ENERGIES ET CLIMAT
 

PNGMDR - Gestion des matières radioactives

Du 22/09/2020 au 28/02/2021 - 29 commentaires

Dans le cadre de l’élaboration de la cinquième édition du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR), le ministère de la transition écologique organise une concertation post débat public jusqu’au 8 mars 2021 sous l’égide de garants indépendants nommés par la Commission nationale du débat public.

Dossier de concertation
Calendrier détaillé de la concertation

Une réunion publique clôturant la période de concertation se tiendra le 8 mars 2021.

Pour toute information ou inscription, merci d’adresser un mail à l’adresse suivante : pngmdr@developpement-durable.gouv.fr

Les enjeux relatifs à la gestion des matières radioactives [1]

Une matière radioactive est une substance radioactive pour laquelle une utilisation ultérieure est déjà prévue ou envisagée. A contrario, un déchet radioactif est une substance pour laquelle aucune utilisation n’est prévue ou envisagée.

La gestion des matières et des déchets radioactifs se veut prudente et repose sur trois principes :

  • la crédibilité du caractère valorisable des matières radioactives ;
  • l’assurance de pouvoir entreposer les matières radioactives à court et moyen termes, en maintenant les installations d’entreposage conformes aux règles de sûreté et de radioprotection ;
  • la prise en compte de solutions de gestion si les voies de valorisation devaient ne pas se concrétiser, via l’étude de la faisabilité de concepts de stockage.

Selon qu’une substance est classée en matière ou en déchet, les perspectives de gestion sur le long terme diffèrent. Dans la mesure où ils ne sont pas destinés à être réutilisés, les déchets nécessitent une solution de gestion de long terme qui est généralement le stockage, après éventuellement une étape intermédiaire (traitement, reconditionnement), alors que les matières étant destinées à être valorisées, elles sont entreposées, jusqu’au moment de leur valorisation. Le niveau d’exigence des mesures de sûreté, de radioprotection et de protection de l’environnement prises pour la gestion des matières radioactives ne diffère pas de celui qui est exigé pour la gestion des déchets radioactifs.

Les matières radioactives qui font l’objet d’une valorisation ou de projets de valorisation potentielle par les industriels de la filière nucléaire pour la production d’électricité sont l’uranium (naturel, de retraitement, enrichi ou appauvri), le plutonium, le thorium et les combustibles utilisés dans les réacteurs. Les stocks de matières radioactives présentes sur le territoire français sont présentés disponibles dans l’Inventaire national publié périodiquement par l’ANDRA.

Le débat public relatif à la cinquième édition du PNGMDR a montré des attentes du public sur le processus de qualification des matières au regard des perspectives de valorisation avancées par les industriels et sur la transparence de ce processus.

En réponse à ces attentes, les orientation stratégiques suivantes ont été retenue par la décision du 21 février 2020, qui doivent maintenant être déclinées :

Le contrôle du caractère valorisable des matières radioactives sera renforcé, au regard notamment des perspectives envisagées et des volumes en jeu, par la définition de plans d’action, comportant des jalons engageant les industriels, et qui seront périodiquement réévalués. Les études de faisabilité du stockage des substances radioactives dont l’utilisation ultérieure n’est pas certaine seront poursuivies.

Les propositions du maitre d’ouvrage pour la déclinaison de ces orientations sont présentées dans la note d’orientation accessible ci-dessous.

Attente des garants sur la gestion des matières radioactives

La concertation devrait permettre au public d’être informé et de s’exprimer sur les modalités du contrôle renforcé du caractère valorisable des matières radioactives annoncé, ainsi que sur les critères d’évaluation des plans d’action et des jalons engageant les opérateurs périodiquement réévalués.

Documents mis à disposition dans le cadre de la concertation

Documents ressource :

Participer à la concertation sur cette thématique

Pour participer à la concertation, vous pouvez :

Une synthèse intermédiaire des avis du public sera réalisée mi-janvier, soit près d’un mois après la publication de l’avis de la commission orientations. Vous pourrez néanmoins continuer à vous exprimer sur ce sujet jusqu’à la fin de la concertation.

Liens vers les autres pages thématiques :

- Page d’accueil de la concertation : ici

- La page des garants de la concertation : ici.

- La gouvernance de la gestion des matières et des déchets radioactifs : ici.

- L’articulation entre le PNGMDR et les politiques énergétiques : ici.

- L’entreposage des combustibles usés : ici.

- La gestion des déchets de très faible activité : ici.

- La gestion des déchets de faible activité à vie longue : ici.

- La gestion des déchets de haute activité et moyenne activité à vie longue et les enjeux du projet Cigéo : ici.

- La gestion des catégories particulières de déchets : ici.

- La prise en compte des enjeux transversaux dans la gestion des matières et des déchets : ici.

[1Pour plus d’informations sur les matières radioactives et sur les quantités produites, se référer à l’Inventaire national des matières et des déchets radioactifs et au dossier du maitre d’ouvrage du plan, élaboré par le MTE dans le cadre du débat public .

Commentaires
  •  conservons le stock stratégique d’uranium apauvri, par Vincent Jacquelin , le 3 décembre 2020 à 15h05

    Considérant que :
    - l’uranium appauvri du fait de sa faible radioactivité est de stockage sécurisé simple.
    - les ressources stockées permettent l’indépendance énergétique de la France à long terme dans des réacteurs de 4e génération
    - ce stock évite le coût environnemental du minage nécessaire aux énergies renouvelables
    - le regain international (Chine, Russie, Inde, etc.) d’intérêt pour le nucléaire va créer une tension dans les décennies à venir sur le minerai d’uranium.
    - la poursuite des investissements dans le nucléaire en dehors de la France en fait, fera une énergie incontournable pour une production décarbonnée de masse lorsqu’il ne sera plus souhaitable ou possible d’inclure des centrales thermiques fossiles dans le mix énergétique.

