EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Deux projets d’arrêtés 1) fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) et 2) fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 1147 commentaires

Contexte général

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire ». Toutefois des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups.

L’augmentation importante de la prédation (plus de 11 000 animaux domestiques en 2017), en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire d’expansion, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention pour renforcer la défense des troupeaux lorsque les autres mesures de protection ne suffisent pas à contenir la prédation.

Le cadre actuel d’intervention sur la population de loup est constitué de l’arrêté cadre du 30 juin 2015 qui fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il définit les types de tirs autorisés pour la défense des troupeaux et la lutte contre la prédation. Il prévoit de fixer chaque année, pour une période allant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante, un seuil maximum de loups pouvant être détruits afin de garantir le maintien de la population de l’espèce dans un état de conservation favorable.

Cet arrêté « cadre » est complété chaque année par un arrêté « plafond » dans lequel le nombre maximum de loups pouvant être détruits est fixé par les services du ministère en se fondant sur les données du suivi hivernal de la population de loup fournies par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Dans le cadre du bilan du plan national d’action qui s’achève fin 2017 et des travaux de la démarche prospective Loup à l’horizon 2025/2030, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées afin d’éviter que le plafond de loups pouvant être détruits soit atteint avant la fin de la période, tout en reconnaissant aux éleveurs le droit de défendre leurs troupeaux en cas d’attaque.

Contenu des textes :

1°) Le projet d’arrêté « cadre » propose les évolutions suivantes :
- possibilité de gérer les tirs de loups sur une période calée sur l’année civile pour éviter l’atteinte du nombre maximum de loups pouvant être abattus au moment de la montée en estive des troupeaux ;
- priorité donnée aux tirs de défense, utilisables toute l’année, et limitation des tirs de prélèvement à la période entre le 1er septembre et le 31 décembre et principalement sur les zones ayant subi de nombreuses attaques ;
- mise en place par le préfet de département d’un suivi des dommages dus au loup sur les troupeaux d’animaux domestiques permettant d’évaluer l’importance et la récurrence des attaques, afin de procéder à un sélection de territoires où les tirs de prélèvements et de prélèvements renforcés de loups peuvent être autorisés ;
- possibilité de réaliser des tirs d’effarouchement (non létaux) sans formalité administrative en l’absence de mise en place de mesures de protection des troupeaux ;
- conditions d’accès aux tirs de défense (simple et renforcée), uniformisées quelle que soit l’ancienneté de la colonisation des territoires ;
- suivi d’une formation de 2 heures pour la réalisation de tirs de défense renforcée ;
- obligation d’envoyer chaque année à la DDT le registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de prélèvements ;
- meilleure lisibilité de la section relative aux tirs de prélèvements avec une présentation harmonisée avec celle des tirs de défense ;
- définition d’un régime spécifique d’intervention sur certains fronts de colonisation où la mise en œuvre des mesures de protection présente des difficultés importantes.

2°) Le projet d’arrêté « plafond » définit la modalité de calcul du nombre de loups qui pourront être abattus en se basant sur les résultats de l’étude scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France réalisée en 2016.

Pour 2018, ce nombre est fixé à 40 spécimens. Il sera actualisé au printemps de l’année 2018, une fois connu le nouvel effectif moyen de loups fourni par l’ONCFS.

Pour les années suivantes, ce plafond correspondra à 10 % de l’effectif recensé, avec une actualisation annuelle au printemps. L’arrêté « cadre » prévoit des dispositions afin d’éviter que le plafond de destruction ne soit atteint trop précocement en cours d’année ; néanmoins, si ce plafond venait à être atteint, il est prévu la possibilité de mise en œuvre des tirs de défense (simple ou renforcée) dans la limite de 2% de l’effectif moyen de loups.

En cas de situation exceptionnelle, afin d’assurer en permanence la protection des troupeaux domestiques, les tirs de défense simple pourront être autorisés par le préfet au-delà des plafonds de destruction. Si des loups sont détruits en application de cette disposition et si l’évolution de la dynamique de la population de loups le nécessite, il en sera tenu compte l’année suivante.

