EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Deux projets d’arrêtés 1) fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) et 2) fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 1175 commentaires

Contexte général

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire ». Toutefois des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups.

L’augmentation importante de la prédation (plus de 11 000 animaux domestiques en 2017), en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire d’expansion, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention pour renforcer la défense des troupeaux lorsque les autres mesures de protection ne suffisent pas à contenir la prédation.

Le cadre actuel d’intervention sur la population de loup est constitué de l’arrêté cadre du 30 juin 2015 qui fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il définit les types de tirs autorisés pour la défense des troupeaux et la lutte contre la prédation. Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable.

Cet arrêté « cadre » est complété chaque année par un arrêté « plafond » dans lequel le nombre maximum de loups pouvant être détruits est fixé par les services du ministère en se fondant sur les données du suivi hivernal de la population de loup fournies par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Dans le cadre du bilan du plan national d’action qui s’achève fin 2017 et des travaux de la démarche prospective Loup à l’horizon 2025/2030, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées afin d’éviter que le plafond de loups pouvant être détruits soit atteint avant la fin de la période, tout en reconnaissant aux éleveurs le droit de défendre leurs troupeaux en cas d’attaque.

Contenu des textes :

1°) Le projet d’arrêté « cadre » propose les évolutions suivantes :
- possibilité de gérer les tirs de loups sur une période calée sur l’année civile pour éviter l’atteinte du nombre maximum de loups pouvant être abattus au moment de la montée en estive des troupeaux ;
- priorité donnée aux tirs de défense, utilisables toute l’année, et limitation des tirs de prélèvement à la période entre le 1er septembre et le 31 décembre et principalement sur les zones ayant subi de nombreuses attaques ;
- mise en place par le préfet de département d’un suivi des dommages dus au loup sur les troupeaux d’animaux domestiques permettant d’évaluer l’importance et la récurrence des attaques, afin de procéder à un sélection de territoires où les tirs de prélèvements et de prélèvements renforcés de loups peuvent être autorisés ;
- possibilité de réaliser des tirs d’effarouchement (non létaux) sans formalité administrative en l’absence de mise en place de mesures de protection des troupeaux ;
- conditions d’accès aux tirs de défense (simple et renforcée), uniformisées quelle que soit l’ancienneté de la colonisation des territoires ;
- suivi d’une formation de 2 heures pour la réalisation de tirs de défense renforcée ;
- obligation d’envoyer chaque année à la DDT le registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de prélèvements ;
- meilleure lisibilité de la section relative aux tirs de prélèvements avec une présentation harmonisée avec celle des tirs de défense ;
- définition d’un régime spécifique d’intervention sur certains fronts de colonisation où la mise en œuvre des mesures de protection présente des difficultés importantes.

2°) Le projet d’arrêté « plafond » définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus en se basant sur les résultats de l’étude scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France réalisée en 2016.

Pour 2018, ce nombre est fixé à 40 spécimens. Il sera actualisé au printemps de l’année 2018, une fois connu le nouvel effectif moyen de loups fourni par l’ONCFS.

Pour les années suivantes, ce plafond correspondra à 10 % de l’effectif recensé, avec une actualisation annuelle au printemps. L’arrêté « cadre » prévoit des dispositions afin d’éviter que le plafond de destruction ne soit atteint trop précocement en cours d’année ; néanmoins, si ce plafond venait à être atteint, il est prévu la possibilité de mise en œuvre des tirs de défense (simple ou renforcée) dans la limite de 2% de l’effectif moyen de loups.

En cas de situation exceptionnelle, afin d’assurer en permanence la protection des troupeaux domestiques, les tirs de défense simple pourront être autorisés par le préfet au-delà des plafonds de destruction. Si des loups sont détruits en application de cette disposition et si l’évolution de la dynamique de la population de loups le nécessite, il en sera tenu compte l’année suivante.

