EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 6049 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Non à l’abattage des loups, par Matthieu Sublet , le 3 juillet 2017 à 09h48

    Selon CAP Loup, Collectif des Associations pour la Protection du Loup en France, ce projet d’arrêté “sacrifie, comme les années précédentes, des dizaines de loups pour contenter les lobbies agricoles et cynégétiques, sans résoudre aucune des difficultés des éleveurs et sans favoriser la cohabitation entre les loups et les activités humaines.”

    Et en effet, depuis que le loup est revenu en France, les années ont montré que beaucoup d’éleveurs ne font pas correctement leur travail. Des brebis non surveillées offertes en pâture aux loups, voilà un spectacle courant dans les alpages : c’est là le meilleur moyen de favoriser la prédation… puis d’incriminer le loup !

    Rappelons que clôtures et chiens de troupeaux ont fait leurs preuves pour protéger les ovins, et que l’Etat prend en charge lesdites clôtures, y compris parfois lorsqu’il faut acheminer du matériel par hélicoptère ! Surtout, l’Etat rembourse tous les animaux abattus, même lorsque l’éleveur n’a rien mis en oeuvre pour protéger ses bêtes, et même lorsque, neuf fois sur dix, il est impossible de déterminer si le prédateur responsable est un loup ou un chien errant : l’Etat rembourse dans tous les cas…

    Si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont, cent fois plus souvent responsables des dommages causés aux troupeaux (selon France Nature Environnement).

    Rappelons également que le loup est une espèce protégée, au niveau européen par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989, et par les annexes II et IV de la directive Habitats Faune Flore de l’Union européenne (92/43/CEE), au titre d’espèce prioritaire ; en France par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 mis à jour le 23 avril 2007.

    Qu’est-il arrivé au Nicolas Hulot qu’on connaissait, qui prônait et défendait la biodiversité ? Monsieur Hulot, qu’est-il arrivé à vos valeurs ?
    Ressaisissez-vous, ne vous laissez pas corrompre par notre classe politique obsédée par les profits et insoucieuse du vivant !

  •  Pour le tir, par Jp Fortin , le 3 juillet 2017 à 09h40

    Je veux pouvoir faire du vélo avec mon petit fils sans rencontrer ce prédateur dans les forêts lorraines. Je ne vis pas dans un parc naturel mais simplement dans une zone boisée et frontalière où la population de loups croît, et se deplace.et je pense sincèrement que l’histoire des chiens errants vise à enfumer le debat. S’il y en avait tant,le ministère agirait, non ?

  •  Intolérable, par Ribourdouille , le 3 juillet 2017 à 09h39

    Il existe une multitude d’autres moyens d’empêcher les loups de faire des dégâts. Quand bien même ça ne serait pas le cas, il est inacceptable d’envisager de "détruire" des loups. Il ne s’agit pas d’objets, il serait donc déjà bien de ne pas employer ce terme mais plutôt "tuer" car il s’agit bien là de ça.

    Rappelons que les loups avaient disparus de notre territoire par notre faute. En moins d’un siècle, les loups se sont approchés de l’extinction par notre faute. Aujourd’hui, vous dénombrez 357 loups sur le territoire et cela vous semble beaucoup ? Vous allez quasiment tuer 10% de l’espèce... Lorsque des humains font subir des dégâts/pertes à d’autres humains, envisage-t-on pour autant de les "détruire" ? Augmentez plutôt les indemnités aux éleveurs, ou donnez leur plus de subventions pour les aider à se protéger...
    Il est vraiment incroyable de voir à quel point la loi ne s’applique pas de la même manière à tous. Il s’agit d’une espèce menacée qu’il faut tâcher de sauvegarder, mais pas seulement l’espèce en soit, mais bien au contraire chacun des individus qui la composent...Soyons honnêtes, le "prélèvement" (quel doux euphémisme), ne changera en rien les attaques...
    Quelle belle façon de commencer le quinquennat du nouveau ministère de la transition écologique et "solidaire". Apparemment pas solidaire avec tout le monde.