Le dernier bilan hivernal de l’ONCFS (2016/2017) décrivant l’état de la population de loup fait état 57 zones de présence permanente (dont 44 meutes) pour un effectif total estimé après modélisation à une moyenne de 357 individus (indice entre 265 et 402). Le suivi estival 2017 recense 63 zones de présence permanente (dont 52 meutes), soit une progression de plus de 14 % dans l’année.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  STOP au Génocide animal , par Viou Benoist , le 22 janvier 2018 à 13h26

    STOP au Génocide de nos Loups !!!
    Les loups sont essentiels à la Biodiversité de la Terre.
    C’est scientifiquement prouvé.

  •  Non à ces projets de nouveaux tirs létaux sur une espèce strictement protégée !, par Bartoletti Érica , le 22 janvier 2018 à 13h25

    Le gouvernement d’un pays qui se dit civilisé ne s’octroie pas des dérogations pour massacrer une espèce strictement protégée au 21ème siècle, en pleine 6ème grande extinction de masse et alors que plus de 60 % des vertébrés ont déjà disparus de la planète en seulement 50 ans et que nous n’avons que 2 ou 3 décennies pour agir...
    Que valent les directives et conventions si des dérogations existent à l’essentielle préservation de la vie ?
    Avec le braconnage et les accidents routiers, c’est bien plus de 12 % de la population de loup qui est tuée chaque année et ces abattages « légaux » sont un appel fort à encore plus de braconnage. 35 loups ont déjà été abattus en application de l’arrêté fixant le plafond pour la saison courant de juillet 2017 à fin juin 2018. Avec ce projet autorisant à nouveau l’abattage de 40 loups à partir janvier 2018, potentiellement ce sont 75 loups qui pourront être abattus en une année, soit 20% de la population, on est donc loin des 12% annoncés !
    Cette politique met en péril la viabilité génétique du loup, dans une logique rétrograde de destruction plutôt qu’une dynamique évolutive et éthique dans la mise en place effective de moyens efficaces de protection des troupeaux contre tous les canidés et la vérification de leurs installations.
    Les cadres « légaux » de tirs ne sont même pas respectés, ainsi 3 louveteaux à peine âgés de 3-4 mois ont été tués en tirs de prélèvement à Cipières (06) où seuls des tirs de défense renforcée étaient autorisés par arrêté préfectoral, les louveteaux à cet âge étant incapables d’attaquer un troupeau. Des loups braconnés ne sont pas décomptés du quota, les individus accidentés non plus alors que leur mort est causée par l’homme et diminue les effectifs fragilisant encore un peu plus la viabilité de l’espèce loup sur le long terme.
    La population française est largement défavorable aux tirs de loups et si nous étions dans une véritable démocratie aucune dérogation au statut d’espèce strictement protégée ne serait accordée.
    Les réels problèmes de l’exploitation ovine proviennent de la concurrence internationale, le loup permet juste d’attirer l’attention sur une profession en déclin pour obtenir toujours plus de subventions et d’indemnités pour les exploitants.
    Les chiens ont fait 15 000 victimes ovines en Grande-Bretagne, pays 3 fois plus petit que la France où le loup a été éradiqué il y a plus de 250 ans. La plupart des attaques imputées aux loups sont en réalité l’oeuvre de chiens divaguants en France, à fortiori parce que seules les attaques de loups sont indemnisées...
    Les gouvernements successifs sont corrompus par les lobbies destructeurs et hypothèquent la Nature et la Biodiversité garantes de l’avenir de notre pays. Il serait bien plus porteur économiquement de mettre en œuvre une politique de développement touristique autour de la biodiversité française comme déjà réalisée dans de nombreux pays, en laissant aux grands prédateurs ours, loup, lynx le rôle de régulateur qu’ils exercent bien plus efficacement que le lobby cynégétique et sans victimes humaines...