Le dernier bilan hivernal de l’ONCFS (2016/2017) décrivant l’état de la population de loup fait état 57 zones de présence permanente (dont 44 meutes) pour un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402). Le suivi estival 2017 recense 63 zones de présence permanente (dont 52 meutes), soit une progression de plus de 14 % dans l’année.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  NON à la destruction des Loups, par Alain Jacquet , le 22 janvier 2018 à 17h59

    NON à la destruction des Loups.
    Les lois de protection de la nature, françaises et européennes doivent être respectées comme toutes les lois de la République. Le Loup est une espèce protégée, son retour naturel est une chance pour nos écosystèmes. Le pastoralisme peut s’accommoder de la présence du Loup, les moyens sont a mettre pour soutenir cette profession, pas pour tirer des Loups ! L’équilibre écologique fait que les tirs sont inutiles : les populations de prédateurs s’adapteront !
    Et que dire d’un pays qui paye pour indemniser les dégâts de sanglier et qui payerait pour détruire leurs prédateurs naturels, les Loups !

  •  Se servir de l’intelligence naturelle des loups, et de plus, ne pas les accuser à la place des chiens errants., par JMMOREL , le 22 janvier 2018 à 17h02

    Je serais bref.

    Les loups sont une espèce intelligente ayant une culture transmise de générations en générations, capable d’apprendre et de se transmettre qu’on ne touche pas aux animaux de l’Homme, ceci de la même façon que cette espèce évite toute rencontre avec l’Homme.

    Les loups qui s’en prennent à un troupeau sont donc des loups hors-culture et délinquants (pas délinquants pour nous mais pour les autres loups). Dans ces conditions, à l’Homme de clairement poser les "règles intelligibles du point de vue des loups", et tout ira mieux. A l’Homme de rappeler à la communauté des loups qu’en cas du non-respect des distances, il y a le prix fort à payer pour eux (le loup récidiviste doit être abattu en flagrant délit).

    Un jeune inexpérimenté qui approche un troupeau, doit être averti par un coup de fusil en l’air ; s’il a compris/appris du premier coup, il ne reviendra jamais... Dans le cas contraire où il revient, il doit être abattu et surtout laissé au sol plusieurs jours, le message passera pour toute sa meute. La paix sera rétablie pour une très longue période, voir plusieurs années si cela c’est passé intelligemment.

    PS Je suis opposé aux prélèvements en dehors de ce que je préconise ci-dessus ; puisque contre-productif, dans la mesure où les loups s’autorégulent et il ne faut surtout pas supprimer les loups dominants, seuls garants du respect des règles précédemment établies entre l’Homme et les loups.

  •  plan d’action national sur les loups et les activités d’élevage, par Grange pascal , le 22 janvier 2018 à 16h45

    Un plan national déséquilibré par rapport aux enjeux réels.
    On incrine les loups alors que les dommages aux troupeaux son dus en réalité à des chiens errants retournés à l’état sauvage et qui procède en petits groupe de quelques individus.

  •  stop aux tirs de loups, par Hélène , le 22 janvier 2018 à 16h12

    Rien ne change... Les mêmes mesures sont mises en avant : tuer les loups même en période de reproduction et d’élevage des jeunes, possibilité de tuer des loups alors qu’aucune attaque n’est constatée. Le nombre de loups pouvant être tué est en augmentation : la viabilité de l’espèce n’est pas garantie.
    Pourtant nous savons que les tirs sont inefficaces, contrairement à la protection des troupeaux. Il faut privilégier les mesures de protection plus que les tirs. Mais il ne faudrait pas trop en demander à la FNSEA.. Ces mesures ne visent qu’à contenter le lobby agricole, aux dépens des loups, espèce PROTEGEE. C’est lamentable.

  •  Trop de Tirs alors que l’on doit aussi protéger la population des loups..! Incohérent., par Brachman elsa , le 22 janvier 2018 à 16h12

    L’espèce Reste classée menacée et on ne voit toujours pas de réel projet , actions visant sa protection par contre on voit une généralisation et une facilitation des tirs qu’ils soient simples où renforcés partout et....hallucinant , sans qu’aucune attaque n’ait été constaté sur le troupeau concerné ...Donc comme d’habitude on règle encore et toujours par les tirs...et Vous comptez sur le bon sen et le respect qu’a le monde de l’élevage pour la faune sauvage ici un prédateur ?
    on propose aussi des dérogations pour recourir aux tirs pour les éleveurs dispensés de protections selon les zones..donc la selon le type de personne cela peut se transformer en abattage massif.La aussi on ne pense pas sur le long terme en réfléchissant à une adaptation de l’elevage Mais comme d’habitude, on abat.

