ENERGIES ET CLIMAT
 

Consultation du public sur le projet révisé de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) - CONSULTATION PROLONGEE JUSQU’AU 20/02/2020

Du 20/01/2020 au 20/02/2020 - 6032 commentaires

En raison de difficultés signalées par certains internautes pour déposer les commentaires le matin du 19 février, la consultation est prolongée jusqu’au 20 février 23h59.

Le Ministère de la Transition écologique et solidaire met aujourd’hui à disposition du public l’intégralité du projet révisé de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) portant sur la période 2019-2028 afin de recueillir ses observations.


Cette PPE trace l’avenir énergétique de la France pour les dix prochaines années. Elle porte le projet de mener à bien la transition vers un système énergétique plus efficace et plus sobre, plus diversifié et donc plus résilient. Elle présente le chemin d’une transition juste et sans rupture, en donnant une trajectoire claire, argumentée, allant irréversiblement dans le sens du respect de l’environnement et du climat.

La PPE fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de l’énergie afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi :

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 ;
  • réduire fortement la consommation finale d’énergie (-20 % en 2030) et en particulier la consommation d’énergies fossiles (-40 % en 2030) ;
  • porter la part des énergies renouvelables à 33 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 ;
  • réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2035.

La PPE inscrit la France dans une trajectoire qui permettra d’atteindre la neutralité carbone en 2050, et fixe ainsi le cap pour toutes les filières énergétiques qui pourront constituer, de manière complémentaire, le mix énergétique français de demain.

Le projet de PPE révisé, mis en ligne aujourd’hui, est issu d’un processus d’élaboration et de consultation initié en juin 2017. Après la publication d’un premier projet en janvier 2019, cette version révisée prendre en compte les commentaires et avis recueillis au cours d’une large consultation conduite en 2019.

La PPE couvre deux périodes successives de cinq ans : 2019-2023 et 2023-2028.

Une fois adoptée, elle fixera le cadre réglementaire définissant :

  • les objectifs quantitatifs des appels d’offres pour des installations de production d’électricité (à partir d’énergie renouvelable en particulier), pour des capacités d’effacement de consommation électrique, ou pour des investissements permettant l’injection de biométhane dans les réseaux de gaz ;
  • les orientations avec lesquelles l’autorisation d’exploiter des nouvelles installations de production électrique, ainsi que le plan stratégique d’EDF prévu dans l’article L311-5-7 du code de l’énergie, devront être compatibles ;
  • le niveau de sécurité d’approvisionnement du système énergétique français, via la fixation du « critère de défaillance » utilisé pour apprécier l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité, ou encore le critère pour la sécurité d’approvisionnement en gaz naturel et les stockages devant être maintenus en fonctionnement.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie regroupe les documents suivants, qui sont mis à consultation du public :

  • le projet de décret relatif à la Programmation pluriannuelle de l’énergie ;
  • une synthèse de la Programmation pluriannuelle de l’énergie ;
  • le document de Programmation pluriannuelle de l’énergie.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie ayant fait l’objet d’une évaluation environnementale, l’avis de l’autorité environnementale est également mis à disposition du public, de même que les avis du :

  • Conseil national de la transition écologique ;
  • Conseil supérieur de l’énergie ;
  • Comité de gestion de la CSPE ;
  • Comité du système de distribution publique d’électricité ;
  • Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique.

Enfin, est également mis à disposition du public un document résumant les principales modifications apportées au projet de PPE par rapport à la version publiée en janvier 2019 et indiquant comment les avis recueillis ont été pris en compte.

Un bilan de cette consultation sera établi et rendu public par le ministère de la transition écologique et solidaire.


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Commentaires
  •  Contribution GRTgaz à la Consultation Publique PPE, par GRTgaz , le 19 février 2020 à 17h34

    Synthèse

    Au niveau européen autant que national, un consensus se fait jour pour affirmer qu’un mix énergétique 100% électrique en 2050 générerait des surcoûts majeurs par rapport à des scénarios où les gaz renouvelables et bas-carbone prendraient leur part dans le mix . Le surcoût de décarbonation est estimé par exemple à 217 Md€/an en 2050 au périmètre européen selon l’étude Navigant.