    Il paraît indécent de se départir de ces ressources stratégiques pour le futur.

  •  Reclassement U238 en déchet = suicide industriel et climatique, par Paul Gauthé , le 2 décembre 2020 à 16h28

    Tout est dit dans le titre, cela n’a aucun sens de mettre au rebut des milliers d’années de production d’énergie décarbonée. Les technologies existent. Le reste est littérature.

  •  U238 = 4000 ans d’équivalent pétrole, vous voulez vous en passer, en pleine déplétion pétrolière?, par nicolas Breyton , le 1er décembre 2020 à 22h38

    L’Uranium 238 est le plus grand cadeau que nous pourrions léguer à nos enfants : ils n’auront plus de pétrole et seront ravis de pouvoir bénéficier d’une énergie abondante, peu chère et quasi-infinie. Si par manque de clairvoyance l’Etat arrête la GEN4, le reste du monde accélère, et dans 10 ans, il y aura de nombreux surgénérateurs, au sodium, mais aussi aux sels fondus fluorure et chlorures, qui pourront valoriser l’uranium 238. Nous en achèterons si nous ne sommes plus capable de les faire, mais au moins nous aurons de l’U238 pour nous chauffer !
    Dans 25 ans, il n’y aura presque plus de pétrole, et vous vous voulez mettre l’uranium à la benne et le vitrifier? Ce n’est pas juste un faute grave, c’est criminel, vous n’avez pas compris ce que c’est qu’une France sans énergie fossile. C’est de l’anti-écologie. Gardons le plus grand trésor de France prêt pour son usage, sinon, dès que nous manquerons de gaz russe, nous nous dirons : mais qu’avons nous fait? Si vous faites cela, c’est le plus grand scandale d’Etat du 21ème siècle. Comme si l’Arabie Saoudite décidait de benner son pétrole. Mais vous êtes vraiment sérieux?

  •  Un gaspillage économique, un déni vis-à-vis des générations futures et de l’environnement, par P. Michaille - Sfen Provence - ARCEA/GAENA , le 1er décembre 2020 à 19h51

    Prenant prétexte de dimensionner le stockage de déchets de faible activité à vie longue, le Ministère de la Transition Écologique pose la question de transformer les matières nucléaires valorisables (uranium appauvri, uranium de retraitement, thorium, plutonium civil) en déchets.
    C’est faire fi de toutes les opérations de purification et de concentration de ces matières qu’il a fallu réaliser, et qui en constituent la valeur : la concentration de l’uranium est de l’ordre de quelques pour mille (kg/tonne), exceptionnellement du %, dans les sites naturels exploitables. C’est dire les masses et les volumes de roches déplacées, pour concentrer sur place le minerai en « yellow cake », transporté ensuite par bateaux et par trains jusqu’à Narbonne. Là, l’oxyde d’uranium est transformé en UF4 dans l’usine de Malvési, avec une production annuelle de l’ordre de 12.000 tonnes. Lors de la purification, les impuretés restent dans la phase aqueuse d’acide nitrique et sont envoyées vers les bassins de décantation autour de l’usine. À la fin de l’année 2010, le volume total des résidus très faiblement radioactifs stockés sur le site dans les différents bassins atteignait un volume de près de 1 million de m3.
    Après enrichissement dans l’usine Georges Besse-2, l’uranium appauvri est défluoré à Pierrelatte dans l’usine W qui produit un oxyde d’uranium chimiquement stable. Ce sont aujourd’hui environ 320 000 tonnes de matière chimiquement inerte et très peu radioactive qui sont entreposées de façon sûre.
    Ces réserves pourront servir de combustible dans des réacteurs de 4ème génération, dont la France a été leader à une époque, et qui sont désormais développés par les Russes, les Indiens et les Chinois.
    Il s’agit donc bien de ne pas priver les générations futures d’une possible source d’énergie décarbonée, dont le développement est beaucoup plus avancé que les technologies de stockage d’électricité (batteries et hydrogène) qui font l’objet de financements importants pour atteindre des coûts au niveau du marché de l’électricité. Et qui nécessitent des opérations minières, d’extraction et de purification des métaux, polluantes pour l’environnement !
    Ni économique, ni environnementale, ni sociale vis-à-vis de nos descendants, une telle dégradation des matières nucléaires purifiées en déchets représenterait donc la négation d’une stratégie durable.

  •  Politique énergétique et sûreté nucléaire, par Pervès Jean-Pierre , le 26 novembre 2020 à 14h11

