EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2016-2017

Du 31/05/2016 au 22/06/2016 - 3030 commentaires

CONTEXTE GÉNÉRAL
Depuis la réapparition naturelle du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection des troupeaux domestiques et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
En complément de l’accompagnement des éleveurs, dans le cadre des grands principes définis par le plan d’action national loup pour la période 2013-2017, il est également possible, afin de prévenir les dommages aux troupeaux et lorsque toute autre méthode de prévention se révèle inadaptée ou insuffisante, de déroger à l’interdiction de destruction de spécimens protégés en procédant à des interventions sur la population de loups. Ces dérogations sont accordées conformément aux droits communautaire et national relatifs à la protection stricte de l’espèce, dans la mesure où elles ne nuisent pas au maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce.
Le projet d’arrêté, soumis à consultation du public, fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2016-2017 fixe à 36 le nombre de loups pouvant être détruits entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017. Un premier plafond de 27 loups, à ne pas dépasser avant le 30 septembre 2016, est prévu. Toutes les données permettant de déterminer habituellement l’évolution de la population lupine n’ont pas encore été obtenues. Les indicateurs connus (nombre de zones de présence permanente, de meutes et aire de présence de l’espèce sur le territoire) indiquent que la population est en augmentation mais, dans l’attente des données complémentaires (effectifs de loups), le choix d’un plafond révisable a été fait.
Ainsi, en cas de besoin, un nouvel arrêté pourra être pris afin de tenir compte de l’ensemble des données relatives à l’état de population.
L’arrêté fixe également des plafonds de destruction à partir desquels seuls les tirs de défense pourront être mis en œuvre afin de garantir la poursuite de la protection des troupeaux par ces moyens.
Cet arrêté est pris conformément à l’arrêté du 30 juin 2015 fixant les conditions et les limites des dérogations aux interdictions de destruction qui prévoit que les destructions peuvent s’effectuer par des tirs de défense, des tirs de défense renforcée, des tirs de prélèvement et des tirs de prélèvement renforcé. Les tirs de prélèvement visent plus particulièrement la destruction du loup dans les situations marquées par l’importance des attaques ; les tirs de défense sont quant à eux davantage conçus pour prévenir les prédations du loup en intervenant en périphérie immédiate des troupeaux afin d’en écarter le loup.

CONTENU DU PROJET D’ARRETE
Dans ce contexte, le présent projet d’arrêté propose donc de maintenir le seuil de prélèvement au cours de la période 2016/2017.
Il prévoit la possibilité de publication d’un nouvel arrêté modifiant le plafond en fonction de l’ensemble des résultats relatifs à l’état de la population à l’issue de la période hivernale 2015-2016.
Il est également prévu que dès que le plafond de 23 loups détruits avant le 30 septembre 2016 ou de 32 loups détruits avant le 30 juin 2017 est atteint, seuls les tirs de défense pourront être autorisés.

La consultation est ouverte du 31 mai au 22 juin 2016.

Conformément au cinquième alinéa du II. de l’article L. 120-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


Télécharger :

Commentaires
  •  Contre, par Vivine , le 21 juin 2016 à 21h44

    Bonjour,
    Je suis totalement contre l’abattage des loups, c’est une solution de facilitée, pour complaire à certains éleveurs. Prennez conseil aupres des Italiens !

  •  Consultation loups, par Arnould , le 21 juin 2016 à 21h20

    Comment peut on quantifier le nombre d’animaux à tuer. C’est atroce. Tuer ne serait ce qu’un seul animal est atroce. Personne n’a le droit de retirer la vie à ces animaux. C’est honteux de faire ça. L’être humain est qui au juste face à la nature pour déterminer un nom ré d’animaux à tuer

  •  espèce protégée ou pas ?, par M.petroni , le 21 juin 2016 à 21h18

    Le loup est une espèce protégée. C’est une honte ! Il serait bon de dépenser efforts et argent à trouver une solution réelle : des chiens spécialisés et équipements appropriés par exemple. J’ai honte de mon pays et des décisions prises contre l’avis de la majorité de ses habitants ....