  •  Non à l’abattage des loups, par bouyer isabelle , le 3 juillet 2017 à 09h39

    Sacrifier, comme les années précédentes, des dizaines de loups pour contenter les lobbies agricoles et cynégétiques, ne résout aucune des difficultés des éleveurs. Il faut valoriser la cohabitation entre les loups et les activités humaines.

  •  Oui au loup et à la cohabitation , le 3 juillet 2017 à 09h27

    Stop à l’abattage prioritaire et augmenté des loups pour satisfaire l’élevage s’il n’y a pas de contreparties sérieuses et efficaces de la part du pastoralisme .
    - Les subventions et les remboursements de prédations doivent être assujettis à des méthodes efficaces de surveillance des troupeaux . Avec bergers et chiens en nombre suffisant. Mise à l’abri systématique des troupeaux en enclos nocturnes électrifiés .
    - Création d’un label d’excellence éthique valorisant et aidant les produits d’élevages qui accepteraient le jeu de la cohabitation .
    - Création comme en Catalogne d’une assurance tous risques, offerte ou du moins subventionnée par l’ Etat, qui couvrirait tous les accidents du cheptel en période estivale à la condition prioritaire que les troupeaux soient efficacement " gardés " suivant une convention pré établie ...
    La cohabitation est possible et c’est la seule manière pour préserver nos derniers petits arpents de Nature, qualifiés par le sauvage que représentent le loup et les grands prédateurs au sommet de la pyramide du vivant et des cycles la nature .
    Respectueusement,
    Bacqué Christian

  •  ABUSIF ET INUTILE, par MARTIN , le 3 juillet 2017 à 09h25

    Tirs sur une espèce protégée pour satisfaire des lobbies notoirement surpuissants ou d’autres largement,et inutilement,subventionnés. .INADMISSIBLE !
    Les éleveurs, sauf exceptions, ne protègent pas correctement leur cheptel.D’autre part, les chiens errants sont responsables bien souvent des blessures et tueries infligées.
    Les loups ont bon dos ! Indemnisations aveugles et systématiques ...

  •  Oui à la défense de l’agriculture paysanne, par Laurent Pinatel Porte Parole national de la Confédération paysanne , le 3 juillet 2017 à 09h16

    Le nombre de 40 prélèvements maximum de loups pour l’année 2017-2018 est annoncé alors que tous les indicateurs (population, constats et victimes) sont encore à la hausse.

    L’analyse des conditions de viabilité à long terme de la population de loups en France réalisée par l’ONCFS et le MNHN évoquait l’hypothèse d’une stabilisation des effectifs de loups depuis 2014 due à l’augmentation des prélèvements. Cette hypothèse vient d’être écartée par le dernier bilan du suivi hivernal (2016-2017) de la population de loups qui confirme les ressentis des éleveurs sur le terrain. L’effectif total estimé par
    l’ONCFS en sortie d’hiver 2016-2017 est d’environ 357 loups, il était de 292 l’hiver précédent. Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente passant de 49 ZPP détectées en sortie d’hiver 2015-2016 à 57 ZPP dont 42 ZPP constituées en meutes.

    Le constat est donc que depuis 2014 les prélèvements dérogatoires réalisés en France n’ont pas eu d’incidence sur l’augmentation de la population par contre les dommages aux troupeaux n’ont cessé d’augmenter. Les plafonds de prélèvement depuis 2004 ont été plus que prudents en définissant des plafonds annuels (à l’aide du « modèle Chapron ») qui garantissent l’augmentation de la population de loups. A cette prudence s’ajoute une réalisation partielle des prélèvements. Depuis 2004, l’addition des plafonds de prélèvements annuels est égale à 198 loups (comprenant les 40 en 2017). Sur ces 198 autorisations, 125 loups ont été tués (dont 15 braconnés) soit 63 % de prélèvements réalisés sur le total des
    plafonds.

    D’après le « modèle Chapron » le prélèvement maximum de 40 loups pour la période 2016-2017 donnait 57% de « chances » que la population soit stable ou en hausse et 43 % de « chances » qu’elle soit en baisse.