    L’autorité de sûreté nucléaire s’interroge sur le futur de l’ensemble des matières nucléaires valorisables (U de retraitement, U appauvri, thorium, …). Elle pèse lourdement pour une requalification générale en déchets de l’ensemble de ces matières, s’associant en cela aux demandes de groupes de pression antinucléaires et du Ministère de la Transition Ecologique.
    Il est bon de rappeler deux éléments essentiels
    -  Dès 2001 le Conseil d’état avait considéré que l’uranium appauvri n’est pas un déchet mais un produit obtenu à un stade intermédiaire d’un processus de transformation, ce qui est évidemment pertinent pour les autres matières potentiellement valorisables (voir les études du CNRS sur la filière thorium par exemple).
    -  Mais plus encore que la vision à long terme de la politique énergétique, elle-même étroitement liée à la politique climatique, est du ressort de l’Etat, et doit être bâtie avec l’obligation de laisser aux générations futures un panel aussi large que possible de solutions décarbonées.
    En ce sens il me semble que l’ASN s’exprime bien au-delà de ses missions, qui visent à veiller à la sûreté des entreposages ou stockages, et non à fermer de voies pour le futur. Ce faisant elle ignore qu’énergie et climat se gèrent sur un temps très long, et qu’ils doivent être appréciés en tenant compte de l’ensembles des paramètres utiles à une bonne gestion du futur, et non des seules contraintes de sûreté et sécurité nucléaires.
    Laissons à l’Etat la responsabilité de réserves stratégiques vitales. Il serait irresponsable d’assimiler, selon les critères actuels, ces matières à des déchets ultimes, dont la récupération ultérieure serait rendue quasiment impossible.
    Un temps de réflexion est d’autant plus nécessaire qu’il n’y a aucune urgence à en décider, alors que nous sommes en pleine crise économique et que ces matières sont correctement gérées, conformément à la réglementation.

  •  L’uranium appauvri ? Une réserve stratégique et non un déchet !, par Pervès Jean-Pierre , le 24 novembre 2020 à 15h00

    Avec 400000 tonnes d’uranium appauvri vers 2040 la France dispose d’une ressource précieuse :
    -  Pour une part approvisionnement en combustible mixte UO2-PuO2
    -  Sur la totalité du stock la possibilité dans le siècle à venir, en fonction de l’évolution du prix de l’uranium naturel, d’extraire par la voie de l’ultracentrifugation le reliquat de 235U de la première phase d’enrichissement. C’est près de huit à dix ans de nos besoins en combustibles nucléaires qui sont déjà en notre possession.
    -  Et également sur la totalité du stock la possibilité, dans des réacteurs de 4ème génération, les surgénérateurs, déjà démontrés en particulier en France, de nous alimenter pendant plus de 5000 ans en électricité non carbonée au niveau actuel.
    La ministre de l’environnement, chargée de l’énergie, semble vouloir fermer la porte à l’utilisation d’un stock stratégique considérable de combustible, et affirme en effet, sans démonstration, que la requalification en déchets de cet uranium appauvri est un enjeu de sureté́ nucléaire. C’est inexcusable de la part d’une ministre qui prône par ailleurs la préservation des ressources et le recyclage des matières.
    Cet uranium appauvri, faiblement radioactif, de volume extrêmement réduit en comparaison de son potentiel énergétique, est entreposé de manière sûre, sous le contrôle de l’ASN, sous forme d’un oxyde ininflammable et stable chimiquement.
    L’ASN, obéissant aux injonctions de la ministre « estime indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée dès à présent en déchet ». Mais elle reconnait que le stock d’uranium appauvri, « représente l’équivalent de millénaires de fonctionnement d’un parc de réacteurs rapides » et admet qu’il « devrait pouvoir être requalifiée en matière radioactive ». Bien que non chargée de la politique énergétique de la France, elle propose deux critères pour une requalification en déchet : répondre au contenu de la LTECV, qui ne couvre qu’une trentaine d’année et dont les défauts sont bien connus, et l’absence de perspective d’utilisation à l’horizon d’une centaine d’années. Ces deux critères sont inadaptés au temps long d’une politique énergétique et surtout aux incertitudes, sur plusieurs siècles, de l’évolution climatique.
    Parallèlement, la volonté d’élimination du nucléaire du mix énergétique national, s’oppose aux scénarios du GIEC et de l’Agence internationale de l’énergie qui soulignent l’importance du nucléaire et de l’électricité pour lutter contre le changement climatique.
    Face à cette irresponsabilité de la Ministre et à l’intrusion injustifiée de l’ASN dans la politique climatique (elle n’est en charge que de la sûreté des installations nucléaires et de la radioprotection), il est temps que le Président et le gouvernement s’emparent du sujet, et bloquent cette attaque détournée par le biais d’une discrète concertation post et préconsultation sur le PNGMDR.
    Il s’agit d’une question de politique climatique et énergétique à très long terme et la solution logique serait que l’état acquière ce stock et le transforme en réserve stratégique inaliénable. En faire un déchet serait un crime environnemental.
    PS : les déchets ultimes du nucléaires sont destinés à CIGEO, ce stockage géologique étant totalement inadapté à un « déchet » uranium appauvri, si par malheur la décision était prise. Par ailleurs quelle urgence ? En cette période de crise pourquoi vouloir lancer un chantier couteux de plus pour de seules raisons idéologiques.

  •   gestion des matières radioactives : enjeux, par Odile Rocher, commissaire-enquêtrice , le 24 novembre 2020 à 00h46

    Dans un contexte d’économie circulaire, je propose de ne pas opposer d’emblée "matières et déchets » qui s’inscrivent dans un continuum lié aux avancées techniques. Une telle distinction n’a pas, me semble t-il, sa place dans le tout premier paragraphe qui introduit les enjeux car elle atténue la portée du texte qui suit.
    Dans le continuum de l’économie circulaire, la matière radioactive devient déchet ultime lorsque plus aucune solution d’utilisation ou recyclage n’est possible. D’ailleurs, « le niveau d’exigence des mesures de sûreté, de radioprotection et de protection de l’environnement prises pour la gestion des matières radioactives ne diffère pas de celui qui est exigé pour la gestion des déchets radioactifs. » Les matières radioactives qui font l’objet d’une valorisation ou de projets de valorisation sont : uranium naturel, de retraitement, enrichi ou appauvri, plutonium, thorium et combustibles utilisés dans les réacteurs nucléaires.
    Ainsi, la gestion prudente et experte des matières radioactives repose sur trois principes :
    1. crédibilité du caractère valorisable des matières radioactives et communication sur les progrès scientifiques et techniques accomplis
    2. sûreté de l’entreposage et/ou du stockage des matières radioactives à court, moyen et long terme
    3. modularité des solutions techniques d’entreposage et/ou de stockage de matières radioactives.