    D’ailleurs, la SNBC table sur une consommation de gaz de 200 à 300 TWh en 2050, s’appuyant exclusivement sur des gaz renouvelables et bas-carbone produits sur le territoire national. La PPE 2016 et la LTECV proposaient une trajectoire de développement des gaz renouvelables visant 8 TWh de biométhane injecté en 2023 et 10% de la consommation gaz couverte par les gaz renouvelables en 2030. La CRE dans ses scénarios prospectifs table sur une production de biométhane de 39 à 42 TWh en 2030.

    Dans ce cadre, les ambitions de production de gaz renouvelables proposées dans le projet de PPE sont en recul sur 2023, alors même que la filière s’est structurée pour atteindre et probablement dépasser l’objectif minimum de 8 TWh en 2023 fixé préalablement dans la PPE. Ces ambitions sont très en deçà des projections CRE pour 2030, et difficilement compatibles avec les objectifs 2050.

    En termes d’usages, la PPE acte du rôle des gaz renouvelables et bas-carbone dans la mobilité, avec 850 stations d’avitaillement rentables en 2028, une mise en lumière du rôle que cette énergie pourrait jouer dans le transport maritime et fluvial et une part de marché de 60% pour les poids lourds fonctionnant au gaz et au biogaz en 2050.
    En revanche, la PPE ne répond pas aux enjeux d’autres secteurs de consommation, comme le secteur résidentiel ou le secteur industriel, pour lesquels les solutions gaz ou hybride gaz-électricité sont des solutions matures techniquement et économiquement qui apportent des gains significatifs d’efficacité énergétique et de flexibilité pour le système énergétique et permettent la transition du gaz naturel aux gaz renouvelables et bas-carbone.

    Secteur résidentiel-tertiaire : une modification des coefficients au détriment des solutions les plus performantes

    Sur le secteur résidentiel, la PPE se projette dans une vision prospective long-terme de développement du parc électrique, qui est également manifeste dans la RE2020 : un coefficient de conversion de l’électricité abaissé de 2,58 à 2,3 et un impact climatique du chauffage électrique réduit de 210 à 79 gCO2/kWh. Ces ajustements reposent sur des bases méthodologiques fragiles, en particulier une vision prospective du mix éloignée des préconisations européennes pour fixer ces valeurs et sur une approche moyenne ne reflétant pas les impacts futurs des consommations additionnelles d’électricité dues aux bâtiments neufs. La baisse artificielle des valeurs de référence pour l’électricité favorisera des solutions peu performantes de type convecteurs électriques au détriment d’un mix plus pertinent de pompes à chaleur, chaudières hybride et systèmes gaz-solaire, et se traduira in fine par une augmentation de la pointe saisonnière et une moindre réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Secteur industriel : risque d’incohérence entre la PPE et les solutions de décarbonation accessibles aux industriels

    Le secteur industriel entrera début 2021 dans la 4e phase de l’ETS européen qui impose aux industriels d’accélérer leur décarbonation. Dans ses travaux sur le Pacte Productif 2025, l’industrie française fait le constat que tous ses usages ne peuvent pas être électrifiés et que pour les industriels déjà raccordés au gaz, le biométhane fait partie du panel des solutions de décarbonation à mettre en œuvre car présentant un optimum coûts – réduction des émissions de GES. Pourtant, ni les objectifs en volume de biométhane, ni les positions prises par les pouvoirs publics ne permettent aux industriels de s’orienter sereinement vers cette solution, au risque d’une perte de compétitivité de certains secteurs et de ses corollaires en termes de délocalisation et de pertes d’emploi.

    Biométhane : soutien financier renforcé mais un recul non justifié de l’ambition

    La filière biométhane dans son ensemble s’est mobilisée début 2019 pour exprimer ses préoccupations et faire des recommandations.