    De plus si l’on suit votre raisonnement dès le mois prochain le loup pourra à nouveau être chassé selon votre plafond de 40 sur l’année Civile alors que 35 l’ ont déjà été ...Comment allez vous protéger le loup jusqu’a Fin juin pour ne pas atteindre un nombre d’abattage dépassant le plafond de l’ete 2017 à l’ete 2018?...puis vous parler de viabilité de l’espèce mais en tirant de façon aléatoire comment pourrez vous garantir une vraie croissance sur le long terme ? De plus vous prévoyez dans le cas de situation exceptionnelle d’augmenter l’abattage ...sans limite ! ...en ajustant l’année Prochaine si..c’est une blague la aussi. Sur quels critères ? la parole de l’eleveur dont les moyens de protection n’auront pas été vérifié avant ou dans ces fameuses zones sans qu’aucune protection ne soit obligatoire?

  •  OUI à la biodiversité et au pastoralisme, par manu , le 22 janvier 2018 à 16h02

    Il est scandaleux d’opposer pastoralisme et biodiversité.
    L’ouverture du marché de la viande ovine à des pays ayant de faibles coût de production impose une diminution du prix de la viande ovine et lait. L’augmentation du cheptel est donc nécessaire pour un exploitant qui veut continuer à dégager un revenu mais la proportion de berger par brebis elle, diminue.
    La présence de l’homme était par le passé une protection suffisante contre les attaques de prédateurs. Cependant aujourd’hui, le nombre de berger n’est plus en adéquation avec le besoin de protection d’un troupeau. Ainsi, sans défenses les moutons sont plus facilement à la merci des prédateurs.

    Il faut retrouver un coût de la viande suffisamment élevé pour diminuer la proportion de brebis pour un berger, et ainsi protéger durablement les troupeaux et leurs prédateurs.

  •  Plan loup et arrêtés cadre, par Durepaire , le 22 janvier 2018 à 15h15

    Sur l’arrêté cadre :

    Article 9 -1 : rajouter « et des réserves naturelles »

    Article 12 et 20 : l’interdiction de tirs de défense et de défense renforcée (art. 12) ainsi que des tirs de prélèvements (art 20) devrait concerner toutes les réserves naturelles et non simplement les réserves naturelles nationales constituées pour des motifs incluant la conservation de la faune sauvage. Il s’agit en effet de donner un rôle particulier des réserves naturelles (RNN et RNR) dans la pédagogie et les modalités de gestion des interactions entre loup et activité pastorales en privilégiant la protection et d’y préserver les conditions d’aménité qui font leur particularité.

  •  Il faut choisir : les loups OU le maintien des milieux ruraux ?, par Abert , le 22 janvier 2018 à 15h06

    Que le loup ait sa place en France, c’est une chose. Mais que les éleveurs ne puissent pas mieux se défendre face à lui, c’est scandaleux !
    Et à tous ceux qui maintiennent qu’il existe déjà des moyens de défense (chiens de protection, filets...) : rendez-vous dans nos montagnes et discutez avec les bergers, les gardes-chasse, les éleveurs... Bref : ceux qui sont directement concernés par le sujet. Eux vous parleront, preuves à l’appui, de l’inefficacité de ces méthodes.
    Il faudrait que tous les citadins, et les militants écologistes (souvent extrémistes) prennent conscience de l’importance du pâturage dans un grand nombre d’activités rurales qu’ils apprécient pourtant de pratiquer. Qui entretient les pistes de ski durant l’été pour qu’elles restent praticables d’hiver en hiver ? Les éleveurs ! Qui entretient vos sentiers de randonnées ? Les éleveurs ! Qui entretient les espaces de montagne en vue d’empêcher autant que possible les avalanches ? Les éleveurs ! Qui empêche les paysages de se fermer ? Qui permet la création de puits de Carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre en milieu rural ? Qui permet encore la présence de belles prairies fleuries ? Qui maintient encore la vie dans nos petits villages de plus en plus désertés au profit des villes ?... LES ÉLEVEURS !!!
    Dans le contexte actuel où on montre de plus en plus du doigt les élevages industriels, les animaux qui ne voient pas la lumière du jour, qui sont nourris au soja OGM et qui ne savent plus quelle est la couleur de l’herbe, comment on peut tolérer que les derniers élevages extensifs et de qualité soient contraints d’enfermer eux aussi leurs animaux ? Et encore, le nombre d’attaques de troupeaux qui ont eu lieu directement dans les bâtiments d’élevage se sont dangereusement multipliées ces dernières années...

