DÉVELOPPEMENT DURABLE
 

Consultation du public sur le projet de stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI)

Du 03/07/2018 au 24/07/2018 - 2656 commentaires

Contexte et objectifs

Suite à l’Accord de Paris, le gouvernement français s’est engagé dans l’axe 15 du Plan climati à publier « une stratégie nationale pour mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation – y compris le changement d’affectation des sols indirect – ".

L’élaboration de cette stratégie est concomitante avec la présidence par la France des déclarations d’Amsterdam au premier semestre 2018. Signées par six États membres de l’Union européenne et la Norvège, ces déclarations ont pour objectifs d’éliminer la déforestation des chaînes d’approvisionnement de matières premières agricoles et de soutenir l’approvisionnement en huile de palme durable à l’horizon 2020. Ainsi les travaux menés dans le cadre de ces deux processus se sont nourris mutuellement et la SNDI permettra de répondre aux engagements pris dans le cadre des déclarations d’Amsterdam.

Plus globalement la SNDI a pour objectif d’identifier des leviers et de mettre en œuvre une combinaison d’actions destinées à engager un processus de transformation majeur en matière de lutte contre la déforestation.

Au travers cette stratégie nationale, le gouvernement français vise aussi à encourager les dynamiques européenne et internationale pour lutter contre la déforestation importée. L’Union européenne pourrait notamment jouer un rôle moteur en la matière en publiant un plan d’action européen sur le sujet.

Enjeux

Les données sur la déforestation inquiètent depuis des décennies. Selon la FAO la superficie forestières mondiale a été réduite de 129 millions d’hectares sur la période 1990-2015. La production agricole et l’élevage constituent la première cause de déforestation à l’échelle mondiale et un tiers de cette production est destinée à l’export. L’étude de 2013 de la Commission européenne sur l’impact de la consommation européenne sur la déforestation montre que les pays européens sont responsables de plus du tiers de la déforestation liée au commerce international de produits agricoles. Cette responsabilité importante justifie de prendre des mesures pour réduire l’impact de l’Union européenne (dont la France) sur les forêts tropicales.

La stratégie française va de pair avec une mobilisation accrue des acteurs privés et des organisations internationales. Elle vise à promouvoir une gestion durable des forêts et à réduire les impacts environnementaux et sociaux qui sont liés aux importations de matières premières donnant lieu à la déforestation dans le cadre d’un dialogue constructif et partenarial avec tous les pays producteurs.

Élaboration de la stratégie

Le processus d’élaboration de la SNDI est coordonné par l’Ambassadeur délégué à l’environnement, Xavier Sticker et piloté par plusieurs ministères : le Ministère de la transition écologique et solidaire, le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le Ministère de l’économie et des finances et le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Les actions formulées dans la stratégie ont été nourries par les recommandations portées par trois groupes de travail issus du Groupe national sur les forêts tropicales (GNFT). Ces recommandations ont été présentées aux membres du GNFT le 16 février 2018 qui ont ensuite pu y apporter des commentaires et faire des propositions complémentaires qui ont également nourri les propositions formulées dans la stratégie.

Le projet de stratégie sera présenté aux membres du Conseil national pour la transition écologique le 12 juillet 2018.

Contenu de la stratégie

Le document fixe 16 objectifs et 26 mesures réparties en cinq grandes orientations :

  • Orientation 1 : développer, partager et valoriser les connaissances.
  • Orientation 2 : développer les actions de lutte contre la déforestation importée dans le cadre de coopérations internationales.
  • Orientation 3 : faire de nos politiques publiques un levier pour favoriser une demande française de produits durables.
  • Orientation 4 : favoriser et coordonner l’engagement des acteurs.
  • Orientation 5 : garantir l’atteinte des objectifs de la SNDI.

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Commentaires
  •  Lutte contre la déforestation importée (SNDI), par GARCIA Patrice , le 23 juillet 2018 à 15h14

    Bonjour,
    La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants ! Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.

