EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant la liste des mammifères protégés sur le territoire de de Saint-Martin

Du 27/09/2017 au 22/10/2017 - 77 commentaires

Dans les départements et collectivités d’Outre-mer, des travaux sont en cours pour actualiser le dispositif législatif de protection des espèces animales et végétales.

Pour ce qui concerne les Antilles françaises, les arrêtés ministériels fixant la liste des mammifères protégés datent du 17 février 1989. Ces arrêtés, déjà anciens, ne prennent pas en compte les aspects plus récents de protection des habitats des espèces visés et de perturbation intentionnelle.

D’un point de vue scientifique, l’amélioration des connaissances a permis de préciser l’état de conservation de la faune de ces écosystèmes insulaires et même dans certains cas d’identifier de nouvelles espèces sur ces territoires. C’est le cas notamment du groupe des chiroptères qui présente un endémisme marqué dans les Antilles.

Dans le cadre de la réactualisation de ces arrêtés, la liste des mammifères à protéger comprend uniquement des chauves-souris.
En effet, les chiroptères sont les seuls mammifères terrestres actuels non introduits dans les Antilles françaises.

A l’instar de la métropole où toutes les espèces de chiroptères ainsi que leurs habitats sont protégés par l’arrêté ministériel de du 23 avril 2007, il est prévu également la protection de toutes les espèces présentes dans les Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, et Saint-Martin) ainsi que de leur habitat.

A Saint-Martin, couvert actuellement par l’arrêté du 17 février 1989 relatif à la protection des mammifères terrestres du département de la Guadeloupe, il est proposé un projet d’arrêté ministériel distinct. Il couvrirait 8 espèces de chiroptères dont 2 ne sont pas protégées actuellement.

Pour les espèces de chiroptères qui présentent un caractère anthropophile marqué et dont le statut de conservation est non préoccupant, l’interdiction de la perturbation intentionnelle ne paraît pas requise. Des dispositions spécifiques à ces espèces sont prévues dans les projets d’arrêté.

Enfin, en cohérence avec la stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, il est proposé de retirer les espèces de mammifères introduites en Guadeloupe et en Martinique des listes des espèces protégées.

Dans ce nouvel arrêté de protection des mammifères de Saint-Martin ne figurent donc que des espèces de chiroptères, seuls mammifères indigènes des Antilles françaises.

La consultation est ouverte du 27 septembre au 22 octobre minuit 2017.


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Commentaires
  •  Ces espèces sont d’une aide indispensable pour les populations humaine. Elle doivent être protégées !, par Sarah Fourasté , le 22 octobre 2017 à 22h03

    Les Chiroptères insectivores, dont font partie les molossidés, sont absolument essentiels pour réguler les populations d’insectes, à fortiori sur ces territoires. Autoriser la perturbation intentionnelle de ces espèces (aussi bien en milieu anthropique qu’en milieu naturel) revient à condamner ces espèces. Et si ces populations de Chiroptères dégringolent ce seront d’autant moins de moyens de lutte contre les insectes nuisibles en agriculture et au niveau sanitaire (contre les zoonoses) pour protéger les populations humaines ! Pensez y !

  •  POUR UNE REELLE PROTECTION, Interdisons les dérangements , par chalten , le 22 octobre 2017 à 21h47

    A Saint-Martin, couvert actuellement par l’arrêté du 17 février 1989 relatif à la protection des mammifères terrestres du département de la Guadeloupe, il est proposé un projet d’arrêté ministériel distinct. Il couvrirait 8 espèces de chiroptères dont 2 ne sont pas protégées actuellement. Il faut donc protéger à Saint - Martin comme ailleurs toutes les espèces de chiroptères. A ce titre et d’uune manière générale ce projet n’est pas assez protecteur.
    au niveau du vocabulaire : il faut parler du dérangement d’individus et non d’espèces. On pourrait penser que les individus peuvent être dérangés tant que l’espèce n’est pas en danger.

    Pour les espèces de chiroptères qui présentent un caractère anthropophile marqué et dont le statut de conservation est non préoccupant, l’interdiction de la perturbation intentionnelle ne paraît pas requise. Des dispositions spécifiques à ces espèces sont prévues dans les projets d’arrêté.
    ceci ne convient pas : c’est un recul pour les espèces anthropophiles
    La perturbation intentionnelle de certaines espèces n’est pas interdite, en raison de leur caractère anthropophile. Ces espèces susceptibles de s’installer sous les toitures pourront en être délogées sans aucune dérogation et sans contrôle possible !
    De graves atteintes risquent de leur être portées, puisque cette perturbation intentionnelle pourra se faire jusque dans le milieu naturel ! Pourtant, elles sont strictement protégées en application du protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage des Caraïbes.
    Il faut donc interdire la perturbation (intentionnelle ou non.

