EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Plan national d’actions en faveur de l’Apron du Rhône

Du 05/11/2020 au 30/11/2020 - 34 commentaires

L’apron du Rhône est une espèce endémique très menacée du bassin du Rhône. Le Plan national d’actions (PNA) 2020-2030 qui lui est consacré fait suite à un premier PNA mis en œuvre entre 2012 et 2016.

Le Plan national d’actions (PNA) en faveur de l’apron du Rhône 2020-2030 est consacré à cette espèce endémique du bassin du Rhône. Il fait suite à un PNA mis en œuvre entre 2012 et 2016.

L’apron du Rhône figure parmi les espèces les plus menacées d’extinction sur les territoires français et suisse. L’apron a vu ses populations décliner au cours du XXème siècle. En 1900, l’espèce était encore présente sur 2200 km de cours d’eau, alors que dans les années 80 seulement 380 km étaient encore peuplés, d’après Boutitie qui a dressé le premier état des lieux.

La responsabilité de la France vis-à-vis de la sauvegarde de ce poisson, où se situe la majeure partie des populations, est très importante. L’apron est une espèce exigeante et constitue de ce fait non seulement un indicateur reconnu de la fonctionnalité des milieux mais il s’agit également d’une espèce parapluie. Sauvegarder cette espèce emblématique participe à la préservation des cours d’eau et des biocénoses.

L’apron du Rhône fait l’objet d’efforts pour sa conservation depuis de nombreuses années. Plusieurs programmes se sont succédé :

- le programme Life apron I qui a permis d’acquérir les bases de connaissance pour définir une stratégie de conservation. Seules 2 populations importantes étaient encore identifiées dans les bassins de l’Ardèche et de la Durance.

- le programme Life apron II qui a eu pour tâche la mise en œuvre de cette stratégie avec notamment la recherche des populations d’apron, l’aménagement de premières passes à poissons adaptées à l’apron, des études pour approfondir les connaissances sur la biologie et les comportements de l’espèce, la communication… Le linéaire de présence estimé était alors d’environ 240 km en 2010.

- le premier plan national d’actions en faveur de l’apron a permis de poursuivre les actions initiées et dresse un bilan positif puisque le linéaire de présence estimé était d’environ 350 km en 2017.

Ces actions commencent à porter leurs fruits grâce à l’amélioration des conditions de milieux et des connaissances sur la répartition de l’apron. Toutefois, certaines menaces et pressions sont toujours présentes. Ces résultats encourageants sont donc fragiles et nécessitent d’être consolidés.

Ce nouveau plan national d’actions d’une durée de 10 années a donc pour objectifs de conserver les populations existantes et de contribuer à leur extension avec l’ambition de permettre la reconnexion des populations du sud du bassin et que l’apron fasse son retour sur le Rhône.

Le PNA est piloté par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) d’Auvergne-Rhône-Alpes et animé par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) Rhône-Alpes. Il concerne trois régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté.

Le CNPN a donné un avis favorable au projet en date du 26 juin 2020. Ses remarques ont été prises en compte.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception. Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.

La consultation est ouverte du 5 novembre au 30 novembre 2020.


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Commentaires
  •  Favorable au P.N.A. en faveur de l’Apron du Rhône : il doit être absolument sauvé, par Françoise Hochard , le 29 novembre 2020 à 16h56

    Favorable au P.N.A.
    L’Apron du Rhône a actuellement, en 2020, le statut d’espèce en danger d’extinction, au niveau France et d’espèce en danger critique d’extinction au niveau mondial : des efforts sérieux de préservation sont donc toujours d’actualité et d’extrême nécessité :
    - amélioration de la qualité de l’eau, lutte contre les pollutions diverses. C’est d’ailleurs valable pour toutes les autres espèces qui cohabitent.
    - préservation des habitats et des lieux de reproduction.
    - arrêt des surpêches dévastatrices ( c’est quand même grave l’aberration de surpêcher une espèce classée en voie d’extinction !!!)
    - amélioration des barrages afin qu’ils deviennent franchissables pour les Aprons et libérer ainsi les échanges et la circulation.
    - etc.
    Notre vraie richesse se trouve dans la nature vivante, radieuse et foisonnante au fil de l’eau...

  •  Favorable, par corfa , le 27 novembre 2020 à 21h03

    Il est important de protéger l’Apron et tous les milieux dans les quels il peut prospérer.

