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EAU ET BIODIVERSITÉ
 

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Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018

Du 12/06/2017 au 03/07/2017 - 5146 commentaires

La réglementation de protection stricte du loup prévoit que des dérogations à cette protection puissent être données afin de prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques.

Un arrêté cadre du 30 juin 2015 fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable. Pour la campagne 2017/ 2018, la fixation par arrêté ministériel de ce nombre doit intervenir avant le 30 juin 2017 afin que les opérations d’intervention sur la population de loups mises en œuvre pour prévenir les dommages puissent continuer à compter du 1er juillet.

Ce nombre maximum de loups pouvant être détruit est défini chaque année en fonction des données du suivi hivernal de la population de loup fourni par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui indique les zones de présence permanente (ZPP), dont celles occupées par une meute, et une évaluation de l’effectif total de la population reposant sur une étude fiable et reconnue au niveau européen.

Le nombre maximum est proposé par les services du ministère en se basant sur une grille d’évaluation des probabilités de croissance, de stabilisation ou de baisse de la population en fonction du nombre prélevé. Le ministère s’assure ainsi chaque année que le nombre prélevé permettra de d’assurer un bon état de conservation de la population.

Pour la campagne 2016/2017, ce nombre avait été fixé à 36 pour une population totale estimée à 293 loups.

Le dernier bilan de l’ONCFS décrivant l’état de la population de loup à la sortie de l’hiver 2016/2017 fait état des données suivantes :
-  57 zones de présence permanente (dont 44 meutes), à comparer à 49 ZPP (dont 35 meutes) en fin d’hiver 2015/2016 ;
-  un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402) à comparer à 293 [215-372] pour 2015/2016.

Au regard des seuils fixés au cours des deux dernières années (36 spécimens pouvant être détruits) et en prenant compte de l’évolution population et des recommandations de l’expertise collective biologique (le nombre de loups prélevé ne doit pas dépasser 12 % de la population totale), il est prévu de fixer un nombre maximum compris entre 36 et 40 pour la campagne 2017/2018.

Pour éviter que ce seuil ne soit atteint de manière précoce, il sera également fixé entre 26 et 30 loups un seuil au-delà duquel les tirs de prélèvement sont interdits au profit des tirs de défense, réalisés à proximité des troupeaux. Une dérogation est possible pour les départements subissant un nombre important et récurrent de dommages et où peu de loups sont détruits.

Les valeurs précises de chacun des deux seuils précités seront fixées à l’issue des diverses consultations menées par le Ministre.

Il est prévu une dérogation à l’interdiction des tirs de prélèvements pour les territoires qui subissent un niveau de prédation important et récurrent et où très peu de loups ont été détruits depuis le début de la campagne.

La consultation est ouverte du lundi 12 juin au lundi au 3 juillet 2017.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  NON à l’abattage des loup !, par Katarzyna OTWINOWSKA , le 27 juin 2017 à 13h00

    L’abattage des loups est une mauvaise réponse à quelques problèmes d’éleveurs. Il est en revanche d’un grand danger pour la population des loups européenne déjà très affaiblie.

    L’état doit avoir le courage et la grandeur de trouver des bonnes réponses aux problèmes économiques ou sociétale, celles qui ne sont pas nuisibles à l’environnement sur le long terme.

  •  Non à l’abattage des Loups, par Petit , le 27 juin 2017 à 13h00

    Il est ahurissant que de nos jours on veuille encore abattre les loups dans des temps lointains tous vivaient en parfaite harmonie mais nous les hommes nous avons envahi leurs territoires alors laissons les revenir et rester sur les terres qui sont à eux de droit....

  •  Pauvres terribles bouffés bouffe tout * Vive l’Uni-biodi-vert-Cité-Forêt *, par Marie JULIEN , le 27 juin 2017 à 13h00

    Non à l’abattage des loups ... ou de toute espèce ! ... c’est dans l’autre sens qu’il faut aller ... : s’unir par et pour la biodiversité !

