EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté autorisant l’emploi de chevrotines pour le tir du sanglier en battues collectives dans le département de la Haute-Corse pour les campagnes cynégétiques 2017 - 2018, 2018 - 2019 et 2019 - 2020

Du 02/06/2017 au 25/06/2017 - 13 commentaires

Conformément à l’article 4 de l’arrêté ministériel du 1 août 1986 relatif à divers procédés de chasse, de destruction des animaux nuisibles et à la reprise du gibier vivant dans un but de repeuplement, dans les départements présentant des formations de garrigues ou maquis, le ministre chargé de la chasse peut autoriser par un arrêté triennal, sur proposition du préfet, après avis du président de la fédération départementale des chasseurs, les conditions dans lesquelles l’emploi de chevrotines est autorisé pour le tir du sanglier en battues collectives.
Tous les trois ans le Préfet de Haute-Corse propose au Ministre chargé de la chasse d’autoriser l’emploi de la chevrotine (munition chargée de grenaille de plomb d’un diamètre supérieur à 4 millimètres) dont le nombre de grains est inférieur ou égal à 24, uniquement dans le cadre de battues collectives comprenant un nombre minimal de sept participants, pour le tir du Sanglier dans le département de la Haute-Corse.
Le présent projet d’arrêté ministériel a reçu l’avis favorable de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) de Haute-Corse et de la fédération départementale des chasseurs de Haute-Corse en date du 05 mai 2017.
La CDCFS est une instance consultative regroupant des représentants des intérêts cynégétiques, agricoles et forestiers, des représentants d’associations de protection de la nature et des experts. Elle est présidée par le préfet.
La synthèse des observations, la décision ministérielle et ses motivations sont publiées dans les conditions réglementaires fixées par les dispositions des articles L120-1 à L120-3 du code de l’environnement.


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Commentaires
  •  Non à l’emploi de chevrotines pour le tir du sanglier en battues, déchets toxiques abandonnés dans l’environnement qui prends en charge l’impact écocide?, par Mons , le 22 juin 2017 à 18h57

    Pour rappel l’utilisation de grenaille de plomb est dangereux pour l’environnement et la santé. Le plomb est une substance extrêmement toxique, qui provoque une maladie grave, le saturnisme. Les dangers environnementaux de cette dispersion dans la nature d’un métal aussi dangereux que le plomb, qui met entre 30 et 200 ans pour être désagrégé et dissout, sont évidents. Les animaux en sont les premières victimes :
    « En se dissolvant, les billes de plomb libèrent des sels de plomb qui se diffusent dans le sang et s’accumulent dans toutes les parties du corps, notamment les tissus d’organes internes tels que le foie et les reins, mais aussi les os.... »
    Alors amis chasseurs si tu aimes ton territoire, chasser et manger du gibier, fait le certes avec tes collègues mais de manière éco-responsable (comment ramassé ces déchets toxiques abandonnés?) comme tu es un bon chasseur tu n’as pas besoin de grenaille de plomb ta ruse et tes collègues lors de battus te suffisent pour chasser, car n’oublions pas tu es un grand predateur, donc non à l’emploi de chevrotines pour le tir du sanglier en battues.

  •  Pas favorable, par DEGUI , le 16 juin 2017 à 17h16

    Je suis tout a fait défavorable à une telle mesure car outre qu’elle est dangereuse pour les personnes présentes sur le lieu de chasse, elle est cruelle pour les animaux qui sont blessés et qui le restent s’ils ne sont pas retrouvés, ce qui entraîne des souffrances inutiles.
    Je suis très étonnée de lire que :
    « La CDCFS est une instance consultative regroupant des représentants des intérêts cynégétiques, agricoles et forestiers, des représentants d’associations de protection de la nature et des experts. Elle est présidée par le préfet. »

    Si je comprend que les représentants des intérêts cynégétique soutiennent cette mesure au prétexte que les sangliers sont des animaux nuisibles dont il faut stopper la prolifération, je comprend mal que les associations de protection de la nature, qui sont sensées y siéger n’aient pas fait d’autres propositions telles que, par exemple, des appâts contraceptifs, mais surtout quelles n’aient pas proposé une vrai réflexion sur la pertinence de la chasse qui, année après année fait la preuve de son inefficacité à juguler cette prolifération.
    Je vous engage vivement à vous pencher sérieusement sur ce problème et si vous souhaitez vraiment le résoudre, prendre en compte l’avis éclairé des naturalistes plutôt que celui des chasseurs, dont le but à est de chasser…