    GRTgaz se félicite que les pouvoirs publics aient adapté leurs objectifs de réduction de coût de production pour le biométhane injecté pour plus de réalisme (75 €/MWh en moyenne et 90 €/MWh au maximum). Ces objectifs restent cependant ambitieux et l’énergie biométhane est la seule énergie renouvelable qui se voit imposer ce type de contraintes. Ils mériteraient par ailleurs d’être clarifiés dans le projet de décret au regard du détail présenté dans le rapport, entre les cibles pour le guichet ouvert et celles pour les appels d’offre.

    GRTgaz salue aussi la hausse consécutive de l’enveloppe budgétaire de soutien à 9,7 Md€, plus compatible avec le nombre de projets actuellement en file d’attente, l’objectif 2030 du code de l’énergie et la trajectoire SNBC vers la neutralité carbone.

    GRTgaz exprime cependant sa déception devant la très faible part de l’enveloppe globale de soutien aux énergies renouvelables de cette PPE consacrée au biométhane injecté (de l’ordre de 8% des montants engagés jusqu’en 2028), alors même que cette énergie est plébiscitée par les territoires, et qu’elle présente des atouts reconnus en termes d’agro-écologie, de créations d’emplois non délocalisables, d’aménagement du territoire et de diminution de la dépendance énergétique. La CRE évalue ainsi les externalités de la filière entre 40 et 70 €/MWh, et jusqu’à 100 €/MWh pour une valeur de l’action pour le climat de 250 €/tCO2, qui est celle qui ressort du rapport Quinet dès 2030.

    L’argument de la contrainte budgétaire ne peut justifier de limiter trop étroitement les ambitions en matière de biométhane car le secteur gazier restera en tout état de cause très largement contributeur net au budget de l’État – sur la période 2019-2028, les dépenses de soutien au biométhane ne devraient pas dépasser 4 Mds€ (sur les 9,7 Mds€ correspondant aux dépenses de soutien engagées y compris au-delà de 2028 ) alors que le produit de la TICGN sur cette même période devrait être au moins de 19 Mds€, soit près de 5 fois plus.

    Enfin, en termes d’objectifs de volumes, GRTgaz comprend mal que les pouvoirs publics soient revenus sur l’objectif de 8 TWh à 2023 fixé par la PPE 2016, alors que la dynamique de la filière aurait permis de les atteindre sans mal. La filière démontre en effet une véritable dynamique, avec à fin 2019 : 123 projets raccordés (contre 76 un an plus tôt), une capacité raccordée de 2,2 TWh et plus de 1000 projets inscrits au registre de capacité. La révision à la baisse de l’objectif par les pouvoirs publics alors que les conditions économiques de son développement étaient déjà similaires en 2016 pose la question de la crédibilité de l’ensemble des objectifs pour la 2e période de la PPE.

    Hydrogène : une vision trop partielle de l’intérêt du couplage avec les réseaux de gaz

    Le nouveau projet de décret PPE maintient les objectifs à 2028 de 10 à 100 MW de démonstrateurs de Power-to-Gas et de part de 20 à 40% d’hydrogène décarboné dans l’hydrogène industriel. Ces objectifs fixent un cadre clair pour structurer la filière française mais posent par ailleurs la question des moyens financiers. Une enveloppe dédiée de 50 millions d’euros par an est indiquée mais parait insuffisante pour développer des projets industriels de production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone au-delà des démonstrateurs R&D.

    Le projet de rapport fait par ailleurs mention de l’intérêt du power-to-gas, au sens de couplage des réseaux électriques et gaz via l’électrolyse, à un horizon 2035. GRTgaz souhaite souligner que cette vision repose sur l’intérêt du power-to-gas pour le seul équilibre global du mix électrique sans tenir compte par ailleurs de l’intérêt de la solution vis-à-vis des congestions réseaux qui justifie son déploiement avant l’horizon 2035 :
    • À l’échelle des réseaux de distribution électriques qui accueillent la quasi-totalité des nouvelles capacités de production renouvelables électriques et à ce titre connaissent déjà des situations de congestions aboutissant à des pertes de production et des nécessités d’investissements de renforcement,
    • À l’échelle des réseaux de transport électriques où certaines régions connaitront un afflux important de capacité de production éolienne en mer et où pourront apparaitre des congestions sans qu’un développement de nouvelles lignes aériennes puisse être envisagé à l’horizon de la PPE.