  •  Enjeux de gestion des matières radioactives, par Odile Rocher, commissaire-enquêtrice , le 24 novembre 2020 à 00h45

    Dans un contexte d’économie circulaire, je propose de ne pas opposer d’emblée "matières et déchets » qui s’inscrivent dans un continuum lié aux avancées techniques. Une telle distinction n’a pas, me semble t-il, sa place dans le tout premier paragraphe qui introduit les enjeux car elle atténue la portée du texte qui suit.

    Dans le continuum de l’économie circulaire, la matière radioactive devient déchet ultime lorsque plus aucune solution d’utilisation ou recyclage n’est possible. D’ailleurs, « le niveau d’exigence des mesures de sûreté, de radioprotection et de protection de l’environnement prises pour la gestion des matières radioactives ne diffère pas de celui qui est exigé pour la gestion des déchets radioactifs. » Les matières radioactives qui font l’objet d’une valorisation ou de projets de valorisation sont : uranium naturel, de retraitement, enrichi ou appauvri, plutonium, thorium et combustibles utilisés dans les réacteurs nucléaires.

    Ainsi, la gestion prudente et experte des matières radioactives repose sur trois principes :

    1. crédibilité du caractère valorisable des matières radioactives et communication sur les progrès scientifiques et techniques accomplis
    2. sûreté de l’entreposage et/ou du stockage des matières radioactives à court, moyen et long terme
    3. modularité des solutions techniques d’entreposage et/ou de stockage de matières radioactives.

  •  Garder ce stock énergétique pour ne pas oberer l’avenir. , par POINT , le 22 novembre 2020 à 07h54

    L’uranium appauvri stocké ne constitue en rien un déchet. C’est une matière énergétique susceptible d’être utilisée comme "combustible" pour les générateurs nucléaires de génération 4 (les surgenerateurs) qui sont développés en Chine et en Russie.
    Pourquoi donc se priver de cette réserve énergétique pour les générations futures ?
    Rappelons que le surgenerateur de Creys Malville, abandonné par décision purement politique, il y a plus de 20 ans, était le prototype des surgenerateurs.
    Je ne comprends vraiment pas cette précipitation du MTES à fermer une piste d’avenir pour produire de l’énergie électrique propre et sûre avec une réserve de "combustible" inépuisable.

  •  Garder intact la ressource en uranium appauvri, par BALLOT François , le 20 novembre 2020 à 15h52

    Le stock d’uranium appauvri issu du retraitement du combustible usé, conservé sur le sol Français dans de bonnes conditions de sécurité, a une très forte valeur potentielle dans la perspective du développement des réacteurs de 4ème génération.
    Le fait qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de projet de construction de ce type de réacteur dans notre pays ne doit pas inciter nos gouvernants à changer le statut de ces matières pour en faire des déchets (même si selon l’ASN, ce changement de statut pourrait être réversible).
    La vision stratégique de la filière nucléaire couvre nécessairement le temps long et, que je sache, les perspectives de développement de surgénérateurs par la France sont toujours étudiées par le CEA.
    Il serait donc tout à fait incompréhensible de prendre une décision précipitée. On pourrait penser que cette décision à courte vue n’est dictée que par des préoccupations électorales, sous la pression des organisations anti-nucléaires.

  •  interdire les cimetières, par HOLUIGUE , le 19 novembre 2020 à 19h43

    La volonté est de décréter tout ce qui est issue du domaine radioactif supérieur à 10mSev/an comme dangereux.

    L’homme émet 0,4mSev/an, y compris lorsqu’il est mort. Je me permets donc de proposer les cimetières de plus de 25 personnes comme dangereux pour les humains.

  •  Déclassement des stocks d’U app. : Crime contre la Nation, par Michel Simon , le 19 novembre 2020 à 15h14