    Enfin, il faut introduire dans le décret la recherche d’alternatives en lien avec les associations
    Lorsqu’une colonie est gênante, les techniques utilisées sont quasi systématiquement des traitements chimiques, portant atteinte à la biodiversité et à la santé publique. Rien n’est mis en place pour chercher des méthodes alternatives respectueuses de l’environnement.
    Ce recul réduit à néant les lourds efforts de sensibilisation et de protection de ces espèces réalisés au niveau local par les associations spécialisées, et nie le rôle primordial que jouent ces animaux dans la lutte contre les insectes, ce qui en fait de précieux auxiliaires en agriculture et au niveau sanitaire.
    De plus, les ouragans ont perturbé la faune et la flore locales. Ces projets de décret sont sans doute déjà obsolètes. Il convient donc, pour tenir compte du réchauffement climatique, de mettre le plus haut niveau de protection et une absence totale de dérangement, il convient également de ne pas éradiquer les autres mammifères même importés car la lutte contre les espèces importées est remise en question par nombre de naturalistes et peut, à l’heure actuelle, compromettre la survie des espèces protégées.

  •  Protection totale des chauve-souris dans les Antilles., par Louchart Yvette , le 22 octobre 2017 à 21h26

    Le Ministère a actualisé la liste des espèces de mammifères terrestres protégées en Guadeloupe, Martinique et à Saint-Martin.
    Seules, les espèces de chauve-souris sont concernées car, aujourd’hui, ce sont les seuls mammifères terrestres non introduits vivant sur ces îles.

    Toutes les espèces de chiroptères sont désormais protégées ; néanmoins, toutes ne bénéficient pas du même niveau de protection. Dans ces régions où la biodiversité a particulièrement souffert du fait des récents ouragans, les mesures de protection ne doivent tolérer ni reculs, ni lacunes !

    La portée générale de l’arrêté est amoindrie par certains choix terminologiques. En particulier, l’utilisation du terme "espèce considérée" plutôt que "le ou les individus considérés" prête à interprétation et sous-entend que les individus peuvent être dérangés tant que l’espèce n’est pas en danger.

    Recul pour les espèces anthropophiles : la perturbation intentionnelle de certaines espèces n’est pas interdite s’il s’agit d’espèces anthropophiles. Ces espèces susceptibles de s’installer sous les toitures pourront être délogées sans aucune dérogation et sans contrôle possible. De graves atteintes risquent de leur être portées, puisque cette perturbation intentionnelle pourra se faire jusque dans le milieu naturel...
    Pourtant, elles sont strictement protégées en application du protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage des Caraïbes.

    Absence de recherche d’alternatives, en lien avec les associations : lorsqu’une colonie est gênante, les techniques utilisées sont quasi systématiquement des traitements chimiques, portant atteinte à la biodiversité et à la santé publique. Rien n’est mis en place pour chercher des méthodes alternatives respectueuses de l’environnement.

    Ce recul réduit à néant les efforts importants de sensibilisation et de protection de ces espèces, réalisés au niveau local par les associations spécialisées et ne tient pas compte du rôle primordial que jouent ces animaux contre les insectes, ce qui en fait de précieux auxiliaires en agriculture et sur le plan sanitaire.

  •  Pour une réelle application des protections sur les populations de chauves-souris, par Monnier Gildas , le 22 octobre 2017 à 20h37