    La France doit cesser d’alimenter le marché artificiel des agrocarburants : elle doit inscrire dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée une interdiction des plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui incluraient des matières premières alimentaires ou naturelles, comme la raffinerie géante de Total à la Mède.

    Pour contrer les effets dévastateurs de notre modèle d’élevage sur les forêts, la SNDI doit permettre une réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale et se donner un objectif de promotion de campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers.

    En vous remerciant

  •  AGPB - Contribution SNDI de Association Générale des Producteurs de Blé, par Association Générale des Producteurs de Blé (AGPB) , le 23 juillet 2018 à 15h05

    .
    La déforestation est d’abord un enjeu dans les pays tiers, leur explosion démographique et changement de consommation alimentaire. Selon des données de la FAO et étude Commission UE :
    • L’UE n’est responsable que de 4% de la déforestation brute mondiale entre 1990 et 2008, soit 9 millions d’hectares (Mha), même si l’UE, comme le dit la SNDI dans son introduction, est responsable de plus du tiers de la déforestation liée au commerce international sur cette période. Le développement des pays tiers s’est encore accru depuis 2008.
    • La superficie forestière nette a baissé de 129 millions d’ha entre 1990 et 2008, correspondant à 239 Mha de déforestation brute compensée par 110 Mha d’accroissement forestier ailleurs.
    • 55% de la déforestation brute serait reliée à un usage agricole, soit 132 Mha.
    • 90% de la déforestation est due à des besoins locaux, et seulement 10%, soit 22 Mha, répond à des besoins d’échanges commerciaux.
    http://ec.europa.eu/environment/forests/pdf/1.%20Report%20analysis%20of%20impact.pdf

    .
    Relativiser l’effet « d’accusation » sur le consommateur européen
    • Pris globalement, l’essentiel de la hausse de la consommation de soja depuis plus de 20 ans se fait hors de l’UE.

    • La consommation totale de viande par habitant dans l’UE est stable depuis les années 90
    • Les importations européennes de graines de soja et de tourteaux n’ont quasiment pas augmenté (+10%) entre 2000 et 2016, et devraient rester stable d’ici 2027.
    • Les importations chinoises de soja ont de leur côté été multipliées par 8 entre 2000 et 2016, à 83 millions de tonnes, et devraient encore augmenter de 35%, à 112 Mt, d’ici 2027.
    • De ce point de vue, l’UE n’ayant pas ou très peu de besoins additionnels en soja, sa consommation n’impacterait pas la déforestation observée sauf à faire le raccourci que chaque année, une part de l’accroissement des surfaces en soja est nécessaire pour nourrir l’UE.

    .
    • Enfin, la politique européenne des biocarburants interdit depuis 2008 les biocarburants issus de déforestation ou de changement direct d’affectation des sols, pour protéger la biodiversité, et plafonne depuis 2015 les biocarburants issus de cultures alimentaires, pour stopper le risque de changement d’affectation des sols indirects. Ces dispositions ont été renforcées pour la période 2020 à 2030.

    .
    Définition et objectifs de la SNDI
    La mesure 15 du plan Climat de juillet 2017 prévoit une SNDI pour « mettre fin [en 2030] à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation – y compris le changement d’affectation des sols indirects »
    La SNDI propose de couvrir non seulement les importations contribuant à la déforestation importée mais également à la dégradation des forêts et à la conversion d’écosystèmes naturels en dehors du territoire national.
    Elle propose aussi de couvrir la « déforestation » directe ou indirecte.
    • La protection d’écosystèmes de haute valeur, qu’ils soient forestiers ou non, est un enjeu mondial tant pour la biodiversité que les émissions de GES. L’élargissement du périmètre de la SNDI à des espaces naturels hors forêts hors territoire national ne doit pas conduire à sanctuariser des surfaces en cas de définition trop vague de ces zones. Ces zones doivent être définies par des instances officielles et répondre à des enjeux environnementaux spécifiques, sans remettre en cause la sécurité alimentaire.
    • L’AGPB demande que les écosystèmes inclus dans le périmètre de la déforestation importée sont « les écosystèmes naturels primaires hors du territoire national ».