  •  Opposition à la destruction non encadrée des loups., par LE MARCHAND , le 27 juin 2017 à 12h59

    Madame, Monsieur,

    Les loups ont une grande importance dans le maintien des populations animales sauvages. Il est tout aussi concevable, qu’étant un prédateur, la présence de loups peut nuire à l’élevage bovin ou caprin.

    Il faut pourtant prendre en compte que les Loups sont une espèce vivant en meutes dont chaque individu a un rôle et une importance bien à lui. La destruction d’une partie de la meute peut les rendre plus agressifs ou plus enclins à attaquer des proies faciles que sont les animaux d’élevage.

    Il serait alors plus utile de trouver des solutions pour protéger le bétail ou d’écarter les loups des populations humaines ou des zones entrainant un risque pour l’activité humaine.

    Je donne alors un avis défavorable à l’augmentation des quotas de destruction des loups le temps qu’aucune autre solution n’a été mise en place pour limiter les interactions activité humaine - activité des loups. (cette solution peut être mise en place par un changement de fonctionnement de la part humaine et surtout agricole)

    Cordialement

  •  Non à l’abattage des loups, par Chateau Stephanie , le 27 juin 2017 à 12h56

    Un grand Non à l’abattage des loups ! En Slovénie les loups ont le droit de vivre ! Suivons leur exemple !!! Petits conseils pour les bergers qui subissent des conséquences, prenez des chiens qui préserverons votre troupeau les Tornjak Berger de Croatie et de Bosnie sont d’excellent gardiens !!!

  •  NON à l’abbattage des loups, par LE GUERN Isabelle , le 27 juin 2017 à 12h54

    Décision et pratiques absurdes qui consistent à tuer punitivement des animaux sauvages qui n’ont pas d’intentionnalité de nuire, mais besoin de se nourrir dans un environnement exclusivement occupé par l’Homme.

    Que pensez-vous que cela va changer? La "mentalité" des loups, qui vont comprendre que cela n’arrange pas les bergers de tuer leurs bêtes et qui vont, par souci éthique, modifier leur instinct?
    Le résultat à long terme : la destruction totale des populations.

    Anthropocentrisme imbécile et aveugle qui préfère tuer et détruire la Nature qui dérange, plutôt que d’éduquer, équiper et réformer les Hommes qui ont la fainéantise de réfléchir.

    NON, NON, et NON à cette tuerie.

  •  Non à l’abattage des loups , par Julie Dedieu , le 27 juin 2017 à 12h51

    Je dis non à l’abattage des loups !! Les loups sont importants pour le maintien de l’écosystème !!!

    Il est temps que la politique se consacre enfin aux choses les plus importantes, c’est à dire celles qui concernent l’environnement, car vous faisons aussi parti de celui-ci !!

    Et soit dit en passant, non aux traités transatlantiques ils sont à renégocier et les citoyens européens doivent participer à leur rédaction !!

  •  Non à la tuerie inutile et "gratuite" :(, par Jeanne Serra , le 27 juin 2017 à 12h51

    Monsieur hulot, c’est une honte.

    Il n’y a ABSOLUMENT AUCUNE raison de tuer des loups.

    Si les bergers restaient avec leur troupeau et avaient des chiens de berger, "comme avant", et si ces ... de chasseurs arrêtaient de dégommer tout ce qui bouge, i.e. les proies naturelles des loups, il n’y aurait aucun problème avec ces animaux, infiniment moins dangereux que notre .... d’espèce :(

    C’est une honte que tout ce que vous trouviez à faire, avec tous les problèmes URGENTS actuels dont vous êtes en théorie en charge, est de faire commettre ces assassinats.

    Je suis juste dégoutée.