  •  Halte à la tuerie !, par Besné , le 21 juin 2016 à 21h18

    Et ils ont eu l’outrecuidance d’inclure dans le nom du site les mots développement durable, eux qui ne savent parler que de coups de fusil. La politique de Royal (qu’elle dégage !) envers la biodiversité n’est qu’un écran de fumée, ou mieux une fumisterie dont le but est de complaire aux lobbies des éleveurs et aux élus locaux.
    J’ai honte pour la France de cette politique

  •  opposition, par Nicolas Saenger , le 21 juin 2016 à 21h17

    Bonjour, très clairement je m’oppose à tout abattage.
    C’est une solution trop simple.
    Des solutions plus douces sont possibles, voir en Italie.... Je ne comprend pas qu’avec le niveau de connaissance actuel on puisse encore se positionner en super prédateurs.
    Nicolas Saenger, accompagnateur en montagne, conseiller municipal à Lathuile en Haute-Savoie

  •  Une honte !, par V. Grillon , le 21 juin 2016 à 21h17

    Une honte ! Le loup est utile à la chaîne alimentaire. C’est l’homme qui l’a chassé de l’environnement, pas l’inverse ! Il a toute sa place dans nos forêts !

  •  oui a la régulation du loup, par domi , le 21 juin 2016 à 21h07

    nous sommes bergers et il y en a marre de se faire traité de fenian par des citadins en mal de nature, nous la nature on la connait, on la respecte, et c’est pour cela que l’on dit non au loup, l’élevage apporte bien plus a la biodiversité que le loup et n’oubliez pas que le loup affaiblie des petites exploitations celle qui produisent des produits de grande qualité que vous aimez tant, les gros agriculteurs semi industriel ne souffre pas des attaque du loup , idem pour les élevages intensifs, donc a vous de choisir ou les loups, ou des petit paysans qui font des super produits, les produits que vous allez tous achetez dans les magasin bio,alors soyez logique? vous voulez sauvé la biodiversité alors aidé ce qui la préserve LES ELEVEURS !!! merci.

  •  Contre le projet de tuer 36 loups, par Natacha , le 21 juin 2016 à 20h57

    Madame la ministre,

    Je suis contre le projet d’abattre 36 loups au cours de l’année 2016-2017. Le loup est une espèce protégée, qui est un maillon de la chaîne alimentaire et à sa place dans notre territoire. Tuer 36 loups, ne réglera pas le problème de la baisse du prix du mouton, secteur déjà en diminution. Justement on ne parle que des effets négatifs du loup mais pas de ces effets bénéfiques : création d’emploi, meilleure gestion de l’herbe en Alpage et des bêtes, retour des traditions. En France, nous n’acceptons pas les grands prédateurs mais pourtant ils ont leur place, tout comme nous, et les pays frontaliers y arrivent bien. Cessons d’éroder notre biodiversité qui est déjà en déclin et apprenons à vivre avec les espèces et la nature au lieu de tout détruire.

  •  Stop au masacre !, par MICHEL , le 21 juin 2016 à 20h50

    Avant d’envisager la poursuite des tirs de loups, le ministère de l’environnement ne doit-il pas tout mettre en oeuvre techniquement et financièrement pour assurer la cohabitation entre les éleveurs et les loups?

    Les éleveurs directement concernés, qui souffrent de cette situation, doivent être aidés rapidement et accompagnés dans la recherche de solutions pour protéger leurs troupeaux.

    Selon la loi, les tirs ne peuvent être autorisés que lorsque toute autre méthode de prévention se révèle inadaptée ou insuffisante. Est-ce vraimaent le cas? Toutes les autres méthodes ont-elles été mises en place?

    Ce nombre de 36 loups à abattre est donné de manière complétement arbitraire, sans aucune justification.

    L’abattage de plus de 10% de la population nationale de loups ne semble résoudre aucun problème, d’après les résultats des années précédentes.

    Le loup doit rester une espèce intégralement protégée, conformément à la loi.

    Je suis opposée à ce projet d’arrêté.