    En conséquence le plafond 2017-2018 ne peut être inférieur au ratio précédent de 14% de la population moyenne estimée soit un plafond minimum de 50 loups pour la période 2017-2018. Nous sommes
    convaincus que le taux de prélèvement doit être revu à la hausse, sinon les éleveurs continuerons à subir une augmentation constante des dommages malgré les moyen de protection, il y a urgence !

    Le mode de prélèvements nous importe tout autant que le leur nombre ; nous souhaitons qu’ils soient ciblés et réalisés, en priorité par la brigade d’intervention « loup » qui a fait ses preuves l’année précédente en éliminant des loups en situation de prédation, ce qui, pour la Confédération Paysanne, constitue une
    avancée majeure dans la cadre du Plan d’action national Loup.

    En 2016, plus d’une centaine de situations graves avec des dommages récurrents et importants ont été constatées sur des troupeaux protégés. Elles ont conduit à plus d’une centaine d’autorisations de tirs de défense renforcés et des tirs de prélèvements. Comment peut-on constater plus d’une centaine de
    situations graves en répondant par un prélèvement maximum de 40 loups? Combien de situations graves resteront encore sans réponse cette année?

    Le principe de gestion adaptative préconisé par le MNHN et l’ONCFS démontre la nécessité de sortir de cette gestion de population qui ne répond pas à la détresse des éleveurs et met fortement en danger l’élevage pastoral et à l’herbe qui répond à la fois à des enjeux environnementaux et à la qualité de ’alimentation.

    La Confédération paysanne demande :

    - que les prélèvements de loups soient effectués en fonction des dégâts aux troupeaux, dans l’objectif également de protéger ce mode d’élevage et non uniquement dans un cadre de gestion de
    l’espèce. L’objectif central des prélèvements doit être la baisse de la prédation, pas un tableau de chasse.

    - Que les prélèvements par tirs ou piégeage soient ciblés sur des loups en situation de prédation et réalisés avant tout par les services de l’État dans toutes les zones d’élevage y compris les cœurs de parcs nationaux

  •  Nous ne supporterons plus d’attaque sur les troupeaux !, par La FDSEA de l'Hérault et le Syndicat des Eleveurs de l'Hérault (représentent 1 500 agriculteurs) , le 3 juillet 2017 à 09h11

    Selon l’ONCFS, la population de loup est en pleine expansion : 22% d’augmentation à la sortie de de l’hiver 2016-2017. En parallèle, nous constatons que les loups colonisent de nouvelles zones et se retrouvent notamment dans notre département héraultais où les attaques ont provoqués en 2016 la mort de 11 brebis et 274 en ex Languedoc-Roussillon (source : Préfecture de Région).
    Dans l’Hérault, les secteurs où le loup sévit sont principalement des zones d’agropastoralisme classées par l’UNESCO. En d’autres termes, seul l’agropastoralisme est possible en ces terres et l’absence de cette activité pourrait avoir des conséquences bien plus dramatiques sur le plan social, économique et environnemental.
    Rappelons qu’en tuant nos brebis, les loups tuent la biodiversité ! Nous ne pouvons tolérer une attaque de plus sur les troupeaux !
    Au-delà de l’enjeu environnemental, l’économie est menacée ! Nos zones de pastoralismes couvrent également le secteur de l’AOP Roquefort mondialement reconnue et économiquement très importante pour les éleveurs.
    Nos éleveurs sont à bout. Ils s’épuisent quotidiennement à tenter de protéger leurs bêtes en vain. A cela nous n’avons qu’une solution actuellement efficace pour préserver l’élevage, la biodiversité et notre économie : augmenter le plafond de prélèvement de façon corrélée à l’augmentation du nombre de loups révélée par l’ONCFS.

  •  non à l’abattage des loups, par nathalie lulbin , le 3 juillet 2017 à 09h01

    Favoriser la cohabitation plutôt que la discrimination

  •  Ne tuez pas inutilement, par Jusde , le 3 juillet 2017 à 09h01

    Rappelons que clôtures et chiens de troupeaux ont fait leurs preuves pour protéger les ovins, et que l’Etat prend en charge lesdites clôtures, y compris parfois lorsqu’il faut acheminer du matériel par hélicoptère ! Surtout, l’Etat rembourse tous les animaux abattus, même lorsque l’éleveur n’a rien mis en oeuvre pour protéger ses bêtes8 ‘9, et même lorsque, neuf fois sur dix, il est impossible de déterminer si le prédateur responsable est un loup ou un chien errant : l’Etat rembourse dans tous les cas…

    Si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont, cent fois plus souvent responsables des dommages causés aux troupeaux (selon France Nature Environnement).