    Dans un contexte général de perte de biodiversité et alors que la France met en avant les Outres-mers pour leur richesse naturelle sans leur donner les moyens de la préserver, il aurait été souhaitable que toutes les espèces de chauves-souris soient protégées.
    De plus, les Chiroptères, de part la ratification du protocole SPAW (Annexe II), doivent être protégées sur l’ensemble du territoire des Caraïbes. Les présents arrêtés vont à l’encontre de cette ratification.
    Bien que le contexte local peut expliquer en partie la volonté de ne pas intégralement protéger ces espèces, il est préjudiciable que sous couvert de surcharge des institutions la prise en compte des espèces naturelles soit au rabais.
    Il est inacceptable que les colonies d’espèces dont la dynamique de population n’est absolument pas connues à l’échelle de ces territoires puissent être affectées de manière intentionnelle même dans ses gîtes naturels.
    Ces présentes propositions d’arrêtés rendent caduques toutes actions de sensibilisations envers les chiroptères et oublient complètement l’engagement des associations locales dans les actions de préventions et d’accompagnement pour une meilleure cohabitation.
    De plus l’autorisation de perturbation intentionnelle (inacceptable, d’autant plus en milieu naturel) sur certaines espèces entraînera, de fait, des perturbations, sur des espèces qui sont intégralement protégées, par méconnaissance de l’identification des espèces locales.
    Afin d’éviter des destructions systématiques, ne serait-il pas possible de rajouter à cet arrêté, un article visant à ce que le dérangement soit soumis à déclaration ? déclaration remplie par le pétitionnaire ? cette déclaration permettrait, à minima, de garder une trace de cette opération et de mesurer l’ampleur des dérangements et des expulsions de colonies. Cette déclaration serait envoyée à la DEAL, laquelle les enregistrerait et pourrait, le cas échéant, émettre un avis et renvoyer vers une structure identifiée pour prodiguer d’éventuels conseils. Ce type de pratique se fait pour d’autres opération en métropole, notamment pour le drainage des zones humides. Dans le cas présent l’objectif est simplement d’avoir un recensement des cas de dérangement et de l’impact éventuel sur les espèces concernées. On pourrait imaginer dans cette déclaration de demander au pétitionnaire d’avoir des photos du site, éventuellement de la colonie et de la date d’intervention ainsi que de l’entreprise intervenant pour "délocaliser" les chauves-souris. Ces informations permettraient d’éviter le dérangement d’espèces protégées car peu de personne savent aujourd’hui reconnaître les espèces et savent celles qui font exception au sein de cet arrêté.
    Gildas Monnier, Chiroptérologue

  •  Pour une PROTECTION ABSOLUE de Toutes Les Espèces, par Biardeau , le 22 octobre 2017 à 19h27

    Chaque espèce animale, végétale joue un rôle dans un écosystème fragilisé voire menacé par les différents impacts humains. Il est urgent ET vital de protéger toutes les espèces et leurs habitats : c’est indissociable. Le nuisible est l’Homme par son ignorance, son mépris, sa volonté de tout contrôler.

  •  Protection pleine et entière de TOUTES les espèces de chiroptères, par Marianne Avrillier , le 22 octobre 2017 à 19h25

    Dans ces régions où la biodiversité a rudement été mise à mal par les récents ouragans, les mesures de protection ne doivent autoriser ni reculs ni lacunes !

    Rien ne justifie l’autorisation de perturbation intentionnelle de certaines espèces, comme vous l’écrivez dans votre projet "en raison de leur caractère anthropophile". Comment concevoir que ces espèces susceptibles de s’installer sous les toitures pourraient donc en être délogées sans aucune dérogation et sans contrôle possible et ce, jusque dans leur milieu naturel ? C’est totalement aberrant d’autant qu’elles sont STRICTEMENT protégées en application du protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage des Caraïbes. Aucune perturbation intentionnelle ne doit être tolérée !

    Prohibez tout traitement chimique d’une colonie jugée gênante, appuyez vous sur l’expertise des associations locales spécialisées , et reconnaissez ainsi le rôle primordial que jouent ces animaux dans la lutte contre les insectes, ce qui en fait de précieux auxiliaires en agriculture et au niveau sanitaire.

  •  Pour une meilleure protection des chauves-souris, par Canon Louis-Claude , le 22 octobre 2017 à 17h14

    Le présent arrêté pourrait être amélioré sur trois points : il me paraît nécessaire de parler d’ "individus" plutôt que d’ "espèces" pour accorder une meilleure protection à ces espèces protégées. Ensuite, je pense que les espèces anthropophiles doivent bénéficier d’une protection suffisante qui interdit leur perturbation intentionnelle. Finalement, dans le cas où une colonie est jugée gênante, il serait pertinent d’insister sur la recherche d’alternatives en lien avec les associations pour trouver une solution.

  •   Pour une nouvelle rédaction de l’arrêté, plus simple et plus efficace en matière de protection., par Catherine ALTARE , le 22 octobre 2017 à 16h55

    Parce qu’elle est sujette à interprétation, la rédaction de ce projet d’arrêté de protection des mammifères ne permet pas d’ assurer un niveau suffisant de protection des chiroptères.
    Par ailleurs,autoriser la perturbation intentionnelle contrevient à l’obligation de stricte protection de ces animaux.
    Bien qu’il prenne en compte davantage d’espèces, ce projet d’arrêté constitue un recul de leur niveau de protection.