  •  massacre inutile, par jean-marc Harang , le 21 juin 2016 à 20h49

    je suis montagnard, depuis longtemps dans les Pyrénées. la protection des troupeaux commence par aider *vraiment* l’agriculture de montagne et la généralisation (le retour) des chiens patou, qui sont très efficaces. Marre des troupeaux qui sont en haut et des bergers qui sont en bas et ne vivent plus avec leurs bêtes. Si on améliorait leurs cabanes (eau courante, électricité basse tension robuste, connexion sat) peut-être que plus de jeunes reviendraient à ce métier et vivraient là haut l’été. j’en connais qui ont fait ce choix avec leurs enfants jeunes et qui en sont très heureux.
    abattre des loups ne sert à rien sur le plan écologique, peut-etre néfaste si ça désorganise leur hierarchie (dislocation de la meute) et ne sert surtout qu’à apaiser certains bergers qui demandent la suppression complète de la faune sauvage prédatrice. on l’a bien vu en Vallée d’ossau et Aspe ... De quel droit l’espèce humaine s’arrogerait-t-elle ce droit de vie ou de mort sur une espèce avec laquelle nous pouvons très bien coexister, avec des mesures simples de protection des troupeaux ?

    De plus fixer des quotas de prélèvement alors que la population n’est pas complètement connue est irresponsable !

    Enfin j’ai déjà entendu aussi des chasseurs qui ne veulent pas de la concurrence du loup. De quel droit ? la chasse est avant tout un sport et un loisir (on ne chasse plus pour se nourrir ou de façon anecdotique, en tout cas en Europe de l’ouest...)

    Non à ces prélèvements, c’est déjà une espèce bien assez fragile comme ça, dont l’utilité est évidente : nettoyage et gestion de la surpopulation des espèces sauvages dont les loups se nourrissent, en l’absence d’autres prédateurs qui ont disparu ou presque...

  •  Je suis contre l’abattage d’encore 36 loups, par Brigitte Nazeyrollas , le 21 juin 2016 à 20h46

    je ne vais pas redire les arguments des "contre" tout le monde les connait, juste quelques mots pour dire mes convictions...

    Le loup est une espèce protégée et ces nouveaux "prélèvements" vont mettre la survie de l’espèce en danger en France.

    Bien sur, il est nécessaire de trouver des solutions aux problèmes des éleveurs pour rendre la cohabitation vivable mais cela est possible : nos voisins italiens et espagnols cohabitent avec les loups pourquoi pas nous ??

    La vie sauvage et la biodiversité doivent être protégée.

  •  Non aux abattages, oui à la protection du loup., par Wolff , le 21 juin 2016 à 20h25

    Bonjour

    Je suis totalement opposé à la destruction, à la chasse de cette espèce protégée qu’est le loup (Canis lupus).

    Une majorité souhaite la protection de cette espèce, la société dans son ensemble et donc l’état doit donner les moyens au monde agricole de cohabiter avec ce super prédateur.

    Je suis natif du Jura, je suis animateur nature et guide naturaliste dans le Jura, je suis petit fils de paysan du côté paternel et petit fils de chasseur du côté maternel. Je ne suis donc pas un citadin vivant loin des réalités du monde rural. Reproche souvent fait aux "pro-loups".

    Je pense que la présence du loup en particulier, des grands prédateurs en général, d’une nature riche sont une chance à saisir.

    Cette demande d’arrêté de destruction de loups se fait dans un contexte où la dernière situation, les derniers chiffres de l’espèce sur le territoire français ne sont même pas connus.

    Pire, ces destruction favorisent probablement le braconnage non seulement du loup mais aussi du lynx.

    Est-ce la disparition de ces espèces qui est souhaité par le ministère de l’écologie?

    J’ai déjà eu l’occasion d’observer le lynx dans le Jura, ainsi que le loup et l’ours dans les Abruzzes en Italie. Je m’intéresse à la nature dans son ensemble : les plantes, les oiseaux, les reptiles et amphibiens et les mammifères.
    De par mon métier, je sais qu’une nature riche et belle avec en plus la présence de grands prédateurs attirent du monde et cela peut être profitable au monde agricole s’il sait saisir cette chance.

    Je ne cherche pas à confronter l’espèce humaine aux animaux sauvages, je pense qu’il est grand temps que nous apprenions à cohabiter, c’est un devoir, nous ne devons pas rater le coche.