  •  projet d’arrêté concernant les tirs de loups, par desjardins marc , le 3 juillet 2017 à 08h19

    Je souhaite faire part de mon désaccord dans le cadre du projet cité en objet.
    Cet arrêté en oeuvre depuis déja plusieurs années ne règle en rien les attaques sur troupeaux dont le chiffre ne baisse pas. Il permet d’abattre des loups qui pour certains n’ont jamais approché les troupeaux (notamment les tirs lors des actions de chasse au grand gibier) et peuvent être à l’origine de la destructuration de meutes ce qui entraîne de facto une aggravation du problème.Il convient donc de conditionner ces tirs à une analyse contextuelle (pas de prélèvement hors présence des troupeaux).
    Il apparait également indispensable de vérifier la mise en place effective des mesures subventionnées par l’état (et donc par le contribuable). En Meurthe et Moselle, des moyens dispendieux ont été mis en oeuvre pour chasser l’unique loup en dispersion alors que les attaques certes nombreuses sont concentrées sur des élevages non ou mal protégés. Des associations naturalistes locales ont d’ailleurs proposé aux éleveurs une étude gratuite de vulnérabilité pour les aider à mettre en oeuvre une protection efficace. On constate que pour ceux qui ont accepté le nombre d’attaques a considérablement chuté. Il faut donc anticiper cette prévention sur les futures zones de dispersion du loup et amplifier l’expérimentation de nouvelles méthodes de protection.
    Pour cela il faudra réunir les différents acteurs et rétablir un dialogue indispensable et aller au delà des postures de principe des lobbies agricoles et de la chasse !! C’est l’occasion de montrer qu’une nouvelle politique est possible et que la France est capable d’élever des ovins .... tout en conservant ses loups qui sont nos derniers grands prédateurs emblématiques... avec l’ours et le lynx. Force est de constater le peu d’empressement de l’état pour la survie de ces deux dernières espèces...

  •  Tirer les loups., par Ivain , le 3 juillet 2017 à 08h18

    ça devrait être les louvetiers qui doivent tuer les loups et non les chasseur car se ne sont pas des professionnels.

  •  Défavorable aux tirs de loups, par Romain , le 3 juillet 2017 à 08h14

    Je me permets de reprendre le texte de l’association ASPAS :

    « Nous sommes défavorables à ce projet d’arrêté. Il ne permettra pas d’atteindre l’état de conservation favorable des population de loups en France, tel qu’exigé par nos engagements européens et internationaux. Il ne permettra pas non plus de faire baisser les dégâts attribués aux loups. L’effort du gouvernement devrait être porté sur l’amélioration des mesures de protection, le contrôle de leur mise en place, et le conditionnement de l’indemnisation des pertes à leur mise en œuvre effective. En effet :

    – La très légère augmentation des (estimations !) des effectifs cette saison ne permet pas de considérer que la population de loups en France est dans un état de conservation favorable. L’espèce reste ainsi parmi les espèces menacées d’extinction sur la liste rouge des espèces menacées en France révisée en ce mois d’avril 2017 (MNHN- UICN). Pour respecter ses engagements européens et internationaux, la France doit garantir la croissance de la population pour espérer atteindre cet état de conservation favorable. L’abattage de 36 à 40 loups ne garantit pas cette croissance.

    – Abattre des loups ne permettra pas de faire baisser les dommages qui leur sont attribués. De fait, 38 loups ont été légalement abattus cette saison, 9 autres sont morts du fait de l’Homme (collision routière). 45 ont été tués de la même manière la saison 2015-2016, 23 en 2014-2015. Les données de ces années précédentes ne montrent aucune baisse des dégâts au regard du nombre de loups tués. L’expertise ESCO commandée par le ministère, et rendue publique en mars 2017, relève l’absence de certitude sur l’effet utile de ces tirs et cite les études menées à l’étranger démontrant leur inefficacité voire leur contre-productivité (augmentation des dommages). Elle préconise le recours à des moyens de défense non létaux.