  •  Sauvetage de l’Apron mais aussi de nos cours d’eau, par MOUGIN Gérard , le 23 novembre 2020 à 17h05

    Plan d’action pour la préservation de l’Apron. Avis favorable. Toutefois, pour protéger l’Apron il faut être plus efficace… Les études c’est bien mais les actions c’est mieux ! Il aura totalement disparu que nous en serons encore à faire des études. Sa quasi disparition n’est due qu’aux actions et influences anthropiques qui ont pollués gravement les cours d’eau. Et pour l’instant rien n’est fait pour améliorer leur qualité. Comme toujours ont tergiverse et on repousse les décisions et les actions ! Dans le Doubs suisse et en aval on se demande s’il en reste à ce jour alors qu’il y a trois ans il était encore observé. Pour info, il y a cinquante ans il était présent sur le pays de Montbéliard cinquante kilomètres en aval… Il faut absolument agir sur la pollution des cours d’eau, seul moyen de conserver l’Apron et, accessoirement, les autre populations piscicoles elles aussi gravement déficitaires et, enfin sur la potabilité de l’eau qui coûte si chère aux collectivités.

  •  Favorable à la préservation. , par Arnold David , le 14 novembre 2020 à 10h32

    Ne laissons pas disparaître ces espèces qui sont la richesse des lieux où nous vivons.

  •  Favorable, par Dominique , le 13 novembre 2020 à 19h12

    La protection et de la préservation de la Nature doit être la priorité.

  •  Favorable , par GNAGNI R. , le 13 novembre 2020 à 19h07

    Bonjour,

    La France doit continuer son travail dans la conservation à long terme de cette espèce en danger.

    Je suis totalement favorable à ce second PNA.

    Cordialement

  •  Avis favorable, par GASTON , le 13 novembre 2020 à 10h21

    Je suis favorable mais je pense qu’il faut une réelle ambition et surtout enfin encadrer les pratiques de pêche invasives et dévastatrices (pour celles qui le sont).

  •  Une évidence , par Guillaume , le 12 novembre 2020 à 22h04

    Tout défenseur de la nature doit être favorable à la protection de ce poisson et par conséquence la protection de toute la faune aquatique. Les ravages des pêcheurs professionnels seraient également à étudier...sur certains secteurs, c est un fléau.
    Pour l avenir de la pêche de loisir et la protection du milieu, toutes les initiatives comme celle ci seront les bienvenues.

  •  Preservons la nature, par SAIZ , le 12 novembre 2020 à 21h44

    Bonjour,
    La protection des poissons des cours d’eau passent par la préservation des lieux de reproduction, par l amélioration de la qualité de l’eau, etc. Les mesures sont connues depuis au moins 30 ou 40 ans et elles sont simples sur le papier : limiter l’impact de notre société sur les environnements naturels. Et oui, il convient absolument de ne pas se cacher la vérité : la nature se débrouille bien mieux que l’homme pour la préservation de la diversité des milieux. De TOUS les milieux sans distinction. Des espèces ont disparues et des espèces vont disparaître. Disparition naturel? Ou disparition à cause de nos activités? Il me semble important de ne pas prendre de raccourci pour repondre a cette question. Les détracteurs du silure vont trouver l occasion de l incriminer. Les dernières études pourtant sur l’impact de ce poisson ne vont pas dans ce sens (un résumé des connaissances : https://www.federationpeche.fr/151-le-silure-un-geant-si-encombrant-.htm#:~:text=L’impact de la prédation,mettre ces derniers en danger.&text=Le silure peut consommer 50,en péril le peuplement piscicole.). Donc ATTENTION, ne cherchons pas un coupable pour nous dedouaner d’un mode vie qui ne préserve pas la nature. Protégeons l’Apron et protégeons les poissons. La nature est notre plus grande richesse.

  •  Protection de l’apron du Rhône, par Frugier , le 11 novembre 2020 à 20h12

    Bonjour, je suis évidemment favorable à une étude objective et un plan d’actions concret pour protéger l’apron du Rhône. Pour cela, il me semble essentiel que soit écarté de ce travail de réflexion tout acteur professionnel de la pêche, et qu’il y ait une grande vigilance quant au lobby que quelques uns voudraient exercer. Il ne faudra pas se tromper d’objectif, ni de cible. Les études environnementales devront et les actions devront se poursuivre hors de tous préjugés.