    • Le périmètre de la SNDI doit concerner uniquement la déforestation à l’étranger. Ainsi au II-5, il faut préciser au 1er § que ce sont les conversions d’écosystèmes à l’étranger qui sont concernées.
    • Dans la politique de développement, la SNDI doit assurer le maintien de la performance économique des filières et plus particulièrement des producteurs français.

    .
    Enfin, si la déforestation est émettrice de Gaz à effet de Serre, ce sont les forêts en croissance qui ont un effet atténuateur du changement climatique, et non celles à l’équilibre.

    Commentaires sur orientations, objectifs et mesures

    .
    O2 : lutte contre la déforestation importée par la coopération internationale
    L’amélioration de la productivité fait partie des initiatives que la France souhaite soutenir pour concilier développement et préservation des écosystèmes.
    • L’amélioration de la productivité des productions nationales doit faire partie aussi des objectifs de la SNDI, notamment en céréales, sources majeure de protéines nationales, afin de contribuer à réduire la demande d’importation. Toute réduction des rendements se traduit en partie par une hausse directe ou indirecte de la production extérieure, ce qui augmente le risque de déforestation.

    .
    O5 : Inclure l’enjeu de la déforestation dans les accords commerciaux
    • La France et l’UE pèsent peu dans la dynamique d’accroissement de la demande en soja, et leur part dans la consommation mondiale diminue. L’effet d’entrainement de l’UE se réduit et nos filières courent le risque de devoir s’approvisionner avec des surcoûts.
    • La France et l’UE ne peuvent faire cavalier seul au risque de payer plus cher leur alimentation, de perdre en compétitivité sans effet réels contre la déforestation.
    • Un levier est effectivement de protéger la production nationale en intégrant les critères de productions européens, dont la déforestation si elle est définie, dans les accords internationaux.

    .
    O7 : Diminuer l’impact sur la déforestation du développement des biocarburants
    La politique de durabilité biocarburants doit cibler en priorité ceux qui sont très émetteurs de GES et causent réellement de la déforestation, dans les zones à forte teneur en carbone, sans faire l’amalgame avec les biocarburants nationaux, issus de céréales, betteraves ou d’oléagineux, qui produisent en parallèle des coproduits riches en protéines
    ou de cellulose à haute valeur alimentaire.
    Le maintien des volumes de production de ces biocarburants à haute valeur environnementale est indispensable pour limiter les importations de tourteaux de soja.

    .
    O9 : accroitre l’autonomie protéique de la France
    L’AGPB estime que l’objectif d’améliorer l’autonomie protéique nationale est nécessaire mais doit intégrer tous les leviers à sa disposition et pas seulement une transformation dogmatique du système agricole. L’allongement des rotations par exemple ne peut être un levier en soi pour améliorer l’indépendance protéique.
    Les objectifs de cette Orientation doivent inclure l’amélioration de la productivité des céréales et de leur teneur en protéine, première source de protéines en alimentation animale.

    La production de bioéthanol et de biodiesel est la seule véritable politique publique qui a donné des résultats tangibles sur les protéines au travers des drèches et des tourteaux. Ces volumes de production doivent être maintenus pour éviter de la déforestation importée indirecte. De plus, ce sont des exemples de filières de la bioéconomie, dont la complémentarité des usages de leurs productions est indispensable à leur compétitivité et donc à la rémunération des producteurs.

    .
    010 : améliorer l’information environnementale et promouvoir la consommation responsable

    L’AGPB s’interroge sur la pertinence d’intégrer la dimension du changement d’affectation des sols, notamment indirect, dans l’affichage environnemental.

    Les travaux sur les biocarburants ont montré la complexité de l’affectation de ces impacts à des productions, qui ne peut se faire que par des modélisations. Ces dernières sont donc sensibles à de nombreuses hypothèses.