  •  Arreter le remboursement du bétail tué par le loups, par Pistori , le 27 juin 2017 à 12h47

    Bonjour
    Dans la majorité des cas les animaux de bétail soit disant tué par des loups sont en faites tué par des chien errant

    Y a des moyen bcp plus efficace pour proteger le bétail des loups demander aux associations

  •  Oui à une régulation des loups par l’abattage , par Gabet laurent , le 27 juin 2017 à 12h46

    J’habite une zone rurale et côtoie régulièrement des éleveurs confrontés au loups.
    Je trouve aberrant de leur infliger cette présence dans nos territoires. Que ceux qui le souhaites viennnent passer quelques jours avec eux à protéger leurs troupeaux !!
    Que ceux qui souhaitent une protection démesuré du loup viennent voir de leurs propres yeux le carnage des loups dans nos montagnes.
    Avant de vous prononcer pour ou contre, venez voir les dégâts de ces bestioles sur les troupeaux, venez voir les dégâts psychologiques que ces attaques ont sur les éleveurs !!!

    Moi je l’ai vu de mes yeux...

  •  NON, par Hélène , le 27 juin 2017 à 12h45

    Totalement contre ce projet d’arrêté.
    Les tirs de loups n’ont cessé d’augmenter sans jamais démontré leur utilité. Comme au moyen-âge, les loups sont tués partout, sans rapport avec les attaques de troupeaux.
    Ces tirs menacent la population de loups, pourtant espèce PROTEGEE.
    Ou est la transition annoncée? A quand des alternatives durables au tir??

  •  Non à l’abattage supplémentaire de loups, par Reymond c , le 27 juin 2017 à 12h44

    NON à l’abattage supplémentaires de loups !

  •  Et après qu’est ce qui sera de trop sur terre ?, par BOUTERON C. , le 27 juin 2017 à 12h42

    L’homme fait partie d’un tout qui s’appelle la nature, il en est même issu comme le loup, le berger et le mouton alors son devoir est de continuer à partager les espaces sauvages, c’est d’ailleurs bien la place d’un loup les espaces sauvages, l’homme s’est suffisamment octroyé une grande partie du territoire et il en laisse de moins en moins à la faune sauvage. On a assez fait d’erreurs en voulant éradiquer sangliers, renards et autres pour en plus arriver à tout le contraire de ce que l’on cherchait.Trop de gens disent tout et n’importe quoi dans le seul but de rallier les autres à leur cause, le monde commence à être dans un piteux état et c’est souvent bien l’homme qui en est responsable !

  •  Non à l’abattage des loups !, par Hélène Treil , le 27 juin 2017 à 12h42

    Pourquoi avoir réintroduit le loup en France si c’est pour tous les ans en tuer un certain nombre ? J’aimerais qu’on m’explique...

  •  Non à l abattage des loups et à toutes autres espèces , par Pala , le 27 juin 2017 à 12h40

    Je suis absolument et résolument contre les abattages de loups et de toutes autres espèces. L’homme étant bien trop son pouvoir sur la nature soit disant pour la régulation de l espèce ou pour les éleveurs et leurs troupeaux. Il peut y avoir d autres moyens de les protéger sans décimer les loups ou autres.
    Contre contre contre et contre !

  •  Contre l’autorisation de tir sur le loup (Canis Lupus), par Jane , le 27 juin 2017 à 12h38

    Bonjour,

    Je vous partage mon désaccord face à cette dérogation à la protection du Loup, Canis Lupus.
    Je crois en ces objectifs : permettre la cohabitation entre les loups et les activités humaines, assurer la protection du loup, permettre et favoriser son retour naturel en France.

    Les populations de loups n’augmentent pas indéfiniment, chaque meute défend un territoire contre une autre meute. Si les effectifs dépassent un seuil dans une meute, des individus partent coloniser de nouveaux territoires. Ainsi, LE NOMBRE LOCAL DE LOUPS N’AUGMENTENT PAS.