  •  Pour la protection de l’apron, mais pas que l’apron..., par Thomas eric , le 11 novembre 2020 à 17h27

    Bonjour,
    Je suis pour la protection de l’apron, pour ceci, il faudrait revoir la politique sur la qualité des eaux ainsi que sur la libre circulation des poissons, de plus sur certains secteurs, la pression de pêche par les pêcheurs professionnel est inacceptable de nos jours, en effets les professionnels non aucun respect pour les poissons et posent leurs filets sur des zones de replis ou de reproduction des poissons , la protection de ces zones et l’interdiction de la pêche professionnel peuvent sans aucun doute aider à la préservation de beaucoup d’espèces de poissons dont l’apron.

  •  globalement favorable à un plan national d’actions, par Laurent OSSWALD , le 11 novembre 2020 à 17h26

    Je suis favorable à un plan d’action national ayant pour but de protéger l’apron du Rhône.

    Ce plan d’action doit en priorité concerner les facteurs qui impactent le plus cette espèce, particulièrement sensible aux modifications physiques et biochimiques de son milieux. Il est donc primordial de lutter en priorité contre les diverses pollutions qui détruisent les cours d’eau, que ca soit celles liées à l’agriculture ou à l’industrie. Des sanctions exemplaires doivent être prises, il suffit de prendre les divers cas de pollution majeure observés cette année et les peines qui sont allées avec pour vite comprendre que les sanctions actuelles ne font pas peur aux pollueurs…
    L’autre sujet inévitable concerne les barrages, dont l’impact sur toute la biodiversité est indéniable. Il faut restauré la continuité écologique, car en plus de modifier les débits des cours d’eau, ils participent également à la dégradation des milieux aquatiques en bloquant le flux des sédiments et en produisant du méthane et du CO2 responsables de la modification du milieu et du développement d’algues nocives pour les diverses espèces.

    Il est clair que l’homme est encore une fois le principal responsable du déclin dramatique de cette espèce, comme de beaucoup d’autres, arrêtons de chercher d’autres coupables pour nous dédouaner comme le silure ou autres prédateurs, surtout que le silure glane n’est pas ou très peu présent dans les zones où vivent les aprons.

    Il serait bon de redonner une vraie légitimité en France aux zones Natura 2000 et à la directive habitats car de trop nombreux exemples nous montrent qu’elles sont plus là pour se donner bonne conscience qu’autre chose au vu du nombre et de la nature des dérogations impactantes qui sont autorisées chaque année dans ces zones.

  •  L’Apron ne doit pas disparaître ! , par Maurs Jean-Charles , le 11 novembre 2020 à 17h05

    Ce poisson dont j’ai découvert l’existence par le biais de cette consultation publique est une espèce de plus sur la liste des espèces en voie d’extinction et il est vital pour la bio diversité de nos cours d’eau de mettre tout œuvre pour tenter de la préserver. D’autan que l’Apron est un bio indicateur donc un révélateur de l’état de nos cours d’eau.
    Le protéger c’est protéger nos rivières (pollution, pêche commerciale...)
    Il en va de notre avenir et de celui de nos enfants. L’eau est à la base de la vie sur Terre et la sauvergarde de l’Apron serait un signal positif, un espoir pour l’avenir
    Cordialement

  •   DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES donne un avis globalement favorable au Plan d’action pour la préservation de l’Apron du Rhône., par Association Défense Milieux aquatique , le 11 novembre 2020 à 15h01

    DÉFENSE DES MILIEUX AQUATIQUES donne un avis globalement favorable au Plan d’action pour la préservation de l’Apron du Rhône.

    Néanmoins L’Apron du Rhône (Zingel asper) est un poisson d’eau douce de la famille des percidés. Il est endémique du bassin Rhône-Méditerranée-Corse et dans quelques cours d’eau de Franche-Comté : Doubs franco-suisse, Loue. Il aurait récemment disparu de la Lanterne et de la confluence Doubs-Loue. Sa quasi disparition est très largement due aux actions et influences anthropiques qui ont pollué gravement les cours d’eau.

    Des mesures permettant l’amélioration de la qualité des eaux sont plus qu’envisageable si on veut espérer retrouver une population stable et qui perdure . Il serait également envisageable de durcir les sanctions relative à la pollution de nos milieux sinon tous les effort menés par ce projet Life seront balayés du jour au lendemain .

    L’Apron du Rhône est aussi soumis a un autre paramètre important de la reconquête des milieux qui ne concerne pas que cette espèce , ce sont les obstacles à la continuité écologique, (barrages , seuil de franchissement) bête noire des espèces migratrices également. Des efforts doivent être mis en place quant aux obstacles à la continuité écologique , le manque de passe à poissons adaptée aux espèces qui les franchissent doit être également une priorité .