    – L’effort devrait donc être porté sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer la cohabitation entre les loups et l’élevage : améliorer la mise en œuvre des solutions de protection actuellement financées aux éleveurs par l’État, recherche de nouvelles mesures, mise en place d’un « protocole de protection efficace » adapté aux différentes situations locales, accompagnement des éleveurs pour sa mise en œuvre efficace, contrôle de sa mise en œuvre effective, conditionnement de l’indemnisation des pertes à la mise en œuvre de ce « protocole de protection efficace » pour inciter à leur mise en œuvre (actuellement, les éleveurs sont indemnisés, qu’ils protègent leur troupeau ou non). »

  •  Il faut contrôler la population de loups., par Bruno , le 3 juillet 2017 à 07h52

    J’ai grandit et vis en moyenne montagne, en zone rurale, ou l’élevage fait parti de notre culture locale.

    Ici, dans les Cévennes, tout le monde connais un éleveur, et sait à quel point cette profession est pénible.
    Les bergers, ne connaissent pas de dimanche, ni jours férié.
    Ils partent GARDER leurs bêtes tous les jours, il n’y a pas de parcs ni clôtures, ils sont au milieu des bêtes, avec leurs chiens.

    Malgré cela, il y a des attaques de loup, cet animal, est plus intelligent qu’un patou, ou même que l’homme.
    Ce n’est pas pour rien que l’homme a mis deux siècles pour s’en débarrasser, et que la mise à mort du dernier loup se raconte encore aujourd’hui.

    Le loup arrive petit à petit, il s’attaque à des proies faciles, en locurence des troupeaux de brebis. Peut être certains prendrons conscience que cet animal est un tueur quand il s’attaquera aux mouflons (qui ont été réintroduits), au chevreuil, aux chevaux, aux chiens, ou aux chats...

    Le loup ne s’attaque pas au sanglier, car trop dangereux pour lui.
    Justement le sanglier, animal qui a été réintroduit il y a quelques années dans les cévennes, car il n’y en avait quasiment plus.
    Il n’y a eu aucune régulation, l’homme a été littéralement dépassé par les événement.
    En 1978, 400 sangliers été tués dans le parc national des Cévennes, aujourd’hui dans le département du Gard, ce sont pas moins de 40 000 sangliers qui sont tués chaque années.
    Cet animal créer d’innombrables dégâts dans les cultures, il commence même à poser problème en ville.

    Les pouvoirs publics on été dans l’incapacité de gérer ce fléaux, ne refaisons pas la même erreur avec le loup !

  •  Opposé à la progression du loup sur le territoire, par Christian A , le 3 juillet 2017 à 07h30

    Éleveurs, nous sommes très préoccupés par l’environnement ; nos troupeaux entretiennent les sols et les Cévennes sont classés aujourd’hui pour cela au Patrimoine de l’Unesco. Le loup reste un prédateur qui met en PÉRIL l’élevage et le pastoralisme. Les chiens patous ne peuvent pas lutter efficacement ; les remboursements des bêtes tuées sont une galéjade. Alors n’en déplaise aux défenseurs du loup, il en va aussi de leur sécurité lors de leur balade dominicale. A moins qu’à l’avenir l’état construise de gigantesques parcs animaliers bien grillagés. Une vaste prison en soi, où les loups et autres prédateurs seront libres et nous à l’abri derrière des grilles.... Donc Absolument contre la présence du loup, en mémoire à ceux qui l’ont combattus pour pouvoir vivre de leur travail de la terre et de l’élevage

  •  Abattage de loups, par Martine DESOMBRE , le 3 juillet 2017 à 07h19

    Abattre des loups est inutile et a un effet contraire à celui recherché (dissuader les loups d’attaquer les troupeaux) car tuer un individu à l’aveugle peut désorganiser une meute et provoquer davantage de prélèvements sur les troupeaux par des loups isolés.
    Ce plafond disproportionné d’abattage met en danger la population des loups en France. Il est contraire aux engagements internationaux pris par notre pays.
    Si les préoccupations des éleveurs sont légitimes, il existe d’autres moyens pour protéger les troupeaux : chiens dressés pour leur protection, présence de bergers, parcs ...
    Augmenter le nombre de loups qui peuvent être abattus, ne résout rien : aucune preuve n’est apportée par l’Etat de leur utilité. Je demande la réduction de ce chiffre.