    .
    La campagne de communication grand public doit promouvoir une vision positive de l’alimentation et des pratiques culturales nationales et ne pas faire croire que chaque année, la France a besoin de déforester dans les pays tiers pour nourrir ses élevages. Cette campagne doit rassurer sur la qualité des productions nationales et donner envie d’acheter français plutôt que diaboliser tel ou tel aliment ou production.

    .
    ooooo

  •  AGPM - Contribution SNDI de Association Générale des Producteurs de Maïs, par Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) , le 23 juillet 2018 à 15h01

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    La déforestation est d’abord un enjeu dans les pays tiers, leur explosion démographique et changement de consommation alimentaire. Selon des données de la FAO et étude Commission UE :
    • L’UE n’est responsable que de 4% de la déforestation brute mondiale entre 1990 et 2008, soit 9 millions d’hectares (Mha), même si l’UE, comme le dit la SNDI dans son introduction, est responsable de plus du tiers de la déforestation liée au commerce international sur cette période. Le développement des pays tiers s’est encore accru depuis 2008.
    • La superficie forestière nette a baissé de 129 millions d’ha entre 1990 et 2008, correspondant à 239 Mha de déforestation brute compensée par 110 Mha d’accroissement forestier ailleurs.
    • 55% de la déforestation brute serait reliée à un usage agricole, soit 132 Mha.
    • 90% de la déforestation est due à des besoins locaux, et seulement 10%, soit 22 Mha, répond à des besoins d’échanges commerciaux.
    http://ec.europa.eu/environment/forests/pdf/1.%20Report%20analysis%20of%20impact.pdf

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    Relativiser l’effet « d’accusation » sur le consommateur européen
    • Pris globalement, l’essentiel de la hausse de la consommation de soja depuis plus de 20 ans se fait hors de l’UE.

    • La consommation totale de viande par habitant dans l’UE est stable depuis les années 90
    • Les importations européennes de graines de soja et de tourteaux n’ont quasiment pas augmenté (+10%) entre 2000 et 2016, et devraient rester stable d’ici 2027.
    • Les importations chinoises de soja ont de leur côté été multipliées par 8 entre 2000 et 2016, à 83 millions de tonnes, et devraient encore augmenter de 35%, à 112 Mt, d’ici 2027.
    • De ce point de vue, l’UE n’ayant pas ou très peu de besoins additionnels en soja, sa consommation n’impacterait pas la déforestation observée sauf à faire le raccourci que chaque année, une part de l’accroissement des surfaces en soja est nécessaire pour nourrir l’UE.

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    • Enfin, la politique européenne des biocarburants interdit depuis 2008 les biocarburants issus de déforestation ou de changement direct d’affectation des sols, pour protéger la biodiversité, et plafonne depuis 2015 les biocarburants issus de cultures alimentaires, pour stopper le risque de changement d’affectation des sols indirects. Ces dispositions ont été renforcées pour la période 2020 à 2030.

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    Définition et objectifs de la SNDI
    La mesure 15 du plan Climat de juillet 2017 prévoit une SNDI pour « mettre fin [en 2030] à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation – y compris le changement d’affectation des sols indirects »
    La SNDI propose de couvrir non seulement les importations contribuant à la déforestation importée mais également à la dégradation des forêts et à la conversion d’écosystèmes naturels en dehors du territoire national.
    Elle propose aussi de couvrir la « déforestation » directe ou indirecte.
    • La protection d’écosystèmes de haute valeur, qu’ils soient forestiers ou non, est un enjeu mondial tant pour la biodiversité que les émissions de GES. L’élargissement du périmètre de la SNDI à des espaces naturels hors forêts hors territoire national ne doit pas conduire à sanctuariser des surfaces en cas de définition trop vague de ces zones. Ces zones doivent être définies par des instances officielles et répondre à des enjeux environnementaux spécifiques, sans remettre en cause la sécurité alimentaire.
    • L’AGPM demande que les écosystèmes inclus dans le périmètre de la déforestation importée sont « les écosystèmes naturels primaires hors du territoire national ».