    GRTgaz comprend ainsi l’objectif de la PPE de développement de premières capacités de démonstrateurs de power-to-gas comme répondant à une véritable logique de couplage des réseaux et d’optimisation des investissements entre réseaux gaz et réseaux d’électricité.

    Par ailleurs, le projet de rapport n’a pas été mis à jour pour intégrer les conclusions du rapport des opérateurs français d’infrastructure de gaz piloté par GRTgaz et remis au ministre de l’énergie en juin 2019. Ce rapport fournit des éléments circonstanciés sur les conditions techniques et économiques d’injection d’hydrogène dans les réseaux. Il met notamment en lumière qu’à court terme les limitations d’injection viendront essentiellement des usages (limite réglementaire de 2% pour le GNV, usages industriels sensibles à l’hydrogène…) et non des infrastructures de gaz elles-mêmes.

    GRTgaz tient par ailleurs à rappeler que l’intégration d’hydrogène dans le réseau gaz ne se limite pas au power-to-gas puisqu’elle est également nécessaire pour l’accueil d’autres sources d’hydrogène comme l’hydrogène co-produit et non valorisé actuellement ou d’autres filières de gaz renouvelables et bas-carbone comme la pyrogazéification ou la gazéification hydrothermale.

    Pyrogazéification et autres technologies : prise en compte partielle et insuffisamment connectée à la stratégie économie circulaire

    GRTgaz accueille favorablement l’intégration de la pyrogazéification dans le projet de rapport PPE et en particulier l’ouverture des appels d’offre biométhane à la pyrogazéification de bois.

    GRTgaz souligne cependant la vision partielle et parfois caricaturale de l’opposition supposée entre pyrogazéification de biomasse et pyrogazéification de déchets réduite à la question des CSR.

    La pyrogazéification permet de valoriser des déchets résiduels variés (sous-produits agricoles secs, boues séchées, résidus de la filière bois non valorisés par ailleurs, combustibles issus d’un tri à la source lorsque ces derniers ne peuvent être valorisés en amont sous forme de matière…) pour produire un gaz renouvelable ou de récupération. Cette filière qui traite les déchets résiduels secs non fermentescibles s’inscrit ainsi dans l’objectif national de division par 2 des volumes enfouis ou incinérés sans récupération d’énergie en 2025. Le rapport PPE gagnerait à aborder la pyrogazéification dans son ensemble en distinguant les intrants par nature :
    -  Biomasse hors déchets, si le potentiel est important il pose la question de la concurrence des usages et GRTgaz partage la vision d’un développement de la pyrogazéification sur d’autres intrants dans un premier temps
    -  Déchets biogéniques, que ce soit les déchets de bois de classe B ou classe C, les différents déchets industriels (pulpes, fibres, noyaux…) ou la part biogénique des CSR (pouvant atteindre 50% de la masse sur certains flux) pour lesquels la pyrogazéification est une solution de choix pour convertir cette biomasse peu ou mal valorisée aujourd’hui en gaz renouvelables
    -  Déchets non biogéniques, dont plastiques non recyclables et part non biogénique des CSR, pour lesquels la pyrogazéification peut apporter une solution pertinente de traitement tout en produisant un gaz de récupération se substituant au gaz fossile.

    Au regard de la réalité des flux de déchets et de la mixité biogénique / non biogénique de certains, le développement de la filière se fera en tout ou partie sur la base d’unités produisant à la fois gaz renouvelables et gaz de récupération. Le rapport PPE devrait refléter cette mixité et distinguer ainsi le soutien public apporté à la production de gaz renouvelables via les politiques énergétiques et celui pouvant être apporté par ailleurs à la production de gaz de récupération via les politiques déchets et économie circulaire.

    Par ailleurs, le rapport PPE ne fait aucune mention d’autres filières de production de gaz renouvelables et de gaz de récupération amenées à se développer à l’avenir. En particulier, GRTgaz souligne la publication de son rapport sur la filière gazéification hydrothermale capable de valoriser des biomasses liquides telles qu’effluents industriels et agricoles, boues de station d’épuration ou digestats de méthanisation pour les unités en contraintes d’épandage et présentant un potentiel de production de 58 TWh/an à long terme. La filière gazéification hydrothermale mériterait d’être à présent citée dans le rapport PPE.