  •  Vive le loup !, par Boyer , le 3 juillet 2017 à 07h10

    Au lieu de détruire un nombre important de loups des opérations de prélèvement au profit du repeuplement d’autres zones mondiales ou vers des zoo pourraient être envisagées

  •  Contre le tir des loups, par MOY hilippe , le 3 juillet 2017 à 07h03

    Les tirs de loups sont inutiles

    36 loups ont été tués en 2015-2016 et 38 en 2016-2017. Pourtant, la prédation attribuée au loup n’a cessé d’augmenter : 8577 victimes indemnisées en 2014, 8964 en 2015 et 9788 en 2016 *. Les chiffres au 15 mai 2017 donnent déjà 2048 victimes indemnisées (contre 1650 au 15 mai 2016 et 1543 au 15 mai 2015) *. On voit bien que les tirs de loups sont inutiles.

    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), parue en mars 2017 et commandée par le ministère de l’Environnement, indique également de son côté que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent aussi sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation).
    Pour finir, « A partir de travaux récents en écologie de la faune et en sciences sociales, Bergstrom (2017 et articles associés) suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. Nous ne pouvons qu’encourager les approches complémentaires » (Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France, 2017).

    Cette politique de tirs est d’autre part un mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne sont pas encouragés à mettre en place les mesures de protection des troupeaux.

    Puisque c’est la protection des troupeaux qui incite l’Etat français à tuer des loups, nous demandons qu’enfin un bilan de l’efficacité des tirs de loups sur la prédation soit réalisé.

    * Données DREAL Auvergne Rhône-Alpes

    Les tirs de loups menacent la population de loups

    L’expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS) met en garde contre les tirs toujours plus nombreux. A partir d’un taux de mortalité générale de 34%, « toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra de manière certaine ». Si le taux de mortalité de la population de loups était en moyenne de 22 % avant 2014, il a atteint les 34 % depuis que l’Etat français a intensifié sa politique de tirs de loup.

    Au regard des lois européennes, l’Etat français doit pourtant permettre la restauration de l’espèce sur son territoire et non la limiter. 25 ans après le retour de l’espèce, le seul noyau de reproduction reste dans les Alpes. Aucune reproduction n’a été constatée dans les Pyrénées ni dans le massif Central alors que des loups ont atteint ces massifs dès les années 1990.

    Un changement d’orientation ?

    Puisque les tirs de loups ne font pas baisser la prédation et menacent l’état de conservation de l’espèce en France, qu’attend le nouveau ministre pour changer de cap ?

    Pourquoi reprendre ce projet d’arrêté de prélèvement de 36 à 40 loups qui avait été préparé par l’ancienne ministre ?

    Le 9 juin 2017 dans la Provence, au sujet du loup, Nicolas Hulot s’exprimait : « Je dois d’abord recevoir tout le monde et trouver la meilleure perspective ». Cependant, aucune association qui se consacre à la protection des grands prédateurs n’a à ce jour encore été reçue…

    Il est grand temps également de stopper les tirs au hasard n’importe quand et n’importe où (loin des troupeaux ou lorsque ceux-ci ne sont plus en montagne) et par n’importe qui (les chasseurs au gré de leurs parties de chasse).