    A présent il faut choisir ! Soit on accepte que le loup soit enfin considéré comme le prédateur qu’il est, que les éleveurs puissent réellement se défendre lorsqu’ils sont témoins d’une attaque et que sa population soit mieux régulée. Soit on ne change rien et on accepte non seulement de se résoudre à l’idée de manger de la viande/du lait/des céréales industriels, mais aussi de perdre un grand nombre de lieux touristiques, de voir disparaitre d’ici une dizaine d’années les prairies et les paysages ouverts au profit de forets, et d’éteindre définitivement le semblant de vie qui existe encore en milieu rural.
    Pour moi le choix est vite fait.

  •  non aux loups dans nos campagnes, par jacque , le 22 janvier 2018 à 14h57

    aux pro loup , avez vous conscience du calvaire des éleveurs touchés par les prédations des loups dans leurs élevages ? ceci pour dire que je suis contre la présence du loup dans notre territoire .pas de cohabitation possible

  •  stop aux massacres, par vern richard , le 22 janvier 2018 à 14h44

    il est inadmissible que l on soit dirrige par des ideologistes, des fous qui se disent ecologistes ,bienfaiteurs de la biodiversite de l environnement. que ressetera t il de nos paysages, de notre agritulture dans quelques annees lorsqu il n y aura plus les animaux d elevage pour l entretenir. pour moi le loup n est pas une espece a proteger c est un nuisible qu il faut exterminer . avez vous deja vu un animal dechiqueter par un loup ? et si un jour il s en prend aux hommes? quelle sera la reponse de ces gens qui se disent defenseur

  •  Non aux arrêtés, par Schwartz , le 22 janvier 2018 à 14h35

    Je m’oppose aux 2 arrêtés. Vous continuez à considérer le tir d’effarouchement comme subalterne alors qu’il peut avoir plus d’impact que le tir létal. Nous devons générer chez le loup un réflexe d’évitement des troupeaux et d’une façon générale de l’humain et de ses activités pour l’obliger à chasser le gibier sauvage. Ceci bénéficiera à terme autant aux éleveurs qu’aux forestiers (pression du loup sur les ongulés=arrêt de prolifération et baisse de pression sur la régénération naturelle des forêts).

  •  ESPÈCE PROTÉGÉE ! STOP aux tirs !, par Camille FAHRNER , le 22 janvier 2018 à 14h26

    Je partage l’opinion de la LPO FRANCE :

    A/ Pour le projet d’arrêté « cadre » ,
    Si on peut apprécier la limitation des tirs de prélèvement à la
    période 1er septembre- 31 décembre et principalement sur les zones ayant subi de nombreuses attaques ; l’obligation d’envoyer chaque
    année à la DDT le registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de prélèvements ;

