend soin du troupeau." (Larousse)
    La candide que je suis se demande alors pourquoi les moutons que j’aime sont tués par les loups que j’aime...
    Il est d’admirables bergers qui font consciencieusement leur travail et qui prennent soin de leur troupeau mais notre système agraire oeuvre-t-il vraiment pour la présence effective d’un berger auprès des moutons ?
    Et pourquoi tenir si peu compte des suggestions figurant sur les sites des associations de défense du loup qui visent à ménager, et le mouton et le loup ?
    Le temps me manque pour développer d’autres arguments mais Monsieur le Ministre, je vous en conjure, faites en sorte que la lune ne soit
    plus jamais à l’abri du loup ! J’entends par là que les détracteurs tout puissants du loup ne soient plus à l’abri d’une critique saine et constructive.

    Merci de nous offrir cet espace de transmission.

    B. Berger

    P.S. : "Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit" (par.3 du projet).
    Hélas, trois fois hélas, il ne s’agit pas de détruire Un Nombre, mais de tuer Des Loups.

  •  Non à l’abattage des loups, par Gibet , le 2 juillet 2017 à 23h19

    Le loup est une espèce protégée, au niveau européen par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989, et par les annexes II et IV de la directive Habitats Faune Flore de l’Union européenne (92/43/CEE), au titre d’espèce prioritaire ; en France par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007.

    Des solutions alternatives existent certainement pour permettre la cohabitation des loups et des activités humaines...

  •  Mauvais projet, par Chupot , le 2 juillet 2017 à 23h02

    Les loups ont leur place dans la nature et doivent l’avoir aussi dans les espaces anthropisés que nous exploitons souvent sans vergogne en en excluant tous les autres animaux Je vis dans une région à loups et constate que les troupeaux sont trop grands, partout présents, même dans des zones très accidentées, entourées de bois, fondamentalement inadaptées au pacage de gros troupeux de plusieurs milliers de brebis,avec souvent peu de bergers ou pas du tout, des clotures de pacotille, des patous mal élevés ou absents, c’est vraiment révoltant de savoir que l’on propose encore de tuer des loups pour satisfaire le lobby de l’élevage et les chasseurs alors que cette espèce protégée en principe et à juste titre par le droit est à nouveau menacée en France : en effet l’enquête d’expertise menée par le Museum d’histoire naturelle a montré que les tirs pesaient fortement sur la survie et la bonne santé de l’espèce ainsi que sa dispersion géographique, tandis que le bricolage de l’oncfs veut nous faire croire le contraire.Le gouvernement obéit à des injonctions et à des menaces venues comme toujours du monde subventionné de l’élevage et prend de manière récurrente de mauvaises décisions : non à ce projet, non à l’abattage des loups

  •  les eleveurs transhumants sont aussi en voie de dispariton, par khentous pascal cherif , le 2 juillet 2017 à 23h01

    éleveur transhumant pratiquant l’agropastoralisme,élevant mes brebis en bio, écologiste convaincu depuis vingt ans.Mon travail consiste à nourrir les gens pas les loups,c’est assez difficile sans que l’on nous impose encore des contraintes décidées par des personnes qui ne connaissent pas notre métier qui ne cherchent pas le dialogue non plus.Venez donc faire un tour dans le parc nationale des Cévennes discuter avec les bergers.Jusqu’à récemment nous n’avions pas d’attaque,maintenant nous devons nous protéger, appliquer toutes les mesures de sécurité financé par vos impots ne l’oublions pas.Le berger qui garde mon troupeau ne dort plus que d’un oeil, des qu’il y a un mouvement dans le troupeau ,il se léve pour verifier que ce n’est pas un loup.Un ami berger dans les alpes est parti en depression nerveuse au milieu de son estive,il ne supportais plus de voire ces brebis se faire tuer par le loup.Quelle est donc cette société ou l’on éprouve plus de compassion pour les animaux que pour les humains?

  •  Défavorable à l’augmentation des tirs de loups., par MOUREY Eric , le 2 juillet 2017 à 23h00

    Bonjour,
    Je suis défavorable aux tirs de loups qui ne sont pas une bonne méthode.
    - Les tirs de loups favorisent la déstructuration des meutes et aggrave les attaques sur animaux domestiques.
    - Ces tirs encouragent également le braconnage.
    - A cause de ces quotas, et en dépit des affirmations du ministère et de l’ ONCFS, la recolonisation est fragile, et de plus, même les individus isolés (Lozère, Vosges…) peuvent être tirés, compromettant ainsi l’installation d’une meute sur un territoire.

  •  Protégeons les loups et leur territoire naturel, par Floriane Roman , le 2 juillet 2017 à 22h59

    Les loups ont entièrement leur place dans nos montagnes ! Je vis dans les alpages, entourée de bergers, de leurs brebis, et de loups, et je suis totalement favorable au développement des meutes.

    Il faut bien se rendre compte que les loups ont peur des humains. S’ils s’approchent, c’est que nous ne leur laissons pas suffisamment de gibiers pour pouvoir se nourrir. La vraie solution serait donc de renforcer les écosystèmes naturels dans lesquels vivent les loups (forets, présence de proies en nombre suffisant...)

    Par ailleurs, des solutions immédiates existent pour favoriser la cohabitation pacifique entre l’homme et le loup (ex. : taille proportionnée des troupeaux au nombre de bergers et de patous, veiller au bon état des bergeries dans lesquelles les brebis sont placées la nuit, etc.).

    Enfin, la montagne est un milieu qui reste sauvage, et il faut l’accepter comme tel. Au même titre que chaque année, des humains y disparaissent dans de très regrettables accidents, ne peut-on accepter que quelques brebis soient perdues?

  •  Non à l’abattage des loups il faut suivre l’avis du CNPN, par HELENE , le 2 juillet 2017 à 22h58

    Bonjour,
    Des spécialistes se sont prononcés après une étude approfondie le CNPN.
    Je préconise que l’état français suive cet avis.
    Le loup est aussi favorable pour réduire le gros gibier et réduire ainsi la maladie de lyme, probablement une catastrophe sanitaire à venir.
    Merci pour la biodiversité.
    Bien cordialement.

  •  Une fable de M. de LA FONTAINE à méditer, par Hélène LORIMY , le 2 juillet 2017 à 22h51

    "Les Loups et les Brebis

    Après mille ans et plus de guerre déclarée,
    Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
    C’était apparemment le bien des deux partis ;
    Car si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
    Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
    Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
    Ni d’autre part pour les carnages :
    Ils ne pouvaient jouir qu’en tremblant de leurs biens.
    La paix se conclut donc : on donne des otages ;
    Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis, leurs Chiens.
    L’échange en étant fait aux formes ordinaires
    Et réglé par des Commissaires,
    Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
    Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
    lls vous prennent le temps que dans la Bergerie
    Messieurs les Bergers n’étaient pas,
    Etranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
    Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
    Ils avaient averti leurs gens secrètement.
    Les Chiens, qui, sur leur foi, reposaient sûrement,
    Furent étranglés en dormant :
    Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
    Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en échappa.
    Nous pouvons conclure de là
    Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
    La paix est fort bonne de soi,
    J’en conviens ; mais de quoi sert-elle
    Avec des ennemis sans foi ?"