    GRTgaz note enfin que la PPE gagnerait à faire explicitement référence aux contrats d’expérimentation qui ont été inscrits dans la Loi Énergie Climat, visant à recourir à des appels à projet pour les projets de production de biogaz utilisant des technologies innovantes, dont la pyrogazéification et la gazéification hydrothermale.

    Equilibre offre-demande gaz :

    La loi Énergie Climat fixe un objectif de réduction des énergies fossiles de 40 % à l’horizon 2030 comparé à 2012. Dans cette perspective, le nouveau projet de PPE intensifie encore la baisse de consommation de gaz naturel avec une réduction attendue des consommations de gaz naturel par rapport à 2012 de -10% en 2023 et de -22 % en 2028 (contre respectivement -6% et -19% dans la version de début 2019), soit des points de passage de consommation gaz naturel de respectivement 401 TWh et 345 TWh (PCI) en 2023 et 2028.

    GRTgaz s’interroge sur la faisabilité de la mise en œuvre d’une telle baisse. En effet, d’un côté, l’ambition contrainte sur les gaz renouvelables limite l’effet de déplacement du gaz naturel, et d’un autre côté, la réalité du flux des rénovations énergétiques s’est avérée en-deçà des attentes toutes ces dernières années.

    Conclusion : mettre la PPE en accord avec la trajectoire SNBC pour les gaz renouvelables

    GRTgaz appelle à ce que la prochaine PPE prenne pleinement la mesure des enjeux de décarbonation et du rôle à donner au biométhane et aux autres gaz renouvelables à l’horizon 2030, pour atteindre a minima l’objectif de 10% fixé par la Loi Energie Climat. GRTgaz rappelle que le rapport Quinet conclut à une valeur de l’action pour le climat de 250 €/tCO2 dès 2030, qui rend pleinement pertinent le développement de quantités accrues de biométhane à cet horizon.

    L’ambition 2030 doit également s’inscrire dans une trajectoire régulière qui permette d’atteindre l’objectif SNBC de 100% de gaz renouvelables en 2050.

  •  Objectifs d’incorporation des biocarburants avancés, par Christophe Henrat - UIP (Union des Importateurs Indépendants Pétroliers) , le 19 février 2020 à 17h32

    Le projet de PPE affiche des ambitions d’incorporation de biocarburants avancés dans chacune des filières essence et gazole aux horizons 2023 et 2028. Cet objectif est repris dans le projet de « décret PPE » en son article 7, ce qui appelle plusieurs remarques :

    1- Il existe actuellement un dispositif fiscal qui incite les distributeurs de carburants à incorporer des biocarburants dans l’essence et de gazole sous peine du paiement d’une taxe, la TIRIB. Les biocarburants avancés sont éligibles à ce dispositif, mais ne sont actuellement que très faiblement incorporés car indisponibles. L’éthanol de marcs de raisin et lies de vin, produit plus traditionnel qu’avancé, constitue l’essentiel de ce cette incorporation. Il nous semblerait plus pertinent de définir des objectifs de production de biocarburants avancés plutôt que d’incorporation, ainsi qu’un inventaire des projets de nouvelles capacités de production avec les dates prévues d’entrée en service.

    2- Le projet affiche la volonté de développer les biocarburants avancés pour incorporation dans le kérosène destiné à l’aviation, ce qui parait rationnel vue l’ambition affichée pour l’horizon 2050 d’atteindre une part de 50%. Pourquoi ne pas afficher explicitement cette ambition sous forme d’un objectif spécifique à la filière kérosène pour 2023 et 2028 aux cotés des deux filières existantes, essence et gazole ?