    En revanche nous contestons :
    - La possibilité d’abattre les loups toute l’année y compris en période de reproduction et d’élevage des jeunes (le précédent arrêté interdisait le tir entre le 1/03 et le 30/04)
    - la généralisation et la facilitation des tirs de défense sur tout le territoire et sans qu’aucune attaque n’ait été constatée sur les troupeaux
    - la faculté de tir de défense simple avec une arme létale autorisée pour une durée de 5 ans, sans aucune condition d'attaque ou de dommage, alors que la loi conditionne ces tirs à l’existence de dommages importants
    - la faculté de tir de défense renforcé autorisée pour une durée de 3 ans, indépendamment de l’existence d’attaque sur le troupeau concerné
    - Le maintien des opérations de tirs de prélèvements même si les troupeaux ne sont plus exposés au risque de prédation du loup.
    - La possibilité conservée de tirs de prélèvements renforcés par les chasseurs à l’occasion de battues aux grands gibiers réalisées dans le cadre de chasse ordinaire, à l’occasion de battues administratives ou de chasses à l’approche ou à l’affût de grands gibiers.
    - Le régime spécifique et dérogatoire applicable sur les fronts de colonisation qui dispense les éleveurs de toute protection de leur troupeau et permet de recourir aux tirs de défense et de prélèvement

    B/ Pour le second projet d’arrêté « plafond »
    La LPO critique le « plafond « de tir des loups encore en
    augmentation. Du 1er janvier au 31 décembre 2018, 40 spécimens de loups pourront de nouveau être abattus soit 4 de plus que la
    précédente saison qui fixait un plafond national de tir de 36 loups et ce quota pourra être revu à la hausse en cours d’année s’il s’avère rapidement atteint. Ainsi, il pourra être actualisé au printemps, une fois connu le nouvel effectif moyen de loups fourni par l’ONCFS.
    En outre, 35 loups ont déjà été abattus en application de l’ancien arrêté qui courait de juillet 2017 à fin juin 2018. Ce projet autorise à nouveau l’abattage de 40 loups de janvier à décembre 2018. Cette période de recouvrement entre les deux arrêtés va donc autoriser potentiellement la destruction de 75 loups (35 + 40) loups avant fin juin 2018, soit plus de 20% de la population !
    Ensuite à compter de 2019, le nombre de destructions autorisées de loups est fixé à 10% de l’effectif moyen de loups estimé. Ce pourcentage ne permettra pas à la France de garantir la
    croissance et l’etat de conservation favorable du loup sur notre territoire, conformément à nos engagements européens, mais seulement d’éviter son extinction. Prélever 10 % de la population
    des loups de France ne permettra pas de garantir une viabilité à long terme de l’espèce, tel que le précise l’expertise ESCO pourtant invoquée par les ministères.
    En outre, De surcroit, cet arrêté prévoit en son article 3 que les préfets pourront augmenter au-delà de 12% le nombre de destructions autorisées, sans aucune limite ! Cette possibilité offerte aux
    préfets en cas de « situation exceptionnelle », notion non définie, vide de sens la notion de plafond à ne pas dépasser pour garantir, soi-disant, la viabilité de la population.
    En outre, en cas de situation exceptionnelle, afin d’assurer en permanence la protection des troupeaux domestiques, les tirs de défense simple pourront être autorisés par le préfet au-delà du
    plafond de destruction de 12%, sans aucune limite. Quid alors de la notion de plafond de 10 à 12% visant à garantir la viabilité de la population et alors vidée de son sens ?

    Les tirs de loups ne sont pas un moyen de protection des troupeaux et ne font pas baisser la prédation. La preuve en chiffres : en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017. Chiffres DREAL).
    Les tirs n’ont donc pas démontré leur efficacité.
    Par contre, la protection des troupeaux est efficace même si contraignante c’est ce que dit le rapport TERROIKO de mai 2016 qui a évalué l’efficacité des moyens de protection des troupeaux domestiques contre la prédation du loup pour la période 2009-2014.
    Pourquoi alors continuer sur une politique de tirs qui ne marche pas mais qui contente la FNSEA et le lobby agricole qui en demande toujours plus !!

  •  STOP au Génocide animal , par Viou Benoist , le 22 janvier 2018 à 13h26

    STOP au Génocide de nos Loups !!!
    Les loups sont essentiels à la Biodiversité de la Terre.
    C’est scientifiquement prouvé.