    L’intention avouée de classer tout ou partie du stock d’U appauvri, matière valorisable et déjà valorisée dans le MOX, confirme la volonté de saborder la richesse nationale que constitue la filière nucléaire.
    Après la suspension (ou l’abandon) d’Astrid, en catimini, faut-il y voir une tentative de concrétiser le choix politique -qui ne repose sur aucune analyse rationnelle- d’abandonner définitivement la filière des réacteurs à neutrons rapides?
    Les raisons invoquées pourraient prêter à sourire si l’enjeu n’était aussi grand.
    Le prix de l’Uranium est bas, et il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter et de développer de nouveaux types de réacteurs, nous dit-on. Qui sait quel sera le prix de l’Uranium en 2050 ou 2100? Personne. Dans un passé pas si lointain, les inspirateurs de ce projet clamaient que bientôt, l’Uranium serait rare et cher, et donc qu’il fallait abandonner le nucléaire !!
    Autre élément de justification : après les réacteurs actuels, viendra le temps de la fusion. On peut le souhaiter, et applaudir sans réserve le formidable travail fait par les équipes de ITER. Mais il faut rappeler que ITER est une étape de R&D, et comme toujours dans la recherche, le résultat n’est pas garanti. Comment un responsable politique peut-il garantir la sécurité d’approvisionnement du pays en électricité à long terme, en s’appuyant uniquement sur une hypothèse de résultat aussi fragile? Déraisonnable.
    Le stock actuel d’U appauvri est sans doute important. Il constitue en conséquence une richesse importante. Pourquoi vouloir la jeter, alors que l’on sait comment l’utiliser (pour autant qu’on veuille l’utiliser) et qu’il ne pose aucun problème de sureté? La Nation est-elle si riche?
    Au delà du "caprice" d’écolo que le MTES cherche à imposer, si cette initiative tendait à confirmer par l’affichage de cette gabegie que la France abandonne définitivement la filière RNR, un tel choix devrait impérativement être soumis au Parlement.
    Alors que la France a été leader mondial dans le domaine des RNR sodium, les avatars politiciens on fait perdre à notre pays ses compétences et ses moyens industriels. L’industrie nucléaire exige d’avoir une vision à long terme, et ne peut se satisfaire de palinodies politiciennes. Il faut donc espérer que le Parlement s’empare de ce dossier et fixe une politique industrielle pour la filière nucléaire, permettant d’élaborer une stratégie claire et pérenne, qui ne soit pas remise en cause à chaque alternance politique.
    En conclusion, s’il faut le confirmer, je suis résolument contre ce projet infondé et préjudiciable à la Nation tout entière.

  •  Avis de Sauvons le climat sur la gestion de l’uranium appauvri, par Claude Jeandron , le 17 novembre 2020 à 10h17

    Une aberration climatique : le MTES propose la mise au rebut d’une réserve nationale d’énergie considérable, l’uranium appauvri
    Sauvons le climat

    1 – Résumé et avis
    Alors que le gouvernement se révèle incapable de proposer une vraie politique climatique, souple, adaptable et à très long terme, ainsi qu’une vision du rôle du nucléaire, le Ministère de la Transition énergétique et Solidaire (MTES) propose, en catimini, dans le cadre d’une consultation sur le Plan national de gestion des matières et déchets nucléaires, de transformer l’essentiel de notre stock national d’uranium appauvri en déchets.
    Ce faisant il met en consultation un sujet technique très complexe, que la quasi-totalité des français ne connait pas, celui de l’utilisation par les générations futures d’un potentiel énergétique considérable, nous appartenant et déjà sur notre sol. L’uranium appauvri ouvre la voie, à partir de technologies de réacteurs nucléaires déjà largement étudiées et démontrées, à la production de milliers d’années d’électricité décarbonée, voire de chaleur. Cette production serait :
    -  sans impact sur le climat ni sur la pollution urbaine,
    -  et, ce qui est essentiel, elle est pilotable et servirait, comme aujourd’hui, à assurer l’équilibre et la stabilité du réseau électrique (contrairement aux énergies intermittentes).
    Ce faisant la Ministre rejoint le souhait d’organisations clairement antinucléaires, exprimé lors du débat précédent. Comment une ministre de l’environnement peut-elle faire fi de la préservation de ressources considérables et du bienfait du recyclage, avec l’appui d’associations se référant à l’écologie mais agissant, de fait, contre une politique climatique efficace ?
    L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui n’est pas compétente sur la politique énergétique nationale, a repris cette demande. Mais elle rappelle très justement que cet uranium est une réserve d’énergie sur des millénaires et estime, si la requalification de l’uranium appauvri en déchet était retenue, qu’elle doit rester réversible.
    En étant pragmatique :
    -  Il n’y a aucune urgence à réviser la doctrine actuelle d’entreposage sur la base d’une consultation volontairement précipitée et sans ambition climatique. Le succès du programme de transition énergétique est loin d’être assuré, particulièrement vis à vis des objectifs de lutte contre le changement climatique, et la crise économique ne justifie pas des dépenses non essentielles ;
    -  L’ASN pointe une vraie question qui est celle du contrôle à très long terme, du point de vue de la sûreté nucléaire, de matières stables, d’un volume limité, mais qui n’en sont pas moins radioactives, même si c’est faiblement.