    Au revoir.
    Éric Wolff

  •  Non à l’abattage des loups, par Véronique Fournier , le 21 juin 2016 à 20h15

    Le loup est une espèce protégée en France ! Il est prouvé scientifiquement qu’abattre des loups ne fait qu’accroître leur nombre ("régulation naturelle" des naissances), donc ce n’est pas en les éliminant que seront résolues les attaques sur les troupeaux !!! Il existe des méthodes efficaces, testées dans les pays limitrophes ou par des éleveurs intelligents en France... Pourquoi ne pas essayer de développer ces méthodes plutôt que systématiquement vouloir éliminer la nature ???...

  •  Non aux génocides des loups, par Sébastien Bochet , le 21 juin 2016 à 20h09

    Au moins 74 loups à « détruire » officiellement entre 2015 et 2017 (26% de la population).
    Et après ?

    .
    Faut-il rabâcher ce qui a été dit dans l’enquête publique de février concernant l’augmentation du quota de loups à détruire en 2015 – 2016 ?
    Malheureusement, il semble bien que oui.
    Cette succession d’enquêtes publiques qui se ressemblent, démontre surtout l’immobilisme et l’incompétence d’un Etat borné et démagogue qui préfère se cacher derrière des rideaux de fumée avec pour seul objectif satisfaire les lobbys les plus violents au mépris de la science et de l’opinion de la majorité :

    .
    -  A-t-on un retour sur l’impact des tirs de loup lors de la période précédente ? NON
    Le texte de présentation de cette enquête parle de lui-même « Toutes les données permettant de déterminer habituellement l’évolution de la population lupine n’ont pas encore été obtenues. »
    Pourtant d’éminents spécialistes et scientifiques ont conclus dans d’autres pays que les tirs sont d’aucune efficacité car ils désorganisent et déstructurent les meutes. Le biologiste Rob B. Wielgus a démontré que pour chaque loup tué, le risque de prédation des troupeaux augmente de 4 à 6% selon le bétail. Il ne faut pas sortir d’une grande école pour comprendre que sans meute, isolés, les individus préfèrent s’attaquer à des proies faciles. En outre, les tirs désorganisent les structures hiérarchiques complexes des meutes. Sans couple dominant, le nombre de femelles qui entrent en chaleur et qui peuvent se reproduire augmente. D’où plus de portée à nourrir et donc plus d’attaques.
    Et les chiffres donnent raison à ces études : selon l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, le nombre de loup est passé de 301 à 282 individus entre 2014 et 2015 alors que le nombre d’animaux de bétails tués a augmenté de 2% pour la même période. (Chiffres, Direction Régionale de l’Environnement Auvergne-Rhône-Alpes, chargée du suivi national)
    .

    -  Toutes les mesures de protection sont-elles prises avant de recourir au tir ? NON
    Pour preuve ces troupeaux de deux ou trois milles bêtes livrés à eux-mêmes tout l’été en alpage. Dans le meilleur des cas avec un berger seul, s’il y en a un…
    Ou encore ces brebis oubliées que l’on retrouve tous les ans en montagne en plein mois de novembre ou même au mois de janvier alors que les troupeaux sont redescendus dans les étables…

    .
    -  La consommation de viande ovine est passée en France de plus de 300 000 Tonnes équivalent carcasse (Téc) dans les années 1990 à moins de 200 000 Téc en 2014 selon le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Est-ce la faute du loup si la viande de mouton ne plait plus au français ? Bien sûr que NON !
    La société évolue : les mentalités, les goûts, les pratiques, les habitudes… Comment peut-on croire que l’on réglera les problèmes de toute une filière en tuant 36 animaux sauvages ? Et ce, même si le loup disparaissait de France. Les problèmes sont bien plus profonds, liés à la société, au modèle économique. La filière ovine française doit faire un choix entre qualité et quantité. Ne faut-il pas mieux un mouton valorisé convenablement, de qualité, élevé par petits troupeaux mais qui sont gardés, protégés et qui sont l’objet des plus grands soins de leurs bergers que de vouloir concurrencer des pays dont les espaces permettent l’élevage de millions de bêtes sans contraintes ?