    3- A ce jour, le mécanisme incitant à l’incorporation de biocarburants est celui de la taxe incitative relative à l’incorporation des biocarburants (TIRIB) qui fait porter sur les carburants terrestres le surcoût des biocarburants incorporés (ou à défaut d’incorporation, celui de la TIRIB). In fine, c’est donc l’automobiliste qui en supporte le coût. Il est donc impératif que les biocarburants incorporés dans le kérosène soient exclus du dispositif de la TIRIB si celui-ci reste cantonné aux filières essence et gazole. Sinon, cela reviendrait à faire payer à l’automobiliste le surcoût des biocarburants destinés à l’aviation (en plus de la TICPE, de la TVA, de la contribution carbone et des CEE qui représentent plus de 60% du prix à la pompe).

  •  Non aux énergies renouvelables intermittentes et aléatoires, par de Colomby Eric , le 19 février 2020 à 17h31

    Madame Borne s’est exprimée récemment contre le développement anarchique des éoliennes, et plaidé pour leur meilleure répartition sur le territoire : en clair, cela signifie les répartir partout où le territoire n’est pas saturé, en conformité avec les orientations de la PPE, en vue d’un meilleur équilibre !
    Dans le même temps, notre cher Président annonce la fermeture du premier réacteur de la centrale de Fessenheim samedi prochain, malgré l’avis positif de l’ASN, qui indiquait en 2018 :
    « L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire du site de Fessenheim, dans la continuité des années précédentes, se distinguent de manière favorable par rapport à la moyenne du parc. En matière de protection de l’environnement, le site reste à un bon niveau. La sûreté d’exploitation des réacteurs est restée très satisfaisante en 2018 »
    Mais l’ASN ne fait pas partie des « gens qui savent ». Le Président si, spécialiste des effets de communication, qui dit fièrement : « Nous, nous ne parlons pas, nous agissons ».
    Mais quel est le motif de cette action ? Chacun l’aura facilement deviné !
    Tout a été dit sur l’éolien, son inutilité, ses nuisances, mais il rapporte gros !
    Cette gabegie d’argent public sur les énergies renouvelables – que fustige la Cour des comptes en tant que politique incohérente, inefficace et extrêmement couteuse – est un scandale. Il faut donc croire que cette institution est elle aussi hors du cercle des « gens qui savent »
    Tout est dit.