    -  La seule solution logique serait la constitution d’un stockage stratégique d’une ressource énergétique (on parle de millénaires de ressources), l’Uappauvri, garantissant son accès aux générations futures, aux conditions requises de sûreté. Mais il n’y a pas urgence, les entreposages étant surs, et nous ne saurons que dans 30/50 ans si la dérive du climat est maitrisée.
    -  Il est évident que le stocker dans le stockage géologique CIGEO, programmé par la France pour ses déchets ultimes serait totalement inadapté. Il est en effet conçu pour rendre, une fois fermé, extrêmement difficile (voire impossible) toute réversibilité, réversibilité que préconise l’ASN.
    -  En conséquence l’ASN devrait, quand utile et sur propositions et en concertation avec les industriels concernés, proposer les critères de conception d’un tel stockage stratégique.
    Le ministère veut-il ignorer que la France reste un des leaders mondiaux du cycle du combustible nucléaire ainsi que des réacteurs de 4ème génération, capables de consommer cet uranium appauvri ? C’est l’industrie nucléaire, qui emploie 220.000 personnes, qui est à nouveau attaquée par la ministre.
    2 - 4000 ans d’électricité décarbonée mis au rebut sur demande du Ministère de l’environnement !
    Alors que la vision de la politique climatique et énergétique à long terme de la France reste très incertaine, le ministère de l’environnement, chargé de l’énergie, semble vouloir fermer la porte à l’utilisation d’un stock stratégique considérable de combustible, l’uranium appauvri, en l’assimilant à un déchet. Or cette réserve est capable de générer une énergie non carbonée et pilotable pouvant alimenter la France en électricité comme en chaleur pendant des millénaires. Qu’en est-il ?
    La France devrait disposer sur son sol vers 2030/2040 d’environ 400.000 tonnes d’uranium appauvri, essentiellement de l’238U. Il provient de nos usines d’enrichissement de l’uranium . Le stock mondial d’U appauvri sera alors voisin de 2 millions de tonnes.
    A moyen terme nous pourrons , lorsque le prix de l’uranium naturel sera plus élevé, réenrichir cet U appauvri . Trois cents grammes d’U enrichi ainsi produits pourront alors produire autant d’énergie qu’une tonne de pétrole. Les stocks actuels constituent aujourd’hui une mine domestique qui représente 7 à 8 ans de réserve stratégique par simple ré-enrichissement , peu couteux.
    A plus long terme, dans des conditions réalistes, correspondant à la transformation en 239Pu fissile par multi-recyclage de la moitié du contenu en 238U de cet uranium appauvri dans des réacteurs surgénérateurs , le stock disponible représentera un potentiel énergétique considérable :
    -  Au niveau mondial la production de 10 millions de TWh, soit 400 années de production annuelle d’électricité de la planète (25.000 TWh en 2019).
    -  Au niveau français 2 millions de TWh soit 4.000 années de production annuelle d’électricité (500 TWh en 2019). C’est dire que la position française est particulièrement favorable, grâce aux investissements consentis dans les années 1970/1990 pour constituer un cycle industriel nucléaire très complet, renforçant ainsi notre niveau d’indépendance énergétique.
    Et toute cette électricité serait produite sans impacts ni sur le climat, ni sur la pollution atmosphérique. Comment peut-on, face à l’immense difficulté du défi climatique, proposer de considérer ce potentiel, présent sur notre territoire et nous appartenant, comme déchet et non comme opportunité laissée aux générations futures ?
    3 - Une procédure de décision inadaptée
    S’appuyant sur les recommandations de l’AIE et du GIEC , réaffirmant le besoin d’une contribution significative du nucléaire pour atteindre la neutralité carbone, on aurait pu penser qu’une telle décision aurait dû être du ressort du Président et du gouvernement, s’appuyant sur les conseils avisés des académies et des organismes consultatifs compétents sur le climat.
    Il n’en est rien et cette requalification en déchet de ce trésor vient d’être engagée par le Ministère de la Transition écologique et Solidaire (MTES) en empruntant un chemin de traverse, dans le cadre de la préparation d’une concertation post-débat public, jusqu’au 3 février 2021, sur le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR), consultation qui ignore totalement la problématique du climat ou celle de notre indépendance énergétique.
    Le MTES affirme en effet, sans justification, que « la requalification en déchet de cet uranium appauvri est un enjeu de sûreté́ nucléaire, qu’il y a des doutes sérieux concernant sa valorisation et qu’il faudrait s’assurer que la charge de sa gestion n’incombe pas aux générations futures ». Il en conclut, ce qui est inacceptable, qu’il pourrait requalifier des matières énergétiques en déchets radioactifs, faisant fi de la doctrine de recyclage et de conservation des ressources naturelles que le MTES promeut par ailleurs.
    Cette tentative de requalification semble avoir pour origine des demandes réitérées des antinucléaires (Greenpeace, Fédération Nationale de l’Environnement, NEGAWATT) lors des réunions publiques tenues en 2018, lors desquelles ils avaient monopolisé la parole par une présence en nombre. Leur propositions furent reprises par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) et sa présidente dans leurs conclusions, sans réserve et sans souligner les inconvénients de cette orientation, pourtant vivement contestés par de nombreux intervenants sur la base de données indiscutables, que ce soit dans les réunions ou sur le site internet de la CNDP.