    Ensuite nous nous devons d’intervenir quand au ciblage du silure dans je cite « Certaines espèces par leur comportement, leur mode de vie ou potentiellement la transmission de maladies, sont susceptibles d’impacter significativement les populations d’aprons. Parmi elles, sont citées le gobie à tâches noires qui suscite le plus d’inquiétude, le silure, ou encore l’écrevisse signal » . Le simple fait de qualifier le silure glane « d’espèce invasive » à la page 8 est une grossière erreur : aujourd’hui le silure glane silurus glanis n’est pas classé comme une « espèce de poisson susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques », à la différence de la perche-soleil et du poisson-chat Ameiurus melas avec lequel il ne doit pas être confondu ( Article R432-5 du code de l’environnement). Par exemple, en Bretagne, le silure n’occasionne pas de dysfonctionnements au sein de l’écosystème car les autres espèces, notamment le brochet, ont assez de ressources en espèces fourrage.

    De plus, les habitats de l’Apron du Rhône se situent plutôt dans des zones à proximité de la 1ère catégorie , La température optimale de l’eau pour les poissons de première catégorie se situe à 13°. Or le Silure glane n’évolue pas dans des zones où la température de l’eau est aussi fraîche, son métabolisme ne lui permettant pas. Si le silure parvient a atteindre ces zones , c’est qu’elles se sont réchauffées avec l’actuel changement climatique. Le silure apparaît trop souvent comme le bouc-émissaire idéal pour ignorer des problématiques qui risqueraient de nuire à l’économie de quelques-uns .

    Il existe pas moins de 17 aires NATURA 2000 dédiées en particulier à la protection de l’Apron du Rhône. Nous estimons que le principe de l’aire NATURA 2000 est malheureusement plus efficace pour produire du papier et des rapports que de réels progrès pour les espèces théoriquement protégées. La directive Habitats est malheureusement victime d’une transposition française très médiocre où les activités impactantes ne sont évaluées en pratique que lorsqu’elles figurent sur des listes « positives » énoncées par le III et le IV de l’article L414-4 du code de l’environnement. Ceci aboutit trop souvent à des autorisations qui n’auraient jamais du être accordées. Il nous semble que le Plan National d’Action pour l’Apron devrait aussi agir pour améliorer le taux d’application de cette fameuse directive, notamment en exigeant l’application du VI de cet article qui énonce que des activités litigieuses ne peuvent être autorisées « s’il en résulte que leur réalisation porterait atteinte aux objectifs de conservation d’un site Natura 2000. » Cette petite phrase est une piste juridique devrait aider l’Apron du Rhône. Cette remarque rejoint directement la critique du CNPN concernant les actions 7A et 9.

    Nous espérons donc que tous ces paramètre seront pris en compte pour la sauvegarde de cette espèce sensible et que les mesures annoncées permettront de regagner sa répartition d’antan .

  •  L’apron du Rhône, par Melvyn , le 11 novembre 2020 à 10h29

    Bonjour,
    Favorable bien évidemment a la protection de l’apron.
    Malheureusement les consultations publiques sont pas assez relayé pour que notre parole soit entendu. Nous ne sommes pas pêcheurs pro nous n’avons pas cette chance au niveau parole. Nous sommes des pêcheurs de loisirs passionnés qui depuis des années constatons la raréfaction de toute les espèces. Le brochet est classé comme espèces en voie de disparition allons nous attendre d’arriver a un seuil critique pour "faire" quelque chose. Aujourd’hui bâtons nous pour nos cours d’eau en France. La pêche sportive et loisirs peut avoir un bel avenir enfin je l’espère

  •  Interdiction de la pêche pro pour commencer !!, par Sebastien , le 11 novembre 2020 à 10h13

    Bien sûr pour la protection de l’espèce. Je suis un simple pêcheur avec des réflexions très simples.

    Les études c’est bien les actions mieux. Pourquoi ne pas interdire simplement la pêche professionnelle dans les eaux intérieures. Notre fleuves n’a pas besoin de ça et à qui profitent cette pêche professionnelle?

    La pêche professionnelle au filet ne sélectionne pas les poissons et à ma connaissance presque ou pas de contrôle sur cette pêche.