  •  OUI AUX LOUPS ! SAUVONS ET PRESERVONS NOS LOUPS, par HUILLE CAROLINE , le 22 janvier 2018 à 13h17

    OUI AUX LOUPS ! SAUVONS ET PRESERVONS NOS LOUPS
    STOP A LA DESTRUCTION, OUI A LA BIODIVERSITE, OUI AU RESPECT DE LA VIE, OUI AU RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
    STOP AUX INTERETS FINANCIERS AU DETRIMENT DE LA VIE ET DE LA NATURE !

  •  Halte aux aberrations, place à la raison !, par Imbault , le 22 janvier 2018 à 12h49

    Celui qui se dit éleveur responsable et qui est pour cette mesure de limitation (tuerie gratuite), devrait regarder du côté de l’Angleterre ou des milliers de moutons sont tués en nombre par des chiens vagabonds.
    Il serait plus raisonnable d’aider les éleveurs à se préserver au mieux, par des moyens simples comme par exemple le fait de se munir de chiens gardiens de troupeaux et d’une aide à la prise en charge du dressage des ces derniers.
    A bon entendeur !

  •  TIRS AUTORISÉS SUR LES LOUPS, par DESSE Isabelle , le 22 janvier 2018 à 12h30

    Quand je lis l’ensemble des mesures proposées autorisant le tir sur les loups, je constate que celles-ci peuvent mener à une pratique sans limites.
    Le nombre des tirs sera difficilement vérifiable.
    Les conditions dans lesquels ils ont été faits également.
    Les conditions auxquelles seront soumis les éleveurs peuvent facilement ne pas être respectées.
    C’est la porte ouverte à des dérives de la part des éleveurs.
    C’est une solution de cours terme qui ne résoudra pas le problème de la présence du loup à moins d’éradiquer le loup.
    Toutes ces solutions sont destinées à faire plaisir aux éleveurs et à calmer le jeu mais ne sont en aucun cas des solutions de long terme
    Le tir pour simplement effrayer le loup devrait être privilégié.

  •  Sauvons les loups au nom de la biodiversité , le 22 janvier 2018 à 11h16

    Quand est il des attaques de chiens divaguants, errants ou feraux !
    Au Royaume -Uni ou les loups sont absents : 30000 brebis et entre 5000 à 10000 agneaux sont tués chaque année par des chiens. !!!
    a quand une étude sérieuse et non pas à partir d’observation d’ éléveurs.
    On peut prendre la défense des loups au nom de la biodiversité.
    Si nous avions tué tous les prédateurs qui nous gênent, nous aurions disparu .

  •  Stop aux tirs de loups à outrance !, par Thomas , le 22 janvier 2018 à 11h07

    Au sujet du premier arrêté, il est inadmissible :
    - de pouvoir abattre les loups toute l’année y compris en période de reproduction et d’élevage des jeunes, ainsi que sur des territoires où aucune attaque n’a été constatée sur les troupeaux.
    - d’avoir la faculté de tir de défense simple avec une arme létale autorisée pour une durée de 5 ans, sans aucune condition d’attaque ou de dommage, alors que la loi conditionne ces tirs à l’existence de dommages importants
    - d’avoir la faculté de tir de défense renforcé autorisée pour une durée de 3 ans, indépendamment de l’existence d’attaque sur le troupeau concerné
    - de maintenir des opérations de tirs de prélèvements même si les troupeaux ne sont plus exposés au risque de prédation du loup.
    - d’avoir la possibilité de tirs de prélèvements renforcés par les chasseurs à l’occasion de battues aux grands gibiers réalisées dans le cadre de chasse ordinaire, à l’occasion de battues administratives ou de chasses à l’approche ou à l’affût de grands gibiers.
    - de mettre en place un régime spécifique et dérogatoire applicable sur les fronts de colonisation qui dispense les éleveurs de toute protection de leur troupeau et permet de recourir aux tirs de défense et de prélèvement.