  •  Autorisation de la chevrotine pour le tir en battue des Sangliers en Haute Corse et en Corse du sud , par COLONNA Dominique , le 14 juin 2017 à 19h36

    Le Biotope très particulier de la région de Corse , rend quasi obligatoire le tir a chevrotines du sanglier , De plus il est avéré depuis plusieurs années que la chevrotine est moins dangereuse que la balle , les regles de sécurité respectées etant bien plus importantes que la nature de la munition .

  •  Emploi de chevrotines, par PATRIZI Alain , le 13 juin 2017 à 13h05

    La chevrotine est en respectant les diverses consignes de sécurité en vigueur moins dangereuse que la balle et plus efficace que celle ci dans une végétation aussi dense que le maquis corse où les tirs lors des battues aux sangliers sont en moyenne de dix à quinze mètres.

  •  pour l’emploi des chevrotines, par patrizi bernard , le 13 juin 2017 à 12h32

    pour ce projet :
    - biotope très dense (maquis serré ) qui ne favorise pas le tir à la carabine mais l’emploi de chevrotines.
    - tirs effectués sur de courtes distances et souvent sans possibilité de voir l’animal très longtemps.

  •  Avis favorable autorisant l’utilisation de la chevrotine., par ROSSI, Bastien , le 10 juin 2017 à 16h24

    Le tir de la chevrotine doit être autorisé pour le tir du sanglier sur les départements de la corse. Le biotope très dense et les tirs a très courte distance se font dans 70 pour cent des cas.
    La prolifération de la bête noire et les dégâts qu’elle occasionne font exploser les demandes d’indemnisation.
    A cet effet, j’émet un avis favorable au maintien du tir à la chevrotine au cours des battues avec un effectif de sept chasseurs minimum.

  •  Contre l’emploi des chevrotines., par Hélène Oppliger , le 9 juin 2017 à 21h05

    Comme cela a été dit et redit pour les projets d’arrêtés à peu près identiques autorisant les chevrotines pour la chasse au sanglier dans le Gard et d’autres départements, et par les chasseurs eux-mêmes, les chevrotines sont un projectile beaucoup plus cruel que les balles, car elles occasionnent des blessures ne conduisant les animaux à la mort qu’au terme de longues agonies. C’est le projectile des chasseurs incompétents, qui ne savent pas viser.
    Qui plus est, le choix de toujours tuer sous prétexte de réguler une espèce est très contestable, c’est le choix de ceux qui aiment tuer, alors que l’emploi d’appâts contraceptifs serait aussi ou plus efficace. (l’hybridation avec des porcs domestiques pour obtenir des "cochongliers" prolifiques avait déjà été le choix de ceux qui aiment tuer, et maintenant elle s’avère nuisible)
    Ces arrêtés doivent donc être modifiés en remplaçant les chevrotines par des procédés contraceptifs. Merci.

  •  Utilisation de la munition chevrotine, par georges valentini , le 9 juin 2017 à 17h27

    Bonjour
    Avis favorable. La configuration du couvert végétal insulaire rend possible l’utilisation de cette munition.
    Merci
    Cordialement.

  •  Les raisons d’accorder le renouvellement de cette autorisation en Corse, par FDC HAUTE-CORSE , le 9 juin 2017 à 11h52

    Ce projet d’arrêté sur l’emploi de la chevrotine apparaît comme une véritable nécessité quand on connaît la spécificité de la chasse du Sanglier en Corse. Utilisée sans discontinuer dans l’île depuis plus d’un siècle, le rôle et l’usage de cette munition apparaît en 2017 toujours la mieux adaptée à la situation, et sans doute encore plus qu’avant étant donné l’augmentation inédite des populations de sangliers dans l’île, de leur dégâts agricoles et des énormes progrès qu’a connu la sécurité à la chasse. Le renouvellement de cette autorisation pour l’usage de la chevrotine qui n’a pas posé de problème jusqu’à aujourd’hui semble semble aller de soi. La nécessité de l’utilisation de cette munition s’appuie en partie sur les arguments suivants :