  •  Non à ces projets de nouveaux tirs létaux sur une espèce strictement protégée !, par Bartoletti Érica , le 22 janvier 2018 à 13h25

    Le gouvernement d’un pays qui se dit civilisé ne s’octroie pas des dérogations pour massacrer une espèce strictement protégée au 21ème siècle, en pleine 6ème grande extinction de masse et alors que plus de 60 % des vertébrés ont déjà disparus de la planète en seulement 50 ans et que nous n’avons que 2 ou 3 décennies pour agir...
    Que valent les directives et conventions si des dérogations existent à l’essentielle préservation de la vie ?
    Avec le braconnage et les accidents routiers, c’est bien plus de 12 % de la population de loup qui est tuée chaque année et ces abattages « légaux » sont un appel fort à encore plus de braconnage. 35 loups ont déjà été abattus en application de l’arrêté fixant le plafond pour la saison courant de juillet 2017 à fin juin 2018. Avec ce projet autorisant à nouveau l’abattage de 40 loups à partir janvier 2018, potentiellement ce sont 75 loups qui pourront être abattus en une année, soit 20% de la population, on est donc loin des 12% annoncés !
    Cette politique met en péril la viabilité génétique du loup, dans une logique rétrograde de destruction plutôt qu’une dynamique évolutive et éthique dans la mise en place effective de moyens efficaces de protection des troupeaux contre tous les canidés et la vérification de leurs installations.
    Les cadres « légaux » de tirs ne sont même pas respectés, ainsi 3 louveteaux à peine âgés de 3-4 mois ont été tués en tirs de prélèvement à Cipières (06) où seuls des tirs de défense renforcée étaient autorisés par arrêté préfectoral, les louveteaux à cet âge étant incapables d’attaquer un troupeau. Des loups braconnés ne sont pas décomptés du quota, les individus accidentés non plus alors que leur mort est causée par l’homme et diminue les effectifs fragilisant encore un peu plus la viabilité de l’espèce loup sur le long terme.
    La population française est largement défavorable aux tirs de loups et si nous étions dans une véritable démocratie aucune dérogation au statut d’espèce strictement protégée ne serait accordée.
    Les réels problèmes de l’exploitation ovine proviennent de la concurrence internationale, le loup permet juste d’attirer l’attention sur une profession en déclin pour obtenir toujours plus de subventions et d’indemnités pour les exploitants.
    Les chiens ont fait 15 000 victimes ovines en Grande-Bretagne, pays 3 fois plus petit que la France où le loup a été éradiqué il y a plus de 250 ans. La plupart des attaques imputées aux loups sont en réalité l’oeuvre de chiens divaguants en France, à fortiori parce que seules les attaques de loups sont indemnisées...
    Les gouvernements successifs sont corrompus par les lobbies destructeurs et hypothèquent la Nature et la Biodiversité garantes de l’avenir de notre pays. Il serait bien plus porteur économiquement de mettre en œuvre une politique de développement touristique autour de la biodiversité française comme déjà réalisée dans de nombreux pays, en laissant aux grands prédateurs ours, loup, lynx le rôle de régulateur qu’ils exercent bien plus efficacement que le lobby cynégétique et sans victimes humaines...

  •  OUI AUX LOUPS ! SAUVONS ET PRESERVONS NOS LOUPS, par HUILLE CAROLINE , le 22 janvier 2018 à 13h17

    OUI AUX LOUPS ! SAUVONS ET PRESERVONS NOS LOUPS
    STOP A LA DESTRUCTION, OUI A LA BIODIVERSITE, OUI AU RESPECT DE LA VIE, OUI AU RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
    STOP AUX INTERETS FINANCIERS AU DETRIMENT DE LA VIE ET DE LA NATURE !

  •  Halte aux aberrations, place à la raison !, par Imbault , le 22 janvier 2018 à 12h49

    Celui qui se dit éleveur responsable et qui est pour cette mesure de limitation (tuerie gratuite), devrait regarder du côté de l’Angleterre ou des milliers de moutons sont tués en nombre par des chiens vagabonds.
    Il serait plus raisonnable d’aider les éleveurs à se préserver au mieux, par des moyens simples comme par exemple le fait de se munir de chiens gardiens de troupeaux et d’une aide à la prise en charge du dressage des ces derniers.
    A bon entendeur !