    Au sujet du deuxième arrêté :
    A compter de 2019, le nombre de destructions autorisées de loups est fixé à 10% de l’effectif moyen de loups estimé. Ce pourcentage ne permettra pas à la France de garantir la croissance et l’état de conservation favorable du loup sur notre territoire, conformément à nos engagements européens, mais seulement d’éviter son extinction.
    De plus, cet arrêté prévoit en son article 3 que les préfets pourront augmenter au-delà de 12% le nombre de destructions autorisées en cas de « situation exceptionnelle ». Cette notion, en plus de n’être pas définie, vide de sens la notion de plafond à ne pas dépasser pour garantir, soi-disant, la viabilité de la population.
    Enfin, les tirs de loups ne sont pas un moyen de protection des troupeaux et ne font pas baisser la prédation. En effet, en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017, selon la DREAL). Les tirs n’ont donc pas démontré leur efficacité. En revanche, la protection des troupeaux est efficace même si contraignante, c’est ce que dit le rapport TERROIKO de mai 2016 qui a évalué l’efficacité des moyens de protection des troupeaux domestiques contre la prédation du loup pour la période 2009-2014.

    Alors arrêtons la politique de destruction des loups et favorisons la protection des troupeaux !

  •  Non au loup, par Rudy F , le 22 janvier 2018 à 10h42

    Non au loup

  •  lieutenant de louveterie....., par Frédéric de Lachaise , le 22 janvier 2018 à 10h18

    les lieutenants de louveterie ont été crée en 812 par Charlemagne pour protéger les habitants et les élevages donc réguler les loups.
    Je suggère donc de remettre en fonction les lieutenants de Louveterie dans les zones concernés.(professionnalisation)
    Arrêtons les fantasmes sur le Loup et gérons de manière intelligente ce dossier.
    Je comprends les éleveurs, mais il existe des moyens qui sont mis à leurs dispositions aidons-les accepter les dispositifs mis en place.

  •  Moyens de défence oublié : les ânes, par Yohann , le 22 janvier 2018 à 09h40

    Les éleveurs l’ont visiblement oublié, mais les ânes sont une très bonne défense contre les loups et étaient utilisés avant la disparition du loup en France.
    Pourquoi donc ne pas encourager les éleveurs à intégrer des ânes dans leurs troupeaux ?

    Pour avoir aussi croisé une meute (en l’occurrence un groupe de 3) chiens errants, je peux assurer qu’elles existent bel et bien et qu’il est peu rassurant de se retrouver en face d’eux. Sans vouloir minimiser l’impact de la prédation du loup sur les troupeaux, il faudrait tout de même en tenir compte (notamment dans les solutions à apporter).

  •  Une pression permanente s’impose, par Chalier Serge , le 22 janvier 2018 à 09h34

    Dans notre commune, nous comptons 3 alpages. Ils font partie intégrante de l’activité agricole traditionnelle qui, sur 6 communes, peut se prévaloir de pouvoir installer 15 à 20 jeunes agriculteurs. L’activité pastorale est essentielle dans les exploitations agricoles qui ne pourraient pas s’en passer pour l’équilibre fourrager. Or en 2016 nous avons du constater l’abandon d’un Groupement Pastoral (à cause des attaques de loups). Par chance en 2017 un nouveau troupeau est arrivé à la satisfaction de tous (car cet alpage correspond pour l’essentiel à notre domaine skiable). Mais en 2017, sur un autre alpage de la commune, un troupeau de 300 brebis a du constater qu’il manquait 60 bêtes à la descente !!!!
    A noter qu’une année sans troupeau a permis de vérifier que l’entretien mécanique du domaine skiable a un coût beaucoup plus élevé !! Par ailleurs, à terme, nous savons qu’en l’absence de troupeau sur nos alpages c’est la biodiversité qui sera bouleversée, c’est l’attractivité de nos espaces d’altitude qui sera moindre et notre économie touristique qui sera pénalisée.
    L’arrivée en force des loups depuis quelques années créé de l’angoisse et la détresse chez les éleveurs et beaucoup de questions se posent dans la population. Force est de constater que les attaques ont lieux sur tout type d’animaux (des moutons, des bovins, des poulains, des ânes et sur le gibier), et de plus en plus prés des zones habitées. Le loup a de moins en moins peur. (des attaques ont eu lieu sur des troupeau fermés dans un parc, en présence de chiens et du berger !!!).