    Le loup n’est pas incompatible avec le pastoralisme. Oui la prédation sur certains troupeaux domestiques est une réalité. Beaucoup de troupeaux ne font jamais l’objet de prédations mais certains le sont régulièrement, par des loups ou par des chiens. Surtout lorsque d’immenses troupeaux de brebis sont laissés presque sans gardiennage ou sans protection efficace. Mais la cohabitation avec les loups est possible. Il existe une série de mesures de protection des troupeaux largement prises en charge par l’Etat, salaire des bergers, clotures, chiens de protection, etc. BIen sur ceci implique une préoccupation nouvelle pour les éleveurs qui n’ont pas connu la présence de prédateurs naturels depuis quelques générations, et ça n’est souvent pas facile. Mais la cohabitation fonctionne, dès lors que les mesures de protection du bétail sont bien adaptés, et qu’elles sont correctement mises en oeuvre. Il faut pour ça des éleveurs motivés qui réadaptent leurs pratiques pastorales à la présence des loups. MAIS LE LOUP NE DOIT PAS ETRE UTILISE POUR FAIRE OUBLIER LES PRINCIPALES CAUSES DE MORTALITE DES OVINS ET LES VRAIS DIFFICULTES DE LA PRODUCTION OVINE.

    En quelques décennies, les exploitations ont évolué vers des troupeaux de plus en plus grands avec de moins en moins de main d’oeuvre, donc de moins en moins gardés. Malgré cela le nombre d’exploitations en vingt ans a été divisé par trois et le cheptel réduit d’un tiers. La consommation ovine en France a chuté de 40%, et le peu qui est consommé provient a moitié d’importation car l’agneau britannique, néo zélandais et irlandais est moins cher.

    Le mouton résiste mieux là où les lousp sont présents. Depuis1990 le cheptel a chuté de 26% en Rhone Alpes et de 8% en PACA. Mais il s’est effondré de 50% en Poitou Charent, Auvergne et Limousin... des régions sans loups ! La région PACA est celle qui s’en sort le mieux alors que c’est celle la plus riche en loups depuis 20 ans. Avec 6 millions de moutons et 280 loups(chiffre de 2015)la France n’est autosuffisante qu’ 45% en viande ovine. L’italie est autosufisante à 70% avec 7 millions de moutons et 1500 loups et l’Espagne à 129% avec ses 14 millions de moutons et ses 2000 loups.
    Si les éleveurs ont des difficultés à cause d’un contexte économique défavorable, aidons les éleveurs et n’instrumentalisaons pas le loup. Le loup ne doit pas etre un bouc émissaire.

    Le loup ne fait pas disparaitre le "gibier". Il régule les populations mais ne fait pas disparaitre ses proies... sans quoi il disparaitrait à son tour.

  •  le loup doit être régulé, par Sylvain , le 27 juin 2017 à 12h33

    le loup n’est plus une espèce a protéger mais doit être régulé comme n’importe quel gibier.
    Avec une croissance de 22%/an(source ONCFS), malgré les tirs de défense, on atteindra une population de 1000 individus d’ici la fin du quinquennat MACRON !
    Les conséquences pour le pastoralisme et la faune sauvage seront insoutenables sans compter que le contribuable devra débourser pas moins de 70 millions d’euros pour maintenir les niveaux d’indemnisations et de protections actuel !
    Au vu des commentaires, on remarque le fossé immense entre le monde rural et les citadins qui n’ont aucune conscience de la réalité.

  •  Avis défavorable à la destruction des loups, par Emilie Baro , le 27 juin 2017 à 12h33

    En détruisant ainsi les loups, la France ne respecte pas ses engagements internationaux. Pour les générations futures, non à la destruction des loups !

  •  non à l’abattage planifié de la vie sauvage ..., par GREGOIRE , le 27 juin 2017 à 12h28

    Bonjour, il ne reste déjà pas assez de loup pour les abattre.
    Ne pourriez-vous pas créer une réserve ?

  •  Non à l’abattage des loups, par GOMEZ Alexia , le 27 juin 2017 à 12h26

    Je suis totalement contre l’abattage de 36 à 40 loups en 2017-2018. Il est toujours trop facile de tuer pour se débarrasser de ce qu’on appelle "les nuisibles". Commencez par diminuer la chasse et laissons les prédateurs naturels se charger de la régulation du gibier de nos forêts, les loups récupérerons ainsi leur terrain de chasse et il leur sera inutile de s’approcher des hommes. Mais d’autres solutions existent encore qui n’obligent pas au massacre d’une espèce sauvage, déjà en voie de disparition dans la plupart de nos régions !! Non à l’abattage des loups !

 
 

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