    1) La chevrotine correctement manipulée n’est pas plus dangereuse pour les personnes que la balle.
    Dans le contexte corse c’est même le contraire. La meilleure démonstration en est que les accidents en battue de grand gibier ne sont heureusement pas plus nombreux en Corse qu’ailleurs, alors qu’il s’agit d’une des régions où le nombre de sangliers prélevés par chasseur est le plus important (voir les bilans annuels produits par l’ONCFS) . On peut même se réjouir au contraire cette dernière décennie de l’absence d’accident mortel en battue, grâce en particulier aux gros progrès qui ont pu être faits par leurs organisateurs. De plus, dans le cas (heureusement extrêmement rare) où un manquement aux règles de sécurité élémentaires devait survenir (indépendants de la munition utilisée !) aboutissant à un impact sur une personne, la blessure serait sans commune mesure plus grave avec la balle que celle occasionnée par une chevrotine, et plus probablement létale. De plus, alors qu’une balle est en mesure de poursuivre sa course sur des kilomètres (près de 4 km pour le calibre 7x64, 1.3km en calibre 12), les chevrotines même les plus grosses auront toutes chuté avant 700 mètres, et encore bien moins bien sûr pour celles qui auraient rencontré une branche en chemin.

    2) La chevrotine est une munition efficace dans les formations végétales particulières à la Corse.
    Le maquis qui est une formation végétale particulière à la Corse, conjugué au relief accidenté, obligent les tireurs d’une battue à tirer les sangliers à des distances en moyenne beaucoup plus faibles (souvent moins de 10 mètres) que sur le continent. Le pouvoir létal de la chevrotine sur le sanglier à ces distances fait peu de doutes, à la fois dans les études balistiques (a) et dans le vécu de tous les chasseurs insulaires.

    3) Un arrêt de l’usage de la chevrotine conduirait à l’augmentation des populations de sangliers et à leur dégâts.
    Une régulation suffisante du sanglier (espèce en Corse introduite par l’homme) apparaît plus que jamais vitale pour la survie de certaines exploitations agricoles et même la sauvegarde de certains écosystèmes fragiles. Les tableaux de chasse comme les populations de sangliers en Haute-Corse ont plus que triplé entre les années 80 et le début des années 2000 (b), tout comme le montant des indemnisations. Le pourcentage de sangliers manqués lors de tirs à balle étant nettement supérieur à celui obtenu avec l’usage des chevrotines, une obligation inédite du tir à balle conduirait à faire chuter cette régulation indispensable du suidé dans l’île et augmenterait en conséquence de façon importante le niveau de ses populations et donc des dégâts qu’elles occasionnent aux cultures.

    4) Le tir à balle rendu obligatoire en Corse conduirait à l’inverse à l’apparition d’accidents de chasse mortels.
    L’imposition brutale du tir à balle à tous les chasseurs de sanglier dans l’île, encore jamais vue depuis qu’on y tire au fusil, conduirait certainement à plusieurs accidents mortels. En effet certains comportements de tir avec chevrotines qui s’avèrent dangereux pour les personnes mais aboutissant à peu ou aucune blessure, entraineraient sans nul doute beaucoup plus de dégâts si les mêmes tirs étaient effectués à balle. Les fédérations des chasseurs insulaires par leurs efforts de sensibilisation et de formation ont réussi à faire chuter le nombre d’accidents et le nombre d’accidents mortels. Un nombre croissant de chasseurs, en particulier les jeunes, choisissent aujourd’hui de tirer à balle, tandis que les plus anciens en revanche privilégient toujours la chevrotine. Aujourd’hui utilisateurs de la chevrotine et utilisateurs de la balle se complètent très bien au sein d’une battue, certains postes étant toujours mieux destinés à une des deux munitions.

    a : étude disponible à : http://www.fedechasseurslandes.com/IMG/pdf/essais_chevrotines_definitif.pdf
    b : Anonyme, 2011. Schéma départemental de gestion cynégétique de la Haute-Corse, saisons 2011-2012 – 2017-2018. Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Corse, Bastia.