    4 - La position ambigüe de l’Autorité de Sûreté Nucléaire
    L’ASN, un des deux maitres d’ouvrage de ce PNGMDR (qui doit être révisé tous les 5 ans, soit dans 3 ans) a été saisie de cette question par le ministère et vient de publier un « Avis sur la gestion des matières radioactives et l’évaluation de leur caractère valorisable » .
    Dans cet avis l’ASN présente une position assez radicale, conforme aux vœux du ministre : « elle estime indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée dès à présent en déchet ». Elle atténue cependant ensuite cet avis en rappelant que le stock d’uranium appauvri, « représente l’équivalent de plusieurs millénaires de fonctionnement d’un parc de réacteurs rapides » (ce qui n’est pas anecdotique !), et en admettant que, « de manière symétrique, une substance qualifiée de déchet radioactif, mais présentant des perspectives nouvelles de valorisation fondées sur des hypothèses raisonnablement probables, devrait pouvoir être requalifiée en matière radioactive ». L’ASN s’appuie de notre point de vue sur deux principes contestables :
    -  « les projets retenus par les industriels pour étayer les perspectives de valorisation d’une matière radioactive doivent, en tout état de cause, être cohérents avec les orientations et échéances définies par la programmation pluriannuelle de l’Energie », soit seulement une trentaine d’années, ce qui est très court quand on analyse les cycles industriels de l’énergie et du nucléaire ;
    -  « l’absence de perspective d’utilisation à l’horizon d’une centaine d’années doit conduire à̀ requalifier la substance en déchet » ce qui est également bien court concernant la problématique du climat.
    Ces deux principes ne sont clairement pas judicieux quand on fait face à un réchauffement climatique qui s’étendra sur des siècles ou des millénaires, et quand on évalue les fragilités de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). L’objectif de neutralité carbone, comme l’indique le GIEC, semble inatteignable dans l’hypothèse d’un tout renouvelable (souvent adossé au gaz naturel), et si on considère les réserves en matériaux rares nécessaires à ces ENR.
    On peut également noter que l’ASN ne remet pas en cause dans son avis les entreposages actuels d’uranium appauvri. C’est en effet un matériau peu radioactif , stockable sous forme d’oxyde très stable (U3O8), dont le volume est faible en comparaison de son immense potentiel énergétique. Il est entreposé dans le cadre de règles de sûreté très strictes. Il n’y a donc aucune urgence alors que nous sommes plongés dans une crise économique sérieuse et que le nucléaire est confronté à la concurrence de productions d’électricité bénéficiant de subventions massives et n’ayant aucunes responsabilités sur l’équilibre du réseau.
    5 - Des difficultés certaines et un manque de vision stratégique
    Une difficulté, non soulignée par l’ASN, résulte de la doctrine adoptée par la France vis-à-vis des déchets ultimes (donc non réutilisables ou non recyclables). Pour ceux dont la demi-vie est très longue elle exige un stockage très sûr pour des générations futures, qui pourraient même en avoir oublié l’existence. Il est évident que stocker l’uranium appauvri dans le stockage géologique CIGEO, programmé par la France pour ses déchets ultimes serait totalement inadapté. Il est en effet conçu pour rendre, une fois fermé, extrêmement difficile (voire impossible) toute réversibilité, réversibilité que préconise l’ASN pour l’uranium appauvri.
    Cette question de la conservation à très long terme de ce trésor énergétique n’est pas une question de sûreté et de déchets, mais celle de la constitution d’un stockage stratégique d’une matière hautement valorisable pour les générations futures, dans des conditions sûres. Tant que la certitude d’un accès à très long terme à une énergie totalement décarbonée, gérable et supportable socialement et économiquement sans nucléaire n’aura pas été démontrée, l’uranium appauvri devrait être soit entreposé à long terme, soit, s’il était stocké, l’être dans des conditions adaptées à des ressources valorisables, aisément ré injectables dans le cycle industriel du combustible nucléaire.
    L’ASN aurait dû, dans son avis, examiner les conséquences de son injonction et devrait préalablement proposer, en concertation avec les propriétaires de l’uranium appauvri, une doctrine adaptée d’entreposage et/ou de stockage stratégique de ces matières énergétiques. Ceci devrait être d’autant plus facile qu’il n’y a pas urgence, que ces matières sont durables et stables, faiblement radioactives et compactes. Alors que notre pays (mais également tous les continents), se débattent dans une transition énergétique (on devrait plutôt dire climatique) difficile et extrêmement coûteuse, il serait irresponsable dans cette période de crise économique de précipiter l’industrie nucléaire dans des investissements qui ne présentent aucune urgence ni obligations de sûreté.
    L’avis de l’ASN révèle clairement par ailleurs les incertitudes résultant de l’incapacité du gouvernement à faire face à ses responsabilités en présentant une vraie vision, souple, adaptable et à très long terme de sa politique climatique et de sa vision du rôle du nucléaire. Comment le peut-il alors que ses ministres de l’environnement successifs sont tous des opposants dogmatiques et résolus à une électricité nucléaire dont les performances environnementales, et climatiques en particulier, sont remarquables. Faudra-t-il vendre à bas prix cet uranium appauvri aux chinois ou aux indiens pour éviter le coût non évalué d’un stockage définitif sous le vocable impropre de déchet ? La France voudra-t-elle, par un agissement à courte vue, poursuivre sa désindustrialisation et affaiblir un peu plus son indépendance énergétique ?
    6 - Conclusions : savoir gérer le futur dans l’intérêt des générations à venir
    Il est du devoir du politique de veiller à ce qu’une matière stratégique ne soit pas gaspillée alors qu’elle présente l’avantage considérable d’être nationale et de pouvoir alimenter des centrales électriques pilotables, pratiquement sans émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique (le CO2 en particulier). Le gouvernement doit s’appuyer sur des instances indépendantes et compétentes, et non céder à des groupes de pressions idéologues.
    Toute décision concernant ces réserves doit bien sûr prendre en compte les exigences liées à la sûreté, mais il faut rappeler à nouveau qu’il s’agit d’une matière peu radioactive, stable et entreposable sous une forme très sûre, un oxyde. Son volume, par rapport à son potentiel énergétique, est extrêmement faible et la sûreté des entreposages actuels n’est pas remise en cause.
    Il est évident que la requalification en déchet de l’uranium appauvri serait une faute inexcusable, contraire à tous les principes de bonne gouvernance des ressources d’un état. L’ASN pose une question justifiée, celle de la gestion à très long terme, séculaire, d’un ressource nationale, légèrement radioactive. La réflexion doit porter sur un stockage stratégique de cette ressource énergétique nationale, sous contrôle des génération futures, à leur pleine disposition et selon des critères de suretés proposés par l’ASN en concertation avec les propriétaires de l’U appauvri.
    C’est à l’Autorité de Sûreté de veiller à ce que ses deux observations sur le potentiel énergétique plurimillénaire de ces matières et leur requalification en matière soient prises en compte, avec un concept de stockage stratégique accessible et aisément réversible.
    C’est au gouvernement de ne pas se précipiter, sans évaluation des conséquences potentielles d’une stratégie destructrice, et de veiller à disposer pour se déterminer d’un retour d’expérience incontestable sur sa politique climatique actuelle, très probablement pas avant une cinquantaine d’années.
    Alors que des pays représentant plus de la moitié de la population de la planète ont choisi de développer l’énergie nucléaire (Chine, Inde, Russie, USA , pays du Moyen-Orient et de l’Est de l’Europe, …), la politique française concernant le nucléaire et son rôle dans la lutte contre le changement climatique est d’autant plus incompréhensible que le CEA et les industriels (EDF, Framatome, Orano) ont un acquis considérable sur le recyclage des matières nucléaires et les réacteurs de quatrième génération . C’est un patrimoine considérable, qui mérite d’être préservé.