  •  TIRS AUTORISÉS SUR LES LOUPS, par DESSE Isabelle , le 22 janvier 2018 à 12h30

    Quand je lis l’ensemble des mesures proposées autorisant le tir sur les loups, je constate que celles-ci peuvent mener à une pratique sans limites.
    Le nombre des tirs sera difficilement vérifiable.
    Les conditions dans lesquels ils ont été faits également.
    Les conditions auxquelles seront soumis les éleveurs peuvent facilement ne pas être respectées.
    C’est la porte ouverte à des dérives de la part des éleveurs.
    C’est une solution de cours terme qui ne résoudra pas le problème de la présence du loup à moins d’éradiquer le loup.
    Toutes ces solutions sont destinées à faire plaisir aux éleveurs et à calmer le jeu mais ne sont en aucun cas des solutions de long terme
    Le tir pour simplement effrayer le loup devrait être privilégié.

  •  Sauvons les loups au nom de la biodiversité , le 22 janvier 2018 à 11h16

    Quand est il des attaques de chiens divaguants, errants ou feraux !
    Au Royaume -Uni ou les loups sont absents : 30000 brebis et entre 5000 à 10000 agneaux sont tués chaque année par des chiens. !!!
    a quand une étude sérieuse et non pas à partir d’observation d’ éléveurs.
    On peut prendre la défense des loups au nom de la biodiversité.
    Si nous avions tué tous les prédateurs qui nous gênent, nous aurions disparu .

  •  Stop aux tirs de loups à outrance !, par Thomas , le 22 janvier 2018 à 11h07

    Au sujet du premier arrêté, il est inadmissible :
    - de pouvoir abattre les loups toute l’année y compris en période de reproduction et d’élevage des jeunes, ainsi que sur des territoires où aucune attaque n’a été constatée sur les troupeaux.
    - d’avoir la faculté de tir de défense simple avec une arme létale autorisée pour une durée de 5 ans, sans aucune condition d’attaque ou de dommage, alors que la loi conditionne ces tirs à l’existence de dommages importants
    - d’avoir la faculté de tir de défense renforcé autorisée pour une durée de 3 ans, indépendamment de l’existence d’attaque sur le troupeau concerné
    - de maintenir des opérations de tirs de prélèvements même si les troupeaux ne sont plus exposés au risque de prédation du loup.
    - d’avoir la possibilité de tirs de prélèvements renforcés par les chasseurs à l’occasion de battues aux grands gibiers réalisées dans le cadre de chasse ordinaire, à l’occasion de battues administratives ou de chasses à l’approche ou à l’affût de grands gibiers.
    - de mettre en place un régime spécifique et dérogatoire applicable sur les fronts de colonisation qui dispense les éleveurs de toute protection de leur troupeau et permet de recourir aux tirs de défense et de prélèvement.

    Au sujet du deuxième arrêté :
    A compter de 2019, le nombre de destructions autorisées de loups est fixé à 10% de l’effectif moyen de loups estimé. Ce pourcentage ne permettra pas à la France de garantir la croissance et l’état de conservation favorable du loup sur notre territoire, conformément à nos engagements européens, mais seulement d’éviter son extinction.
    De plus, cet arrêté prévoit en son article 3 que les préfets pourront augmenter au-delà de 12% le nombre de destructions autorisées en cas de « situation exceptionnelle ». Cette notion, en plus de n’être pas définie, vide de sens la notion de plafond à ne pas dépasser pour garantir, soi-disant, la viabilité de la population.
    Enfin, les tirs de loups ne sont pas un moyen de protection des troupeaux et ne font pas baisser la prédation. En effet, en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017, selon la DREAL). Les tirs n’ont donc pas démontré leur efficacité. En revanche, la protection des troupeaux est efficace même si contraignante, c’est ce que dit le rapport TERROIKO de mai 2016 qui a évalué l’efficacité des moyens de protection des troupeaux domestiques contre la prédation du loup pour la période 2009-2014.

    Alors arrêtons la politique de destruction des loups et favorisons la protection des troupeaux !

  •  Non au loup, par Rudy F , le 22 janvier 2018 à 10h42

    Non au loup