    Il semble donc nécessaire que le loup sache qu’il n’est pas le bienvenu sur certains territoires. La pression doit le repousser vers des territoires moins anthropisés (massifs forestiers, réserves naturelles, ...).
    Ainsi, l’action doit être concertée afin d’éviter que les loups se déplacent sous la pression vers les territoires voisins (on ne fait que déplacer le problème).
    Cette action doit être permanente car en fin de saison d’alpage, alors que les dispositifs de lutte sont allégés ou arrêtés, le loups reprend des droits sur des territoires plus étendus vers les zones habitées !.
    L’action doit être également coordonnée par l’administration avec les acteurs les plus à même d’intervenir (chasseurs, éleveurs, bergers).

    Les projets d’arrêtés doivent pouvoir être expérimentés dans le sens des principes posés ci-dessus mais surtout dans un cadre coordonné au risque de déplacer le problème. Il y a URGENCE pour l’a’agriculture et pour le territoire.

  •  conditions de tirs du Loup, par Legendre François , le 22 janvier 2018 à 09h29

    Bonjour : j’ai pris connaissance de ce projet d’arrêté qui une fois de plus prend le problème Loup à l’envers en se trompant d’approche.
    - les arrêtés successifs n’ont pas résolu les attaques.
    - les tirs légaux et illégaux n’ont pas résolu les attaques
    - seules les mesures de protection stoppent les attaques
    - rien n’est prévu dans cet arrêté pour aider les éleveurs à part leur laisser croire qu’ils vont pouvoir tirer à l’envi une espèce "strictement protégée" qui ne doit donc pas faire l’objet d’une destruction systématique.
    - les expériences de tirs avec d’autres espèces (le Grand cormoran par exemple) ont montré leur incongruité contre-productive en éclatant les populations qui essaiment ce qui est sans doute à l’origine de la forte expansion géographique du Loup en France qui déjoue le schéma normal d’expansion.
    - tout concourt dans cet arrêt à acter une destruction systématique laissée à la seule appréciation des préfets sans avis scientifiques préalables et sans autres possibilités d’action qu’un simple "arrêté préfectoral" de tirs puisque le préfet peut dépasser les plafonds fixés en cas de situation exceptionnelle, sans que ne soit définie ce qu’est une situation exceptionnelle laissée à la seule analyse d’un préfet avec tout ce que cela peut engendrer de débordements.
    - le plafond de 10 % ne correspond à aucune réalité biologique ni aucune réalité des difficultés rencontrées et signifie simplement qu’on pourra tuer sans autre raison 10 % des loups annuellement pourtant espèce "strictement protégée". Quelle espèce chassable ou même déclarée "nuisible" (terme archaïque de conception obsolète) subit un tel prélèvement de sa population globale ? Aucune !
    - il est fixé une période de tirs sauf là où il y a eu "de nombreuses attaques", le terme "nombreuses" étant laissé à l’appréciation des préfets sans encadrements.

    Bref, une fois de plus on pense régler un problème en s’en prenant aux conséquences sans se préoccuper des causes : l’absence de protections efficaces, celles actées actuellement ayant fait la preuve de leur inefficacité, à se demander si ce n’est pas volontaire.

    Cet arrêté ne devrait même pas voir le jour dans une vraie politique de défense de l’élevage pastoral qui devrait s’appuyer sur les expériences concluantes telles que menées par nos voisins européens et même sans aller si loin par les éleveurs qui ne subissent aucune attaque parce qu’ayant pris (à leurs frais !) les mesures nécessaires avec lucidité et intelligence.