    • Le périmètre de la SNDI doit concerner uniquement la déforestation à l’étranger. Ainsi au II-5, il faut préciser au 1er § que ce sont les conversions d’écosystèmes à l’étranger qui sont concernées.
    • Dans la politique de développement, la SNDI doit assurer le maintien de la performance économique des filières et plus particulièrement des producteurs français.

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    Enfin, si la déforestation est émettrice de Gaz à effet de Serre, ce sont les forêts en croissance qui ont un effet atténuateur du changement climatique, et non celles à l’équilibre.

    Commentaires sur orientations, objectifs et mesures

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    O2 : lutte contre la déforestation importée par la coopération internationale
    L’amélioration de la productivité fait partie des initiatives que la France souhaite soutenir pour concilier développement et préservation des écosystèmes.
    • L’amélioration de la productivité des productions nationales doit faire partie aussi des objectifs de la SNDI, notamment en céréales, sources majeure de protéines nationales, afin de contribuer à réduire la demande d’importation. Toute réduction des rendements se traduit en partie par une hausse directe ou indirecte de la production extérieure, ce qui augmente le risque de déforestation.

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    O5 : Inclure l’enjeu de la déforestation dans les accords commerciaux
    • La France et l’UE pèsent peu dans la dynamique d’accroissement de la demande en soja, et leur part dans la consommation mondiale diminue. L’effet d’entrainement de l’UE se réduit et nos filières courent le risque de devoir s’approvisionner avec des surcoûts.
    • La France et l’UE ne peuvent faire cavalier seul au risque de payer plus cher leur alimentation, de perdre en compétitivité sans effet réels contre la déforestation.
    • Un levier est effectivement de protéger la production nationale en intégrant les critères de productions européens, dont la déforestation si elle est définie, dans les accords internationaux.

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    O7 : Diminuer l’impact sur la déforestation du développement des biocarburants
    La politique de durabilité biocarburants doit cibler en priorité ceux qui sont très émetteurs de GES et causent réellement de la déforestation, dans les zones à forte teneur en carbone, sans faire l’amalgame avec les biocarburants nationaux, issus de céréales, betteraves ou d’oléagineux, qui produisent en parallèle des coproduits riches en protéines
    ou de cellulose à haute valeur alimentaire.
    Le maintien des volumes de production de ces biocarburants à haute valeur environnementale est indispensable pour limiter les importations de tourteaux de soja.

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    O9 : accroitre l’autonomie protéique de la France
    L’AGPM estime que l’objectif d’améliorer l’autonomie protéique nationale est nécessaire mais doit intégrer tous les leviers à sa disposition et pas seulement une transformation dogmatique du système agricole. L’allongement des rotations par exemple ne peut être un levier en soi pour améliorer l’indépendance protéique.
    Les objectifs de cette Orientation doivent inclure l’amélioration de la productivité des céréales et de leur teneur en protéine, première source de protéines en alimentation animale.

    La production de bioéthanol et de biodiesel est la seule véritable politique publique qui a donné des résultats tangibles sur les protéines au travers des drèches et des tourteaux. Ces volumes de production doivent être maintenus pour éviter de la déforestation importée indirecte. De plus, ce sont des exemples de filières de la bioéconomie, dont la complémentarité des usages de leurs productions est indispensable à leur compétitivité et donc à la rémunération des producteurs.

    .
    010 : améliorer l’information environnementale et promouvoir la consommation responsable

    L’AGPM s’interroge sur la pertinence d’intégrer la dimension du changement d’affectation des sols, notamment indirect, dans l’affichage environnemental.

    Les travaux sur les biocarburants ont montré la complexité de l’affectation de ces impacts à des productions, qui ne peut se faire que par des modélisations. Ces dernières sont donc sensibles à de nombreuses hypothèses.