    On parlent tous d’écologie de protection des espèces de continuités écologiques mais on autorise la pêche professionnelle au filet dans les fleuves. <br class="manualbr" />

    _

  •  intéressant, intéressé mais quelques interrogations, par Alexandre LIVET , le 11 novembre 2020 à 09h16

    Il est certain que la protection d’une espèce patrimoniale est importante, les travaux antérieurs semblent être très sérieux, avec l’identification de clusters définissant plusieurs populations distinctes... Il serait intéressant de savoir à quelle échelle de temps s’est faite cette distinction (il me semble que les outils existent actuellement) pour savoir si c’est à échelle humaine ou pas. En effet, si c’était à échelle humaine, lié à des perturbation anthropiques, ces clusters n’en seraient pas vraiment et ça pourrait modifier la réflexion pour savoir à quelle échelle géographique il faut intervenir et, peut-être considérer des groupes de clusters comme une seule population.

    Je m’inquiète aussi du fait que dans pas mal d’études, le désir de faire classer le silure nuisible soit de plus en plus pressant, avec un rapprochement de chercheurs soucieux de trouver des financements, et des pêcheurs professionnels soucieux de prélever toujours plus alors que l’état ecologique de nos cours d’eau se dégrade, ceux-ci parfois débouchent sur des conclusions plus qu’approximatives dans des rapports avec des résultats qui ne sont jamais valorisés dans des revues scientifiques, évitant ainsi tout jugement scientifique par un comité de relecture. Ce doute est d’autant plus présent quand un autre prédateur a vu sa population exploser ces dernières années, sans être mentionné nulle part : le Phalacrocorax carbo sinensis, le Grand cormoran. Je le conçois, beaucoup de groupement idéo-écologistes pourraient s’en offusquer, mais on doit ici se baser sur des des faits et il est également en droit de s’interroger sur l’impact que pourrait avoir une telle espèce qui sur certaines rivières peu éloignées a vu certaines espèces de poissons réduites de 90% (la Reuss en Suisse par exemple, Erich Staud, 2000, Fishnetz-info n°5, p31-33).

    Ensuite, il y a le cout. On nous demande de se prononcer sur un projet non chiffré, ou du moins dont le chiffrage n’est pas présenté. J’admet que le cout à notre échelle de petits salariés sera forcément (nécessairement) énorme, mais ça reste un élément non négligeable. Ainsi, je suppose que les financements on été déjà obtenus, si on en est à cette étape, ou du moins en partie, certains peuvent être européens, nationaux, privés?

  •  Le plus grand prédateur de la nature, par Careme Philippe , le 11 novembre 2020 à 08h46

    Comme mon titre l’indique, l’homme est le plus grand prédateur de la nature, il veux réguler, il bouleverse tout et les pollutions diverses ont bien donné la main à ce dérèglement général. Nous vivons un moment historique avec ce virus Covid et nous vivrons un scandale sanitaire grâce au Rhône avec une pollution invisible de l’eau qui se retrouve dans les rizières, les cultures fruitières, les vignes, les cultures céréalières, les abreuvoir de chevaux, bovins et je passe les sandres et silures qui se retrouvent dans les assiettes. Pauvre humain que nous sommes.

  •  Le plus grand prédateur de la nature, par Carême Philippe , le 11 novembre 2020 à 08h45

    Comme mon titre l’indique, l’homme est le plus grand prédateur de la nature, il veux réguler, il bouleverse tout et les pollutions diverses ont bien donné la main à ce dérèglement général. Nous vivons un moment historique avec ce virus Covid et nous vivrons un scandale sanitaire grâce au Rhône avec une pollution invisible de l’eau qui se retrouve dans les rizières, les cultures fruitières, les vignes, les cultures céréalières, les abreuvoir de chevaux, bovins et je passe les sandres et silures qui se retrouvent dans les assiettes. Pauvre humain que nous sommes.

  •  APRON DU RHÔNE, par Bouillot Patrick , le 11 novembre 2020 à 08h44

    Comment voulez vous protéger un poisson parmi d’autres ?? Des dizaines de kms de filets sur les lieux d’extension de ce poisson, et vous allez me faire croire que ce milieu de la pêche professionnelle va respecter un poisson, ???? Alors commençons déjà par permettre à toutes les espèces de poissons de se développer, commençons déjà à éviter les pollutions, le fleuve est en train de se vider de ses habitants à cause de l’argent qu’il génère pour une toute petite fraction de personnes avec l’aval de nos instances. Faites cesser ce pillage, après, nous pourrons investir dans la protection de ce poisson.