    Ici on se contente de poudre aux yeux qui ne règlera rien et aggravera et la situation des éleveurs, ces mesures seront forcément inefficaces et toujours jugées insuffisantes, ni la situation du Loup qui continuera à se disperser de façon exponentielle.

    Je suis donc CONTRE la parution d’un tel arrêté qui fait les choses en dépit du bons sens.

  •  Halte à la progression du loup , par Cuenot , le 22 janvier 2018 à 09h12

    Mesdames ,messieurs
    Le loup a couté environ 26 Millions d’euros aux contribuables sur l’année 2016 pour plus de 10000 agneaux , veaux , génisses, poulains tués par ce prédateur.
    Il est temps de prendre les mesures qui s’imposent pour arrêter l’augmentation de cette espèce qui nuit aux pastoralismes et à l’agriculture de Montagne .
    Il faut pouvoir :
    - recourir à des tirs de défenses sans autorisation préalable.
    - Avoir une complète transparence des services de l’état sur leur nombre réel
    - Assurer la diffusion des résultats ADN sur les loups prélevés pour connaitre leur origine (loup hybride ...)
    - Avoir la possibilité de prélever des meutes entières quand les attaques arrivent trop fréquemment.
    - Prise en charge par le ministère de l’environnement de l’indemnisation des animaux tués et aussi les mesures de protections des troupeaux à la place du ministère de l’agriculture. Il faut assumer financièrement ces choix de la part du Ministère de l’environnement
    - Prévoir des brigades de prélèvements dans toutes les régions et celle en voie de colonisations .
    - Le ministère de l’environnement doit régler la note des animaux euthanasiés suite aux attaques des troupeaux. Ce n’est pas aux éleveurs de payés !
    - traduire l’engagement pris par la France de demander à l’union européenne et à la convention de berne la modification du statut du loup en tant qu’espèce strictement protégé et demander la destruction systématique des loups hybrides qui entrainent une dérive de l’espèce originelle.
    Bien cordialement

  •  Stop au massacre des innocents Loups , le 22 janvier 2018 à 09h02

    Je suis scandalisée et furieuse que la protection des loups fasse l’objet de négociation. C’est un prédateur dont la nature à besoin, ce qui est loin d’être le cas avec l’humanité. Le loup ne massacre pas son environnement, l’humanité oui. Le loup maintient le délicat équilibre de la nature, l’humanité le romp !
    En tuant les loups vous nous condamnez et l’humanité avec.
    La loi doit être faite par tous et non par le lobby de la chasse.les animaux ne sont ni des objets ni des biens de consommation !

  •  PNE et arrêté cadre, par Sylvain , le 22 janvier 2018 à 09h00

    Sur le plan national d’actions

    Il est nécessaire qu’il intègre en son sein l’objectif d’interdiction de tirs dans toutes les réserves naturelles ceci pour toute la durée du plan, évitant ainsi que cette question soit renvoyée à des arrêtés cadre avec le risque d’évolution de ces arrêtés.

    Sur l’arrêté cadre :

    Article 9 -1 : rajouter « et des réserves naturelles »

    Article 12 et 20 : l’interdiction de tirs de défense et de défense renforcée (art. 12) ainsi que des tirs de prélèvements (art 20) devrait concerner toutes les réserves naturelles et non simplement les réserves naturelles nationales constituées pour des motifs incluant la conservation de la faune sauvage. Il s’agit en effet de donner un rôle particulier des réserves naturelles (RNN et RNR) dans la pédagogie et les modalités de gestion des interactions entre loup et activité pastorales en privilégiant la protection et d’y préserver les conditions d’aménité qui font leur particularité.