    .
    La campagne de communication grand public doit promouvoir une vision positive de l’alimentation et des pratiques culturales nationales et ne pas faire croire que chaque année, la France a besoin de déforester dans les pays tiers pour nourrir ses élevages. Cette campagne doit rassurer sur la qualité des productions nationales et donner envie d’acheter français plutôt que diaboliser tel ou tel aliment ou production.

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    ooooo

  •  protection des forêts et écosystèmes , par Mireille JUBERT , le 23 juillet 2018 à 15h00

    Arrêter d’importer sans cesse des produits qui entrainent la dévastation des milieux d’où ils sont extraits, au détriment non seulement de la population mais aussi de la faune et de la flore d’origine, voilà la règle indispensable à laquelle nous devons nous tenir : c’est une question d’éthique à laquelle il n’est plus possible de se soustraire.

  •  Stoppez la déforestation, par Boyer , le 23 juillet 2018 à 14h45

    Afin de contrer les effets dévastateurs de notre modèle d’élevage sur les forêts, il faut que la SNDI œuvre pour permettre une réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale
    et qu’elle se donne l’objectif de promouvoir des campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers.

  •  Pour que la SNDI contribue efficacement à la protection des forêts, du climat, et de la biodiversité, par JOVITA , le 23 juillet 2018 à 14h35

    La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants ! Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.

    • La France doit cesser d’alimenter le marché artificiel des agrocarburants : elle doit inscrire dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée une interdiction des plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui incluraient des matières premières alimentaires ou naturelles, comme la raffinerie géante de Total à la Mède.

  •  L’orientation 3 est primordiale., par FACCHETTI Patricia , le 23 juillet 2018 à 14h29

    Le pouvoir économique a pris le pas sur le pouvoir politique d’où le manque de poids des ministres de l’environnement successifs, quand ces derniers ne sont pas à la solde des pollueurs et destructeurs. Admettons que le politique ait un quelconque pouvoir, il est de son devoir de mobiliser toutes ses actions pour préserver notre TERRE qui est notre mère à tous. C’est toujours une histoire de gros sous pour les mêmes profiteurs qui ne pensent qu’à leur pomme. Si on mettait notre intelligence au service de la planète et non contre elle, on trouverait des solutions pour développer et protéger...mais hélas j’ai bien peur que nous en sommes très loin. Merci à nos chers politiciens d’écouter pour une fois le bon sens commun.

  •  Soyons vigilants et exigeants face à l’urgence climatique et environnementale, par EDA (Environnement Développement Alternatif) , le 23 juillet 2018 à 14h22

    Face aux urgences environnementales et sociales, la volonté du gouvernement français de mettre en place une Stratégie Nationale de lutte contre la Déforestation Importée pour les matières premières agricoles marque une avancée déterminante et nous apparait même très urgente. Cependant, plusieurs points essentiels sont à prendre en compte dans le cadre de cette stratégie.

    - La France représente un trop petit marché au niveau mondial pour avoir un impact sur les modes de production des matières premières et donc, pour enrayer la déforestation. Seule une stratégie au niveau européen pourrait avoir un impact.
    - Cela implique la remise en question de nos importations… Avons-nous réellement besoin de bois exotique dans nos habitations ? ou encore d’huile de palme importée du Sud-Est asiatique pour faire rouler nos voitures ? Nous faut-il vraiment du soja importé d’Amérique du Sud pour nourrir notre bétail ? Les produits vendus en Europe doivent-ils être autant « sur-emballés », créant une pression encore plus forte sur les forêts ?
    - Attention à ne pas confondre « certification » avec produits durables car la certification n’a jamais enrayé, hélas, la déforestation et les certifications actuelles n’apportent pas les garanties suffisantes pour lutter contre la déforestation car leurs critères sont fixés par les gestionnaires eux mêmes le plus souvent
    - Enfin, au regard du manque de robustesse des contrôles mise en place dans le cadre du RBUE, quelle est la capacité réelle de l’Etat et de l’Union Européenne, pour aller au-delà des discours et belles intentions à brève échéance ?