    La rédaction de ce projet d’arrêté doit donc être modifiée conformément aux prescriptions faites par les associations spécialisées dans la défense des chiroptères.Il ne faut pas attendre que la conservation d’une espèce soit menacée pour prendre les mesures de protection réellement efficaces.

    Enfin, les services de l’Etat doivent travailler, en concertation, avec les associations de défense des chiroptères à la mise en place d’un régime alternatif de déplacement d’individus particulièrement anthropophiles, lorsque ce déplacement est rendu nécessaire.

    Il est grand temps de comprendre que notre survie est liée à celle des chiroptères (comme à celle de tant d’autres espèces).
    La biodiversité n’est pas seulement synonyme de multitude et de variété mais aussi et surtout de symbiose.

  •  Respect de la vie, par kleinmann , le 22 octobre 2017 à 16h54

    Pourquoi rajouter du malheur au malheur?
    Pitié pour ceux qui ont survécu !

  •  Pour une protection inconditionnelle, par Inka Lapierre , le 22 octobre 2017 à 16h40

    Les chauves-souris sont les seules mamifères terrestres sur votre île qui n’ont pas été introduit par l’homme. Elles ont à ce titre un rôle très important dans le micro-système local, notamment en lien avec des insectes, et donc indirectement avec la santé publique. Pour assurer l’équilibre de notre biodiversité, le fondement même de la survie de l’espèce humaine, je suis non seulement pour la protection absolue et inconditionnelle des espèces protégées, c’est-à-dire de TOUS les individus relevant de ces espèces. Cela veut dire que leur protection doit leur garantir une vie sans recours à des dispositifs chimiques, qui portent atteinte aux individus, mais aussi aux espèces protégées dans leur ensemble, à la biodiversité et à la santé publique. C’est la recherche de méthodes alternatives qui doit être inscrite dans les mesures de protection.
    Merci de tenir compte de cette situation

  •  chauves souris, par GERIN , le 22 octobre 2017 à 15h26

    Bonjour, Protection, protection quel joli mot mais faut-il qu’il soit bien appliqué ! Cette protection doit être double du fait des conditions climatiques subies par tout le monde de l’ile. Et il y a aussi d’autres animaux qui ont été victimes mais personne ou presque
    (heureusement il y a les associations de protection) n’en parle, mais on parle de destruction, c’est inadmissible de profiter de la situation. Je suis contre ce qui est prévu.

  •  Pour une protection totale des chiroptères et de leur milieu de vie., par VIELET Charlène, membre de plusieurs associations chiroptérologiques en métropole , le 22 octobre 2017 à 14h34

    Pour les espèces de chiroptères qui présentent un caractère
    anthropophile marqué et dont le statut de conservation est non
    préoccupant, l’interdiction de la perturbation intentionnelle ne paraît pas requise.

    La perturbation intentionnelle de certaines espèces n’est pas interdite,
    en raison de leur caractère anthropophile. Ces espèces susceptibles de
    s’installer sous les toitures pourront en être délogées sans aucune
    dérogation et sans contrôle possible, et cela même dans leur milieu
    naturel ! Pourtant, elles sont strictement protégées en application du
    protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage
    des Caraïbes.

    La loi sur la protection de ces mammifères est insuffisante.

    Il est important que toutes les espèces de Chiroptère et leurs habitats
    de reproduction et d’hibernation soient correctement protégés.
    Actuellement ces espèces (comme de nombreuses autres) souffrent déjà
    trop de la perte de leurs habitats de chasse due à l’urbanisation, et de
    la perte de leurs proies due à l’utilisation de pesticides, entre autre.

  •  protégeons correctement les chauves souris , par PELERINS , le 22 octobre 2017 à 12h40

    Il convient d’assurer une véritable protection aux chauves souris :
    si la perturbation intentionnelle de ces espèces n’est pas interdite,ce sera une calamité car il n’ya aucun contrôle, ni aucune limite pour les déloger.
    De graves atteintes risquent de leur être portées, puisque cette perturbation intentionnelle pourra se faire jusque dans le milieu naturel ! Pourtant, elles sont strictement protégées en application du protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage des Caraïbes.
    Il convient de mieux protéger les chauves souris notamment leurs colonies, ces animaux jouent un rôle important tant au niveau agricole que santé publique. Elles représentent un allié important en se nourrissant d’insectes,de même il convient d’éviter tout épandage de produits nocifs aux abords de leurs sites.

    Avec le changement climatique,les ouragans qui détruisent aussi la faune, il est temps d’envisager au contraire une plus forte protection. Évitons d’avoir une nature déserte et muette comme en métropole.