    .
    -  Le loup est-il la principale cause de perte dans les troupeaux ? NON
    Combien d’attaques de chiens errants ? Combien de brebis victimes de maladies qui coûtent bien plus chers à la société que le loup : Brucellose, tremblante, agalactie, langue bleue… ? Certaines estimations font état de 400 000 bêtes perdues annuellement en France pour des causes autres que le loup : chiens, maladies, foudre, dérochements…
    Egalement, s’insurge-t-on des 700 000 ovins et caprins qui partent vivants à l’équarrissage chaque année sous divers prétexte : âge, stérilité, dits à problème, déformation, maladies… ou même parce qu’ils perdent leurs dents !). Soit quasiment 100 fois plus que le nombre de brebis tuées par des loups.
    Opposants au loup et médias sans scrupules à la recherche de sensationnel, décrivent souvent les attaques de loup comme « sauvages et sanguinaires » à grand renfort de photos de cadavres sanguinolents de brebis. Cette fin est pourtant bien plus brève et bien moins traumatisante pour les animaux que ces centaines de milliers de bêtes qui, après avoir été entassées des heures dans des camions, sont bousculées et poussées dans les pires conditions vers ces véritables usines de la mort. L’image des heures les plus sombres du vingtième siècle n’est vraiment pas loin…

    .
    -  L’élevage entretien les paysages. NON. Les pratiques actuelles détruisent la biodiversité.
    Pour preuve ces prés dans lesquels on déverse maintenant des tonnes de lisiers. Au fils des années, la belle flore multicolore du printemps cède sa place à la cigüe et autres ombellifères qui acidifient les sols. Là aussi, pas besoin d’avoir fait de hautes études pour se douter que la majorité des plantes qui ne supportent pas ces apports importants d’ammoniac et de phosphate, ne peuvent résister et disparaissent. La biodiversité de nos campagnes disparaît du fait des pratiques agricoles.
    Autre preuve : prenons des sites des Alpes du Nord à l’altitude, la géologie et l’exposition identique. La différence de flore est évidente en début d’été entre les alpages mangés par des bovins où l’on retrouve gentianes, arnica, achillées, nombreux orchis et bien d’autres fleurs, comparés aux alpages broutés par des ovins, devenus bien pauvres botaniquement. Là encore, les scientifiques estiment qu’en 2 ou 3 ans de pâturage par des ovins, la flore originelle de la pelouse alpine a totalement disparue. Des fleurs comme l’edelweiss, le genépi sont très sensibles aux apports de matières organiques. La richesse en ces espèces des zones non pâturées démontre parfaitement l’impact de l’élevage sur la flore.

    .
    Comment un pays comme la France peut se prévaloir modèle pour la protection de l’environnement, de la biodiversité et des milieux naturels quand il autorise et organise méthodiquement la destruction d’une espèce protégée par les conventions internationales qu’il a signé lui-même ? Quelle crédibilité face à des pays dont le niveau de vie est bien loin du nôtre et auxquels on impose de protéger leurs milieux naturels ?
    Quelle crédibilité également et quelle honnêteté pour un projet d’arrêté qui dorés et déjà prévoit une augmentation du quota en cours d’année ?
    .

    Comment peut-on affirmer qu’une population animale de l’ordre de 300 individus sur un pays grand comme la France est sauvée et viable quand on tue 28% de la population en 24 mois ? Entre 2015 et 2017 : l’Etat s’autorise un quota de 78 loups au minimum à abattre (certains considérerons ces chiffres comme un objectif à atteindre). 2015 -2016 : 36, pouvant être augmenté de 6. 2016 - 2017 : 36 + ? Une hérésie à l’encontre de toute connaissance biologique et de toute logique scientifique.
    Et combien d’autres braconnés en silence ? Guillaume Chapron de l’université de Riddarhyttan en Suède et Adrian Treves de l’Université du Wisconsin aux Etats Unis ont récemment démontré que les tirs légaux augmentent le braconnage. Quelle perfidie de la part nos dirigeants !
    .