  •  Deux projets d’arrêtés Loup, par WINDELS Martin , le 22 janvier 2018 à 08h40

    Qu’un éleveur qui a pris les mesures minimales pour défendre son troupeau des attaques, puisse tirer le loup, ne me pose aucun problème. Là où cela devient une ineptie et une porte ouverte à la chasse, c’est le système de battues, non sélectives et délitant les meutes. Un loup qui pose problèmes peut être tiré mais détruire l’unité d’une meute vient à multiplier les mêmes problèmes.

  •  Les armes n’ont jamais été une solution , par Halluin Marie , le 22 janvier 2018 à 08h25

    Pour ou contre la chasse est un vaste débat. Ici il s’agit de la survie des loups. Le loup est un prédateur mais qui a peur de l’homme ou d’autres animaux comme certains chiens. Tuer arbitrairement un certains nombre de loup ne réglera pas le problème. Il y a bien plus d’attaque de chien errants, abandonnés par des chasseurs ou livrés à eux même pour d’autres raisons obscures (chiens non éduqués et dangereux que l’on n’a pas euthanasé ou laissé en refuge). C’est facile de crier au loup !!

  •  La protection des loups, par Joly , le 22 janvier 2018 à 05h23

    En milieu agricole, il faut protéger les moutons et les brebis. Un moyen simple. Le plus ancien auxiliaire du berger est le chien patou Il fait partie du patrimoine montagnard. Utilisés en France jusqu’à la fin du XIXe siècle, il a peu à peu disparu de nos compagnes avec la raréfaction des grands prédateurs (ours, loups, lynx). Le retour naturel du loup dans le Mercantour et la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées centrales ont suscité un regain d’intérêt pour ce type de chien.

    Le terme de "pastou" (prononcer : patou), dérivé du mot "pastre" = berger en vieux français, désigne donc un chien de berger comme on l’entendait dans les temps anciens.
    Etendre cette solution aux régions de France où le loup arrive enfin est une bonne solution.

    En milieu forestier, rien à craindre du loup qui se régule naturellement.
    M-L Joly présidente de l’association de Protection de l’Environnement Verlin Vers l’Autre, affiliée à Nord Nature Environnement, réseau France Nature Environnement

  •  Zéro attaque, par RAVEL Francine , le 21 janvier 2018 à 23h34

    Aujourd’hui malgré les moyens de protections et la présence humaine. des loups attaquent nos troupeaux" !!! : il faut pouvoir éliminer ces individus souvant hynride qui n’on pas le comportement de loup, c’est à dire pas peur de l’homme. Sa place est au fond des bois pas autours de nos brebis ou devant nos bergeries ou même sous les fenêtres de nos maisons. Faut-il attendre une victime humaine pour une prise de conscience de sa dangerosité. La régulation actuellement par les agents de l’etat n’est pas efficace : il faut laisser au berger le droit de défendre leurs bêtes. Les chiffres annoncés concernant la population lupine est en dessous de la réalité car les dernières résultats d’analyses génétiques rendus par un labo allemand sur des prelevements effectués par les éleveurs le montrent.

  •  Non à ce projet d’arrêté, par Pépite , le 21 janvier 2018 à 21h49

    Je ne suis pas d’accord avec ce projet d’arrêté qui prévoit une nouvelle fois que 40 loups pourront être abattus à minima car si ce plafond est atteint, d’autres tirs pourront être autorisés. Scientifiquement il a été pourtant prouvé l’inefficacité de cette politique de contrôle par les tirs, qui serait même contre-productive en éclatant les meutes et en amplifiant le problème de la prédation sur troupeaux.
    Les tirs doivent également être plus rigoureusement encadrés, et le braconnage sévèrement contrôlé et non encouragé...le loup reste une espèce protégée...
    Il est regrettable que plus de ressources financières et de moyens ne soient alloués à la recherche scientifique concernant l’impact du loup sur l’élevage et les moyens de protection...
    Au lieu de chercher à mieux lutter contre cette prédation par des moyens adaptés, on gère le problème à court terme à coups de fusils, ce qui ne satisfait personne et ne résout en rien le problème...c’est bien dommage !!!