  •  Chauves souris... et autres, par CELERIEN , le 22 octobre 2017 à 11h34

    Laissez donc les animaux en paix... ils se réguleront tout seuls si nous ne nous en mêlons pas

  •  Protegeons les chauves souris !!!, par Meller Géraldine , le 22 octobre 2017 à 10h46

    Bonjour,
    la biodiversité est primordiale, il est de notre devoir à tous de la protéger !!!

    Parlons d’ " individus " plutôt que d’ "espèces "
    La portée générale de l’arrêté est diminuée par certains choix terminologiques. En particulier, l’utilisation du terme « espèce considérée » confère une protection moindre que le terme « le ou les individus considérés ». En effet, la terminologie choisie prête à interprétation et sous-entend que les individus peuvent être dérangés tant que l’espèce n’est pas en danger.

    Un recul pour les espèces anthropophiles
    La perturbation intentionnelle de certaines espèces n’est pas interdite, en raison de leur caractère anthropophile. Ces espèces susceptibles de s’installer sous les toitures pourront en être délogées sans aucune dérogation et sans contrôle possible !
    De graves atteintes risquent de leur être portées, puisque cette perturbation intentionnelle pourra se faire jusque dans le milieu naturel ! Pourtant, elles sont strictement protégées en application du protocole international SPAW relatif à la conservation de la vie sauvage des Caraïbes.

    L’absence de recherche d’alternatives en lien avec les associations
    Lorsqu’une colonie est gênante, les techniques utilisées sont quasi systématiquement des traitements chimiques, portant atteinte à la biodiversité et à la santé publique. Rien n’est mis en place pour chercher des méthodes alternatives respectueuses de l’environnement.
    Ce recul réduit à néant les lourds efforts de sensibilisation et de protection de ces espèces réalisés au niveau local par les associations spécialisées, et nie le rôle primordial que jouent ces animaux dans la lutte contre les insectes, ce qui en fait de précieux auxiliaires en agriculture et au niveau sanitaire.

  •  Chauves souris utiles, par Mme Nadia Vilchenon , le 22 octobre 2017 à 08h53

    Ce projet d’arrêté représente un recul réglementaire inquiétant qui réduit à néant les efforts de sensibilisation et de protection des chiroptères menés par les associations spécialisées locales.
    Les chauves souris sont des animaux insectivores qui jouent un rôle essentiel en tant qu’auxiliaires de l’agriculture et agents sanitaires. Si ces espèces sont normalement protégées, elles risquent fort de subir un préjudice en relâchant dans les faits les contrôles et la protection. Chaque individu compte et aucun ne devrait être dérangé ou menacé sans accord des associations pour la recherche de solutions réellement protectrices. Les humains doivent apprendre à cohabiter avec ces animaux utiles et éviter de les déloger sauf après enquête sérieuse et une justification réelle ouvrant droit à une dérogation. L’absence de contrôle favorise toujours de graves perturbations portant des atteintes sévères aux individus et à l’espèce jusque dans leur milieu naturel. L’utilisation de traitements chimiques est particulièrement toxique, aveugle, détruisant les animaux, menaçant la biodiversité et la santé. Des méthodes alternatives respectueuses des animaux et de l’environnement sont nécessaires.

  •  Dispositions contestables., par Hélène Oppliger. , le 22 octobre 2017 à 00h01

    Les espèces de chiroptères anthropophiles doivent comme les autres être protégées des perturbations, par exemple par des mesures permettant une cohabitation sans conflits avec les humains, et l’obligation d’une déclaration de présence de colonies de ces chiroptères.

  •  L’arrêté n’est pas assez protecteur, il faut revoir le texte., par jbd , le 21 octobre 2017 à 23h02

    Il est indispensable que la rédaction de cet arrêté soit modifiée pour que tous les individus des espèces considérées soient totalement protégés.

  •  protection absolue des chauve-souris, par Garnier , le 21 octobre 2017 à 19h36

    Les individus des espèces anthropophiles ne doivent être dérangés sous aucun prétexte.
    Il est absolument nécessaire de rechercher avec les associations locales de protection de la nature des solutions alternatives si jamais une colonie présentait une "gêne".

  •  Non au dérangement, par beciu georges , le 21 octobre 2017 à 19h11

    la nature anthropophile de certaines espèces est une notion très vague. A part le moineau domestique dont on a pu corréler la disparition avec celle des habitations humaines, pour le reste il s’agit tout au plus d’une tolérance.
    Il faut donc préserver intégralement les chauves-souris de tout dérangement avec des périmètres de protection en particulier autour de leur habitats.