    Parallèlement à cette stratégie, nous pensons que l’Etat doit être en recherche permanente de solutions alternatives moins « déforestantes », et qui iraient bien au-delà d’un appel à responsabilité des Entreprises et des Banques.
    C’est avec avec beaucoup d’attention que nous suivrons, au sein de notre attention EDA, le développement d’une stratégie qui s’avère déterminante pour le devenir des ecosystèmes au niveau mondial et donc pour la survie de tous.

  •  orientation 3, par CALDERARO , le 23 juillet 2018 à 14h17

    L’orientation 3 me paraît prioritaire

  •  fin du monde, par Didier , le 23 juillet 2018 à 14h15

    La destruction à outrance des forêts primaires et de la nature en général montre à quel point nous sommes sous l’emprise du dieu "Economie" et de son valet "Profit à tout prix".
    Les conséquences (pollutions, disparitions d’espèces, dégradation du cadre de vie, réchauffement etc...) importent peu, ce qui compte c’est la croissance et l’augmentation continuelle de la population humaine : "la démographie est une force" selon un premier ministre.
    La majorité de la population malgré de nombreux signaux d’alarme reste totalement indifférente ou résignée face à ces problèmes.
    C’est le début de la fin.

  •  Agir MAINTENANT !, par Catherine Pinot , le 23 juillet 2018 à 14h11

    Tout le temps que nous perdons en réunions , contre-offencives de toutes sortes en ne regardant que les avantages à court terme ne se rattrapera pas ! Dès lors que nous avons signé un engagement , il faut FONCER ! Vivons AVEC la nature , AVEC notre maison-Terre ! Par respect , par intelligence, par Amour ! Allez la France !Courage et détermination ! C’est bien plus grand et important que le football, non ? Alors sachons transposer cet enthousiasme , ne serait-ce qu’un peu ......

  •  Non à la bio-raffinerie de La Mède !, par Juliette , le 23 juillet 2018 à 14h10

    Je souhaite que cette stratégie inclue :

    - l’arrêt du soutien aux agrocarburants.

    - l’interdiction pour les raffineries de s’approvisionner en matières premières alimentaires (comme celle de Total à La Mède qui s’approvisionne en huile de palme).

    - un objectif de réduction de la consommation de viande afin de décourager la déforestation en Amazonie (pâturages et champs de soja)

    - la création d’une filière "soja durable" pour l’alimentation animale sur le modèle de la RSPO

  •  Déforestation, par PELUSO , le 23 juillet 2018 à 14h07

    La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants !

    Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.

  •  Il y a quelques petites choses à faire, par Natacha Mingatos , le 23 juillet 2018 à 14h02

    Bonjour,

    La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants ! Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.

    La France doit cesser d’alimenter le marché artificiel des agrocarburants : elle doit inscrire dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée une interdiction des plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui incluraient des matières premières alimentaires ou naturelles, comme la raffinerie géante de Total à la Mède.

    Pour contrer les effets dévastateurs de notre modèle d’élevage sur les forêts, la SNDI doit permettre une réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale et se donner un objectif de promotion de campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers

  •  Il y a quelques petites choses à faire, par Natacha Mingatos , le 23 juillet 2018 à 14h02

    La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants ! Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.

    La France doit cesser d’alimenter le marché artificiel des agrocarburants : elle doit inscrire dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée une interdiction des plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui incluraient des matières premières alimentaires ou naturelles, comme la raffinerie géante de Total à la Mède.

    Pour contrer les effets dévastateurs de notre modèle d’élevage sur les forêts, la SNDI doit permettre une réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale et se donner un objectif de promotion de campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers

  •  Lutter contre la déforestation est une aubaine commerciale à long terme, par Jannis Von der Heyden , le 23 juillet 2018 à 13h48

    Lutter contre la déforestation est aujourd’hui d’une urgence primordiale, pour nous citoyens dans notre façon de consommer, et pour le gouvernement Français dans son discours international.