  •  Suppression du fioul, par Guillemont Patrick , le 19 février 2020 à 17h28

    Je voulais juste dire que supprimer les chaudières fioul est une complète absurdité, si je peux me permettre.
    Vous oubliez qu’une très grande partie de la population rurale et urbaine n’a pas la capacité et encore moins les moyens de changer de mode de chauffage
    Avant de penser à changer et mettre fin à certaines énergies ou forme de chauffage, il faut penser à isoler correctement tous les domiciles. Vous pouvez mettre le meilleur type de chauffage dans n’importe quel logement, si celui-ci n’est pas correctement isolé, il sera toujours énergivore.
    Supprimer le chauffage au fioul est une abération. Si l’on isole et remplaçons les vieilles chaudières fioul par de nouvelle à très hautes performances, les émissions de C02 seront beaucoup moins importantes.
    La FF3C et toute la profession du fioul font tout pour verdir leur produit et limiter la pollution de notre planète.
    Pensez à tous ces emplois que vous allez détruire avec de telles décisions (chauffeurs, admnistratifs, commerciaux, chauffagistes, transporteurs, techniciens, etc...).
    Aujourd’hui nous sommes aux portes d’une nouvelle aire d’énergie liquide qui peut amener des emplois, protéger la planète...
    Je vous rappelle ci-dessous le projet du Biofioul.
    DECARBONER LE CHAUFFAGE AU FIOUL DOMESTIQUE À COURT TERME : LA SOLUTION DU BIOFIOUL
    Résumé
    La mise en consultation publique d’une nouvelle version de PPE donne l’occasion de découvrir une orientation nouvelle qu’aucune des concertations réalisées ni aucune contribution du public n’avait proposée, à savoir le remplacement de l’intégralité des chaudières utilisant le fioul domestique à l’horizon de 10 ans. Cette orientation nouvelle doit être tempérée. S’il est en effet possible de ne plus utiliser de fioul domestique 100 % fossile, il serait contreproductif pour le consommateur et pour la sécurité des approvisionnements de supprimer les installations thermiques pouvant utiliser, à titre principal ou en relève de pompes à chaleur, un combustible liquide stockable, tout particulièrement dans les zones sans réseaux de distribution de gaz, soit les 2/3 du territoire.
    Le fioul domestique est aujourd’hui la 3e énergie de chauffage en France, utilisée par plus de 3 millions de ménages, vivant essentiellement en maisons individuelles, dans des territoires ruraux bien souvent non desservis par des réseaux de chaleur ou de gaz. C’est une énergie aux multiples avantages, stockable, procurant une puissance de chauffage central. Néanmoins, le bilan carbone du fioul pose problème dans un contexte de réchauffement climatique avéré.
    La solution de réduction du bilan carbone du fioul domestique repose sur l’efficacité énergétique des installations et sur le déploiement du fioul biosourcé, immédiatement substituable. Le biofioul doit donc être proposé aux consommateurs avec l’objectif à très court terme, qu’aucun fioul d’origine 100 % fossile ne soit plus utilisé.
    • La fin de l’utilisation de fioul d’origine 100 % fossile doit être envisagée à court terme
    Le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) rappelle les objectifs à horizon 2030 en matière de lutte contre le réchauffement climatique :
    - la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre1 ;
    - la réduction de 20% de la consommation finale d’énergie ;
    - la réduction de 40% de la consommation d’énergies fossiles ;
    - l’intégration de 33% d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute
    d’énergie.
    La PPE fixe les priorités d’action dans le domaine de l’énergie pour atteindre ces objectifs. Plus concrètement, cette feuille de route vise le remplacement d’un million de chaudières fioul d’ici 2023 par des moyens de production de chaleur renouvelable, des pompes à chaleur ou des chaudières au gaz à très haute performance énergétique. En regard des objectifs globaux du projet de PPE, l’usage du fioul domestique 100 % fossile en chauffage pourrait donc apparaitre comme le maillon faible du fait d’un contenu carbone plus élevé, établi à 329 g CO2e / kWh PCI2, supérieur à celui du gaz naturel (méthane) - 227 g CO2e / kWh PCI3), qui est également une énergie fossile appelée à disparaître progressivement du mix énergétique national.
    Compte tenu du caractère non renouvelable du fioul domestique et de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, il faut envisager sans tarder la fin de l’utilisation de fioul d’origine 100 % fossile en accentuant la part d’énergie renouvelable.
    1 Par rapport à 1990
    2 Calcul des émissions amont + combustion pour le périmètre France (Source Base carbone ADEME) 3 Selon étude ACV du gaz – Périmètre France – 2015 (Source Base carbone ADEME)

    • Le fioul domestique : une énergie accessible, efficace et populaire
    Le fioul domestique est aujourd’hui la 3e énergie de chauffage en France, équipant près de 4 millions
    4
    Stockable directement et facilement chez le consommateur, le fioul domestique assure une autonomie de chauffage tout en contribuant à éviter la surcharge des réseaux lors des pics de consommation hivernaux notamment, lorsqu’il est fait appel à des moyens de production électriques très émetteurs de GES. Ainsi, l’ADEME note, dans la présentation des éléments et modes de calcul du contenu carbone des énergies (la Base carbone)que « toute augmentation de la consommation électrique qui résulterait d’une substitution par l’électricité d’une énergie dédiée à un usage de pointe (électrification du chauffage par exemple) se traduirait très probablement par une augmentation du contenu en CO2 du kWh électrique à l’heure actuelle (en l’absence de diffusion massive de flexibilité notamment), au vu des moyens de production pouvant être mobilisés rapidement, comme les centrales thermiques ».
    Les consommateurs de fioul vivent majoritairement en maisons individuelles, dans les territoires ruraux, des zones souvent non desservies par le gaz de réseau. Le fioul est une énergie de chauffage particulièrement utilisée dans des zones où les températures hivernales sont basses (zone climatique H1) : la façade Est, les régions Nord-Pas-de-Calais et Auvergne-Rhône-Alpes entre autres. Dans ces zones, la substitution par une pompe à chaleur (PAC) est compliquée, sauf à installer une PAC géothermique dont le coût d’acquisition est très élevé, de 18 à 20 k€. Or, en pratique, seules les PAC air/eau, sensibles à la température extérieure, tendent à se développer réellement en remplacement de chaudières. Si les performances nominales de ces équipements sont très élevées à températures normales ou légèrement froides, elles se dégradent à mesure que les températures extérieures chutent, pouvant conduire ces PAC à se comporter quasiment comme des convecteurs par températures très négatives, avec des appels de puissance alors significatifs qui impactent la stabilité du réseau électrique : les PAC contribueraient alors au renforcement du phénomène de pointe électrique hivernale
    Pour l’immense majorité des consommateurs de fioul domestique, cette énergie de chauffage est aujourd’hui à la fois la plus pertinente économiquement, la plus efficace techniquement et la plus confortable humainement.
    Il est nécessaire aujourd’hui de proposer aux ménages chauffés au fioul domestique une solution de chauffage efficace, fiable et durable pour remplacer progressivement le fioul d’origine fossile sans changer radicalement son mode de chauffage.
    de logements, dont 3,6 millions de résidences principales .
    4 Source « Chiffres-clés Climat, Air, Energie » - ADEME - 2018

