EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Plan national d’actions en faveur de l’Estrée de Saint-Pierre (Polygala antillensis Chodat 1893) 2021-2025

Du 04/06/2021 au 30/06/2021 - 1 commentaire

Polygala antillensis est une chaméphyte de la famille des Polygalaceae, endémique de l’île de la Martinique. Elle est communément connue sous le nom d’Estrée de Saint-Pierre. P. antillensis n’était représenté en 2007 que d’un seul individu (Etifier-Chalono, communication orale) et qu’il n’existe aujourd’hui plus à l’état naturel (CBN Martinique, communication orale), en l’état des connaissances actuelles.
Ce PNA se prose de mettre en oeuvre des actions de conservation sur ce taxon endémique.

Polygala antillensis est une chaméphyte de la famille des Polygalaceae, endémique de l’île de la Martinique. Elle est communément connue sous le nom d’Estrée de Saint-Pierre.

Peu d’informations sont disponible sur cette espèce avant l’éruption de la montagne Pelée de 1902 (volcan de la Martinique). Actuellement, cette espèce est considérée comme étant « en danger critique d’extinction » (CR) selon le livre rouge des plantes menacées aux Antilles françaises (Bernard et al., 2014). Elle fait également partie des espèces protégées par un arrêté ministériel, sur la liste régionale de la Martinique depuis le 26 décembre 1998.

L’Estrée de Saint-Pierre n’est connue que d’une seule station depuis 1902, sur la côte sous le vent, sur un Morne à l’est de la ville de Saint-Pierre. Elle croit dans un habitat plutôt mésophile, les individus connus se trouvant sur un bord de route entourés de falaises et de végétations, à une altitude avoisinant les 100m. Cette station a malheureusement été fortement impacté par les défrichements répétés pour l’entretien des bords de la route. Ce sont, avec les conséquences de l’éruption de la montagne Pelée en 1902, les principales causes de raréfaction, voire d’extinction de cette espèce sur l’île de la Martinique.

Le bilan des connaissances, réalisé dans ce PNA, montre que P. antillensis n’était représenté en 2007 que d’un seul individu (Etifier-Chalono, communication orale) et qu’il n’existe aujourd’hui plus à l’état naturel (CBN Martinique, communication orale), en l’état des connaissances actuelles.
Il existe très peu de données sur sa biologie, sa niche écologique réelle, ainsi que sur son rôle fonctionnel au sein de son écosystème originel. Il est alors indispensable de mettre en œuvre des actions de conservation sur ce taxon endémique.

Afin de sauvegarder au mieux P. antillensis, il est urgent d’améliorer les connaissances sur cette espèce et sur son habitat naturelet de proposer des actions de conservations adaptées.
Ainsi, les objectifs des actions proposées dans le PNA sont :
• mettre à jour l’état des connaissances sur la biologie, l’écologie, la génétique et la répartition de l’espèce ;

• maintenir et développer les collections ex-situ en favorisant la multiplication à partir des semences ;

• procéder à une réintroduction de l ’espèce dans un habitat favorable à son développement et suivre l’évolution de ces populations ;

• améliorer l’image et la connaissance de l’espèces et ainsi ses problématiques de conservation auprès du grand public, des propriétaires et des gestionnaires.

Les quatorze fiches actions proposées sont cohérentes au vu de l’état des connaissances sur ces espèces et ces habitats.

La mise en œuvre du PNA est coordonnée par la direction de l’environnement, de l‘aménagement et du logement (DEAL) de la Martinique et l’animation est confiée au Conservatoire botanique national de Martinique.

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné un avis favorable le 7 avril 2021 sur ce PNA.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception. Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.

La consultation est ouverte du 3 juin au 30 juin 2021.


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