    Cordialement

  •  Triple non !, par Vanina SORIANO , le 3 juillet 2017 à 02h14

    Je ne comprends même pas qu’on autorise encore le tir de loup en France ! C’est littéralement un miracle que celui-ci soit réapparu après avoir été une première fois éradiqué par l’homme ! L’homme s’est comporté depuis toujours en colonisateur de la nature qu’il rêve de maîtriser. Mais c’est l’HOMME LE PREDATEUR ! d’une nature et d’un écosystème qu’il n’a cessé de grignoter aux dépends de l’ensemble des espèces !
    C’est bien l’homme qui a diminué au fil du temps l’habitat naturel du loup - entre autres espèces - qu’il contraint à venir rôder près des habitations. Le loup est un animal noble, avec sa propre hiérarchie interne, qui ne tue jamais pour le plaisir mais bien pour se nourrir. Mais chaque fois qu’un individu est tué, c’est tout l’équilibre d’une meute qui est mis en péril. Les moutons domestiqués ont de leur côté, totalement perdu leur instinct qui les pousserait naturellement à une vigilance, comme n’importe quel animal. Et que font les bergers? C’est à se demander s’ils ne passent leur journée à dormir ou sur leur smartphone?? Peut-être faudrait-il que ceux-ci soient accompagnés de davantage de chiens?
    Si les loups s’en prennent tellement aux moutons, comment se fait-il qu’ils ne tuent que des moutons? et qu’on ne trouve pas d’autres victimes? (biches, chevreuils, sangliers...?)

    En outre, les chiffres annoncés sur le nombre d’individus tués sont FAUX puisqu’ils sont systématiquement en dessous de la réalité, sans prise en compte des divers ajustements répétés et réalisés en 2016/2017 par Madame Ségolène Royale ; qu’ils ne tiennent pas compte des loups tués en plus, victimes de la circulation et autres. Les législation n’est de surcroit pas respectée, puisque des loups sont tués en dehors des zones de prédation, par n’importe qui.

    Aujourd’hui, l’expertise scientifique (Muséum national d’Histoire naturelle et ONCFS) indique de son côté et surtout que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée.
    En revanche, on voit bien que la prédation attribuée au loup n’a cessé d’augmenter : 8577 victimes indemnisées en 2014, 8964 en 2015 et 9788 en 2016. Les chiffres au 15 mai 2017 donnent déjà 2048 victimes indemnisées (contre 1650 au 15 mai 2016 et 1543 au 15 mai 2015) - source : DREAL Auvergne Rhône-Alpes.
    Mais cette prédation attribuée au loup est une CROYANCE, un mythe ! Elle n’est pas fondée sur une réalité objective et opposable !
    Par ailleurs le système d’indemnisation actuel maintient les bergers dans un attentisme et une passivité qui porte préjudice aux bergers eux-mêmes, les privant de se responsabiliser. L’indemnisation est plutôt devenue une manne pour une population qui désormais se comporte en lobby avec comme bouc émissaire le loup, pour défendre leurs intérêts propres.

    Les tirs de loups menacent très clairement la population entière, qui risque de disparaître à nouveau, entraînant avec elle, un chainon manquant dans la biodiversité (mais qui sera sans doute un argument de choix pour les chasseurs, "équilibreurs" de la biodiversité !)

  •  POUR la régulation, par Germain , le 3 juillet 2017 à 01h20

    Constatant avec stupeur une majorité incontestable de défenseurs du loup dans cette consultation publique, je prend ma plume pour décrire mes incompréhensions. Comment peut on interdire à des hommes de protéger le fruit de leur travail, leur "gagne-pain" ?
    Les éleveurs sont en danger, touchés depuis longtemps par les suicides, et nous les enfonçons en leur interdisant de protéger leurs bétails agonisants. La prédation à toujours fait partie du cycle de la vie, pourquoi aujourd’hui le loup, qui n’est plus en voie de disparition (voir les chiffres), ne peut-être chassé ? Iriez vous interdire aux éleveurs du tiers-monde de protéger leurs bétails (unique source de revenu et garantit de pouvoir vivre) des prédateurs ?
    Pouvant témoigner de la détresse de nombreuses familles d’éleveurs vivant la prédation au quotidien, personne ne veux / peux vivre cette situation.
    Dire oui au loup, c’est dire au revoir à une agriculture raisonnées, et soucieuse du pastoralisme, pour mieux consommer industriel. Puis nous parlerons des conditions d’atrocité d’élevage dans les fermes industrialisées...
    Laissons aux éleveurs le droit de protection de leur passion, et mieux préserver l’entretien naturel de notre environnement !
    Monsieur le Ministre...