    Pour lire le texte complet avec sources et commentaires, voir :https://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/etude_Perves_PPE_2018/201109_Avis_SLC_sur_requalification_U_appauvri_en_dechet_JPP.pdf

  •  Luranium appauvri:une richesse nationale , par GODDARD , le 13 novembre 2020 à 17h56

    L’uranium dit appauvri est celui qui résulte de l’enrichissement de l’uranium naturel afin d’en extraire l’uranium 235 fissile.
    Dans ce résidu il reste environ 1/3 d’uranium 235 par rapport à la concentration initiale.Il est donc essentiellement constitué d’uranium 238 .Ce matériau est un combustible pour 2 raisons :
    - A l’avenir on pourrait poursuivre l’enrichissement de l’U235 résiduel si le prix de l’uranium venait à flamber.
    - l’uranium 238 est un combustible non carboné que l’on utilise dans les surgénérateurs comme ceux que l’on a construit en France:Phénix et super phénix.La France a été pionnière dans la démonstration industrielle de cette filière dont on aura besoin vers 2040 2050 si on veut arriver à réussir la stratégie S.N.B.C. vers 2050.On a démontré qu’à ce titre la France possède alors un combustible pouvant assurer sa production d’électricité pilotable non carbonée pour des centaines d’année.
    Il serait donc suicidaire de considérer cet uranium appauvri comme déchet alors qu’il est au contraire un combustible précieux.Ce serait une faute politique majeure témoignant du peu d’intérêt manifesté par certains décideurs actuels pour l’avenir de notre pays et de la planète.
    Mais au pays des aveugles on dit que les borgnes sont rois.

  •  uranium appauvri, par Henry Francine , le 11 novembre 2020 à 18h34

    traiter l’uranium enrichi comme déchets , alors qu’il représente pour les générations à venir une ressource colossale autonome d’énergie bas carbone, est incompréhensible. C’est condamner les générations futures au retour aux énergies carbonées et dépendantes d’importation, c’est aussi les condamner à l’indigence énergétique, alors qu’on majore le rôle de l’électricité dans tous les domaines : mobilité, communication, robotisation etc... On attend plus de cohérence dans les décisions du gouvernement et de l’ASN l’étude d’un stockage approprié de lu appauvri comme matière nucléaire. Le comble serait de financer un stockage pour déchets ou de le vendre à des puissances étrangères. Désaccord total du contribuable que je suis.

  •  L’uranium appauvri sous-produit de l’enrichissement est un trésor., par Robert Baschwitz , le 11 novembre 2020 à 15h12

    Il sera le combustible des réacteurs à neutrons rapides, l’avenir, même si l’on n’a pas tous les éléments pour dire quand. Nombreux sont ceux qui souhaitent qu’on n’attende pas que l’U naturel devienne rare sur Terre. Autrement dit : des réacteurs à neutrons rapides peuvent utilement coexister quelques dizaines d’années avec les EPR. Il est raisonnable de s’y préparer, même plus activement que ce qui reste du programme ASTRID.

    Classer ces matières comme déchets serait une ineptie.

  •  L’uranium appauvri sous-produit de l’enrichissement est un trésor., par Robert Baschwitz , le 11 novembre 2020 à 15h09

    L’uranium appauvri sous-produit de l’enrichissement est un trésor.

    Il sera le combustible des réacteurs à neutrons rapides, l’avenir, même si l’on n’a pas tous les éléments pour dire quand. Nombreux sont ceux qui souhaitent qu’on n’attende pas que l’U naturel devienne rare sur Terre. Autrement dit : des réacteurs à neutrons rapides peuvent utilement coexister quelques dizaines d’années avec les EPR. Il est raisonnable de s’y préparer, même plus activement que ce qui reste du programme ASTRID.

    Classer ces matières comme déchets serait une ineptie.

  •  Gestion uranium appauvri, par René Perdriau , le 10 novembre 2020 à 14h16

    Le classement de l’uranium appauvri en déchet est absurde.

  •  Gestion uranium appauvri, par René Perdriau , le 10 novembre 2020 à 14h13

    Le projet de classer l’uranium appauvri en déchet est une absurdité. C’est priver notre pays d’ une réserve énergétique faible en émission carbone et donc de nous priver d’ une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.
    Il y a plus urgent comme mettre fin à l’ arnaqué financière des éoliennes et du solaire !!!

  •  L’avis ASN : des voyants extralucides ?, par René Daniel , le 9 novembre 2020 à 19h48

    L’avis de l’ASN est stupéfiant : elle se fonde sur une étude du CEA critiquable. Qui aujourd’hui est capable d’exclure des filières industrielles pour les 100 prochaines années ? Avec de tels raisonnements, il n’y aurait ni composants électroniques, ni même nos chères (€€€) batteries ou cellules photovoltaïques (encore plus chères).
    Il est donc urgent de ne pas obérer un stock énergétique qui ne pose aucun problème et qui, avec un parc RNR, selon le CEA, représente "l’équivalent de plusieurs millénaires de fonctionnement d’un tel parc"