  •  Contre ce projet d’arrêté, par Cécile Boule , le 5 juin 2017 à 17h14

    Comme dans tout accord favorisant légalement les actes de chasse, j’ai du mal à voir dans ce projet d’arrêté autorisant "l’emploi de la chevrotine (munition chargée de grenaille de plomb d’un diamètre supérieur à 4 millimètres) dont le nombre de grains est inférieur ou égal à 24, uniquement dans le cadre de battues collectives comprenant un nombre minimal de sept participants, pour le tir du Sanglier dans le département de la Haute-Corse", le principe évoqué le 05.06.17 par notre nouveau Ministre de la transition écologique et solidaire, M. Nicolas Hulot, qui a déclaré à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement : "La clé pour réussir l’avenir tous ensemble, c’est cette alliance entre l’intelligence de l’homme et l’intelligence de la Nature".
    Les élus qui décident de ces lois continuent à nous pousser vers cette impasse dont parle M. Nicolas Hulot en "se désynchronisant avec la Nature". En effet, l’Homme s’octroie des droits de vie et de mort sur des animaux qui n’ont rien à voir avec le respect le la Nature, mais essentiellement pour satisfaire son plaisir de tuer et d’affirmer sa puissance sur la Nature.
    Je n’appelle pas cela une alliance, j’appelle cela de la soumission.

  •  La chasse comme seule solution ?, par Colette Pince , le 5 juin 2017 à 14h17

    Les vieilles pulsions des mâles de notre espèce sont peut-être à prendre en compte, mais je crois, au contraire, qu’il convient de revoir l’éducation de cette moitié de l’humanité pour éviter les comportements dont l’humanité et la planète ont à pâtir. Pourquoi ne pas envisager une campagne de stérilisation d’une partie des animaux de l’espèce pour endiguer la surpopulation ? Faut-il toujours tuer, se réjouir du sang versé ? Un grand progrès sera accompli le jour où nous cesserons de flatter les instincts des chasseurs.

  •  CONTRE CE PROJET, par CAG , le 2 juin 2017 à 20h40

    En utilisant des chevrotines, les chasseurs risquent de blesser des sangliers sans les tuer. Il n’est pas acceptable de laisser souffrir un animal à vie ou de le laisser agoniser lentement (plaies qui s’infectent, difficultés à se nourrir,...). De plus l’emploi de chevrotines est dangereux pour les hommes et les autres animaux non visés par les chasseurs, notamment à cause du risque de ricochet.

  •  Il serait criminel d’autoriser la chevrotine..., par Gisèle PENA , le 2 juin 2017 à 19h05

    Tout à fait opposée à la chasse, j’ai fait une recherche sur les effets de la chevrotine et je suis tombée sur une pétition lancée par les chasseurs eux-mêmes. Pour une fois je leur laisse la parole mais auparavant je vous demande instamment de ne pas oublier que les animaux ont été enfin reconnus définitivement comme des êtres sensibles dans le Code Civil et qu’il serait tout-à-fait indigne de la France de leur imposer cette mort atroce :

    « Le ministre de l’Écologie va-t-il céder à la demande de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), d’autoriser l’usage de la chevrotine ? Face à cette perspective rétrograde, l’Association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) vient de remettre à Philippe Martin (ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie) une sérieuse étude sur la dangerosité de cette munition. Retournement de veste de la part de la FNC, laquelle s’était pourtant opposée à la levée de l’interdiction de la chevrotine l’an passé.

    En plus de sa dangerosité pour les chasseurs et autres utilisateurs de la nature, la chevrotine blesse et mutile énormément d’animaux plus qu’elle ne tue !!! La précision est aléatoire et dangereuse, l’énergie développée insuffisante, les indices de blessure presque inexistant, rendant quasi-impossible toute recherche au sang !!! L’animal ainsi criblé ira mourir lamentablement dans d’atroces et d’interminables souffrances !!! (plusieurs jours voir semaines suivant les atteintes)

    HONTEUX et ABJECT qu’une fédération de chasseurs ose relancer le débat sur la chevrotine alors que sa dangerosité et sa faible efficacité ont déjà été prouvées !!! »

    Merci de refuser de cautionner une telle barbarie.