    Le gouvernement français et le président sont en mesure d’initier le changement de cap nécessaire à la mise en oeuvre d’une politique économique écologique permettant d’orienter la consommation de masse vers de produits sains et respectueux de l’environnement.

    J’appelle nos représentants à prendre une décision forte et d’interdire l’importation d’agrocarburants favorisant la déforestation et de porter leur pouvoir sur de la recherche et développement en ingénierie énergétique, afin de contribuer à l’émergence de nouvelles & réelles énergies propres. Merci à ceux qui auront le courage du changement.

  •  Un portage politique fort à la hauteur de l’ambition Zero Déforestation, par Alliance pour la Préservation des Forêts , le 23 juillet 2018 à 13h46

    Collectif d’entreprises responsables engagées dans la lutte contre la déforestation, l’Alliance pour la Préservation des Forêts accueille très favorablement la sortie la SNDI.

    L’Alliance se permet d’insister sur un point indispensable à la réussite de cette stratégie : Seule une mobilisation collective de l’ensemble des parties-prenantes (Etat, société civile et secteur privé notamment) permettra une mise en œuvre efficace de la SNDI. Une impulsion politique est donc nécessaire pour mobiliser et engager les entreprises dans la lutte contre la déforestation importée. Nous attendons du Ministre d’Etat, Nicolas Hulot, qu’il donne l’impulsion politique indispensable à la mobilisation des acteurs économiques et financiers.

  •  Etre à la hauteur des enjeux globaux et de nos ambitions, par Véronique LEVY , le 23 juillet 2018 à 13h31

    Notre stratégie nationale doit, d’une part, ne plus cautionner nos entreprises françaises contribuant à la déforestation à l’étranger, et d’autre part, soutenir les initiatives et inciter aux produits durables (limitant les impacts sur l’homme et la planète), qu’il s’agisse de production française ou de produits d’importation.
    En cela, il m’apparait primordial de ne pas soutenir l’activité des agro-carburants mais bien celle liée aux énergies renouvelables, et d’investir dans la recherche et le soutien aux produits alimentaires contenant des protéines issues du monde végétal, tout en réduisant drastiquement les productions de viande, notamment bovine - avec l’information et l’éducation au public qui vont de pair, ainsi que les incitations.

  •  Luttons contre la déforestation , par Cleman Mathilde , le 23 juillet 2018 à 13h27

    La déforestation est une catastrophe aussi bien pour les humains que pour les autres espèces. La France doit cesser de soutenir les agrocarburants et les interdire.

    L’élevage intensif est aussi un facteur important de déforestation. En Amazonie, des pans entiers de forêt sont rasés pour installer des élevages bovins ou pour la culture de soja destinée à l’alimentation animale. Nous devons réduire les importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale et mettre en place des campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers.

    La France doit aussi être exemplaire avec ses forêts : stop au projet Montagne d’Or !

  •  Non à l’irresponsabilité coupable en matière de forêt, par BOUVET , le 23 juillet 2018 à 13h22

    Concernant la lutte contre la déforestation , on attend la congruence entre des discours porteurs de bons sentiments et l’action concrète. Arrêtons maintenant l’importation d’huile de palme biologique ou pas car nous savons tous qu’il s’agit de la même logique de déforestation. Arrêtons d’importer de la viande d’Amérique car là aussi l’élevage extensif et intensif de bovins contribue à renforcer la pression sur la forêt. Ne nous en rendons pas complices. Osons des politiques qui sensibilisent à la conséquence de nos consommations et fassent comprendre l’impact de nos agissements individuels et collectifs. Et en France, cessons la privatisation ouverte de la forêt qui doit rester dans le champ des politiques publiques. Quels intérêts ont des sociétés privées autres que l’exploitation du bois? La déforestation de fait dit tout de nos complicités actives ou passives à travers nos modes et choix de vie.