    Comme les autres grands prédateurs que sont le lynx, l’ours ou les grands rapaces, le loup est une chance pour notre pays. Le signe que les milieux naturels ne se portent pas si mal malgré les nombreuses pressions qu’on leurs fait subir et le signe d’une biodiversité en équilibre.
    Les loups sont également une chance pour nos territoires en leur offrant un nouvel attrait touristique, ces animaux ayant une grande importance et une grande fascination dans l’imaginaire populaire. Comme le dit Yves Paccalet, les faire disparaitre, c’est également tuer une partie de l’humanité. Le loup est même respecté voir vénéré dans de nombreuses autres civilisations. Mais surtout, les loups sont une chance pour l’agriculture et l’élevage qui, s’ils veulent bien faire l’effort de s’adapter à la présence de ce prédateur, pourront faire évoluer leurs conditions de travail et de vie. La preuve en est dans les Pyrénées. Les actions menées dans le cadre de la sauvegarde de l’ours ont permis de mettre en avant les problématiques de l’agriculture locale bien au-delà du simple impact de cet animal. En voulant protéger l’ours et de fait la biodiversité, les aides nationales et internationales ont ainsi fait évoluer et structurer une profession en déclin : modernisation des chalets d’alpage pour les rendre plus décents, nouveaux équipements adaptés aux connaissances et techniques actuelles, formation des bergers… Aujourd’hui, l’ours est même devenu une image et un argument commercial pour valoriser leurs produits.
    Le loup pourrait être cette même opportunité pour d’autres régions.
    Voilà où devraient aller les actions, l’énergie et l’argent publique au lieu de se disperser sur des tirs dont l’intérêt n’est qu’illusoire et inefficace.
    .

    Elus et décideurs, seriez vous assez courageux pour écouter la majorité des commentaires de cette consultation ? Ou, une fois de plus, cette enquête ne vous servira-t-elle que de mascarade de démocratie, tout comme la prochaine consultation publique pour augmenter ce quota dans 6 mois ? Car pour la haine et la violence, surtout quand c’est à l’encontre de l’autre, du différent, les prétextes ne manquent jamais pour ne pas écouter le raisonnable et la sagesse.

  •  un arrété trés discutable et regrettable , par Michel R. Klein , le 21 juin 2016 à 20h08

    il est toujours étonnant de voir un ministère chargé de la protection de la biodiversité donner l’autorisation d’abattre des loups qui comme les lynx et les ours sont une espèce protégée.
    Il est bien connu que les chutes accidentelles de ces malheureux moutons font plus de dégâts dans les troupeaux que les loups .
    Ces tirs ne changeront quasiment rien au nombre de moutons
    qui perdront la vie et mettra en danger une espèce emblématique.
    Il semble que le Ministère soit plus sensible au lobbying des éleveurs et de la FNSEA qu’à celui des défenseurs des espèces en danger.
    Heureusement la consommation de viande baisse régulièrement en France et on peut espérer que les éleveurs protègent mieux leurs moutons et qu’ils puissent se reconvertir progressivement vers d’autres activités agricoles.

  •  un arrété trés discutable et regrettable , par Michel R. Klein , le 21 juin 2016 à 20h08

    il est toujours étonnant de voir un ministère chargé de la protection de la biodiversité donner l’autorisation d’abattre des loups qui comme les lynx et les ours sont une espèce protégée.
    Il est bien connu que les chutes accidentelles de ces malheureux moutons font plus de dégâts dans les troupeaux que les loups .
    Ces tirs ne changeront quasiment rien au nombre de moutons
    qui perdront la vie et mettra en danger une espèce emblématique.
    Il semble que le Ministère soit plus sensible au lobbying des éleveurs et de la FNSEA qu’à celui des défenseurs des espèces en danger.
    Heureusement la consommation de viande baisse régulièrement en France et on peut espérer que les éleveurs protègent mieux leurs moutons et qu’ils puissent se reconvertir progressivement vers d’autres activités agricoles.

