EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté fixant la liste des amphibiens et des reptiles représentés dans le département de la Martinique protégés sur l’ensemble du territoire national et les modalités de leur protection

Du 17/04/2019 au 12/05/2019 - 8 commentaires

Dans les départements et collectivités d’Outre-mer, des travaux sont en cours pour actualiser le dispositif législatif de protection des espèces animales et végétales.
Pour ce qui concerne les Antilles françaises, les arrêtés ministériels fixant la liste des reptiles et amphibiens protégés datent du 17 février 1989. Ces arrêtés, déjà anciens, ne prennent pas en compte les aspects plus récents de protection des habitats des espèces visées et de perturbation intentionnelle.

D’un point de vue scientifique, l’amélioration des connaissances a permis de préciser l’état de conservation de la faune de ces écosystèmes insulaires et même dans certains cas d’identifier de nouvelles espèces sur ces territoires.

L’arrêté mis en consultation prend en compte les enjeux de biodiversité herpétologique de la Martinique, tout en étant en cohérence avec la stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Il respecte les engagements internationaux (Protocole SPAW Spécially Protected Areas and Wildlife de la Convention de Carthagène, signé le 18 janvier 1990).

L’arrêté vise à protéger 14 espèces (12 reptiles, 2 amphibiens). Par rapport à l’arrêté de 1989, 4 espèces sont nouvellement protégées, 4 espèces absentes ou introduites sont retirées.
Les mesures proposées permettent à l’article 2 une protection stricte des spécimens ainsi qu’une protection des sites de reproduction et des aires de repos pour les espèces les plus menacées et à l’article 3 uniquement une protection stricte des spécimens pour les autres espèces. La perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel est interdite.

La consultation est ouverte du jeudi 18 avril 2019 au dimanche 12 mai 2019.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Bothrops lanceloatus, par Hélène GUIOT , le 12 mai 2019 à 06h03

    Je ne suis pas certaine de vouloir protéger cet animal, certes il était là avant nous mais bon.... il y a quelques temps quand on rapportait une tête à la gendarmerie, on recevait 100 francs. Ce qui veut bien dire que son extinction arrangeait tout le monde.

    En revanche les ptites grenouilles et les mabouyas oui, ces petits amphibiens sont utiles, mangent les moustiques (je le sais j’ai une ptite grenouille chez moi, elle fait sa vie et j’ai moins de moustiques), mais les serpents brrr j’ai du mal. Ils ont certainement leur utilité dans un environnement animal c’est certain.

    Bref je sais pas trop pour le bothrops.

  •  avis, par sow , le 10 mai 2019 à 04h40

    je trouve cet arrété tres pertinent.
    Mais je me pause la question de la prochaine "épidémie" véhiculée par les moustiques(dengue, zyka ou autre), est ce que le gouvernement continuera a utiliser les mêmes insecticides qui tuent aussi les animaux a sang froid?

  •  Favorable +++, par Cendre , le 9 mai 2019 à 16h29

    Ravie de voir que le nombre d’espèces protégées augmente. Les moyens de surveillance derrière sont-ils à la hauteur ?

  •  Protection de rrptiles et amphibiens, par Andrea Schlüter , le 9 mai 2019 à 12h47

    bjr mme et m,
    je vote pour la protection de tout les animaux inclue le serpent lance du fer en martinique. et qu’on protege la biodiversité.
    cordialement

  •  OUI OUI et OUI, par Bernard DOMERGUE , le 8 mai 2019 à 14h14

    Tout a fait d’accord pour la protection de ces espèces.

  •  Pas de protection du trigonocephale, par YALA , le 7 mai 2019 à 23h15

    Je suis profondément opposée à ce que l’espèce trigonocephale dont la blessure est mortelle soit une espèce protégée alors même qu’elle n’est pas endémique de cette région et que la laisser pulluler c’est risquer des décès.
    Tant que les martiniquais ne disposeront pas d’un stock suffisant d’anti venin et d’un centre antipoison sans parler de la possibilité d’accéder à l’hôpital en moins d’une heure ( entre les refus de prise en charge du Samu, les hélicoptères du Samu en panne ou les embouteillages l’accès à un centre de secours n’est pas garanti pour la population il ne faut pas laisser cette espèce pulluler et à contrario il est important d’autoriser sa destruction si besoin

  •  Philipp hillion - Contactez moi !, par Philippe Hillion , le 7 mai 2019 à 18h28

    Enfin ! le trigonocéphale protégé, je suis passionné d’hérpétologie et de terrariophilie depuis des années et cela me désole de voir les habitants tué à tord et à travers tout les pauvres Bothrops qu’ils croisent. je profite de cette tribune pour demande une prise de contact avec vous pour me présenter plus en détails, j’ouvre ce mois ci une association de terrariophilie et de sensibilisation a l’environnement, afin de mieux "structuré" les passionné parce que il est vrai qu’il n’y à aucun organisme en ce sens. Par ailleurs j’ai commencé un documentaire format cinéma sur la biodiversité de Martinique, et je pense que votre aide et conseil nous seront précieux. n’hésitez vraiment pas à prendre contact avec moi, je n’attends que ça. En tous c’est super de voir plus d’animaux protégés ..

    Hillion Philippe 0671576781

  •  Peu accessible au grand public, par Coline ROY-CAMILLE , le 7 mai 2019 à 18h26

    C’est très bien de faire une consultation publique mais il serait bon d’avoir un document explicatif de vulgarisation pour le grand public.
    Je doute que le Sphérodactyle cocardé (Sphaerodactylus festus) soit connu de beaucoup de gens. Une plaquette avec des photos et noms vernaculaires présentant les animaux concernés, leurs habitats, l’impact de cette réglementation sur l’activité humaine (agriculteurs, randonneurs …) et l’importance de préserver la biodiversité serait très utile pour l’information du plus grand nombre.