  •  Non aux tueries contre le loup !!!, par Olivia , le 21 juin 2016 à 20h00

    Loup 2016 – Madame la Ministre,
    Comme tous les ans, depuis déjà longtemps, je viens répondre à la consultation au sujet des loups et de leur « abattage ». Comme tous les ans les réponses exprimées seront majoritairement contre ce projet meurtrier. Et, comme tous les ans, le ministère de l’Environnement ne tiendra aucun compte de la voix populaire qui refuse l’éradication du loup. Et les massacres continueront. Alors, pourquoi une consultation publique si c’est pour satisfaire les chasseurs et les lobby, minoritaires ? Est-ce l’idée que vous vous faites de la démocratie, Madame la Ministre ?
    Par ailleurs, le terme « Destruction », destiné aux déchets, aux ordures, aux matériaux inertes, alors qu’il concerne ici un être vivant, est significatif de la représentation que vous vous faites du loup. Et venant d’un ministère chargé de protéger, logiquement, la biodiversité, c’est aussi surprenant qu’horrifiant. Oui, ce mot « Destruction » appliqué, destiné aux loups est horrible et inacceptable.

    Cet animal a toute sa place dans la Nature. Il est Utile pour s’attaquer aux animaux faibles ou malades, je parle évidemment de bouquetins ou autres espèces dans le milieu naturel. Quant aux troupeaux, depuis longtemps le problème serait réglé si les gouvernements successifs, au lieu d’investir dans des programmes de tirs et d’abattages avaient écouté les éthologues, les scientifiques qui prônent des solutions à la fois viables pour les loups et le pastoralisme !

    En effet, on peut être à la fois ami(e)(s) des loups sans être les ennemis des bergers et des éleveurs. Mais à ceux qui laissent leurs troupeaux et leurs chiens patous livrés à eux-mêmes dans les alpages, je réponds qu’ils ne peuvent s’en prendre qu’à leur irresponsabilité.

    Il faut s’avoir s’adapter. Certes, le temps où le troupeau pouvait vaquer sans prédateur est révolu. Comme pour le citadin est révolu le temps du calme et de l’air non pollué !

    Le loup ne doit plus être traqué. Les tirs à l’aveugle tuent indifféremment, aussi bien des jeunes que le membre d’un couple alpha. Et dans ce dernier cas, c’est la pire chose qui puisse arriver pour les troupeaux et les éleveurs car la meute se disperse. Or, autant de loups autant d’attaquants sur les brebis.

    Je ne peux croire, que les chasseurs, pourtant minoritaires, emportent toujours l’adhésion des politiques, quels qu’ils soient, dans ce pays et que la voie de la raison ne puisse se faire entendre ! La voie de la raison est non pas celles des chasseurs et d’éleveurs haineux mais celles des spécialistes qui se sont penchés depuis longtemps sur la problématique du loup, de son comportement. Par ailleurs, on ne peut décider un nombre aussi élevé de tirs contre le loup dans l’ignorance exacte de ses effectifs.

    Pour toutes ces raisons, dont la première est celle du respect démocratique, je demande instamment, que cesse la chasse aux loups.

    Madame la Ministre, permettez-moi par ailleurs de vous dire, que je suis profondément déçue par vos positions à l’égard des animaux sauvages. Votre réponse concernant le piégeage des blaireaux dans la Somme va, également, à l’encontre de l’avis général des scientifiques qui réfutent les arguments des chasseurs et agriculteurs.

    J’attends et d’autres citoyens très nombreux avec moi, que vous vous positionniez de manière plus objective, moins sectaire, à l’égard des espèces sauvages. Elles méritent mieux que la traque, un piégeage cruel et atroce, pour tout dire le mépris de la vie.

    Nous sommes dans une société qui a besoin de retrouver le respect de la vie. En commençant par les plus petits j’ai bon espoir que nous parviendrons au respect humain.

    Je vous remercie de votre attention. Et vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération vigilante et citoyenne

  •  Nos amis les loups, par murru joelle , le 21 juin 2016 à 19h54

    Arrêtons le massacre , les bergers n’aiment pas leurs moutons j’ai fait la transhumance et je sais de quoi je parle

  •  Assez, par Carole Divoy , le 21 juin 2016 à 19h51

    Arretez de massacrer ces animaux qui meritent comme tous les autres bien plus que l’être humain. Il a toujours fait partie de la faune et n’a jamais été autant persécuté.

  •  La honte française, par Canis Lupus Bretonnicus , le 21 juin 2016 à 19h49

    Oui, la honte d’être dans un pays qui ne prend pas la peine de comprendre la beauté et la nécessité des loups, et pleure quelques milliers de brebis...
    Contre tout tir contre le loup