    • La solution : le biofioul
    Cette solution, c’est le biofioul : une base de fioul domestique qui contient une part croissante d’énergie renouvelable permettant de transformer l’énergie fioul en combustible durable. Le biofioul, c’est un biocombustible liquide de chauffage incorporable immédiatement au fioul d’origine fossile, compatible avec la plupart des matériels existants, sans nécessité de changer sa chaudière et de neutraliser sa cuve.
    Autorisé actuellement au taux maximal de 7% d’incorporation, le biofioul est prévu à un taux de 30% courant 2021. Compte tenu des actions d’efficacité énergétiques, isolation prioritairement et modernisation de l’équipement thermique d’autre part, la capacité d’incorporation disponible permettra de franchir le seuil de 50 % avant 2030.
    En cela, le biofioul est une solution de transition. Permettre aux consommateurs de garder l’essentiel de son installation performante de chauffage tout en utilisant une énergie stockable en partie d’origine renouvelable, qui procure un chauffage efficace et agréable, c’est une solution pertinente, socialement plus acceptable que la substitution par des modes de chauffage moins adaptés, mais aussi en accord avec la période de transition énergétique et durable.
    À contrario de la plupart des solutions proposées pour encourager la part d’énergie renouvelable dans les énergies de chauffage, le biofioul ne requiert aucune subvention publique directe. La substitution du fioul domestique 100 % fossile sur des équipements existants ou adaptables est donc à intégrer dans la trajectoire de développent des EnR. La perception de la fiscalité pétrolière devra diminuer au rythme de l’incorporation de bio-fioul, comme c’est le cas pour le biogaz injecté dans le réseau.
    Enfin cette solution est en accord avec les attentes des Français dont 94 % sont favorables au
    développement des ENR en France et 86 % jugeraient souhaitable la production locale d’ENR même si
    5 elle coûtait un peu plus cher .

    <div style="line-height:0em;clear:both;"> </div>

    5 Baromètre ADEME de décembre 2019 « Les français et l’environnement »

  •  Avis sur le PPE appliqué aux zones méditerranéennes ., par Viselli , le 19 février 2020 à 17h28

    Bonjour,
    Des projets de développement,alors que les garrigues méditerranéennes abritent un nombre important d’espèces faunistiques et floristiques fragiles et à protéger bien au contraire ? Les "mesures compensatoires" sont inefficaces et à terme c’est la destruction du milieu naturel.L’urgence de la biodiversité doit prédominer sur tout projet d’industrialisation, fût-elle verte.
    Le risque d’incendies est particulièrement élevé en zone de garrigues, et rien ne doit faire obstacle à l’intervention de tous moyens de lutte anti-incendies, notammant les moyens aériens. Or, les éoliennes constituent un empêchement au survol de leur zone ; D’autre part la fréquentation de ces zones par un certain nombre d’agents chargés de maintenir les installation et d’engins,crée nécessairement une multiplicité de risques d’incendies. Nul n’est à l’abri d’une erreur humaine ou technique.
    De nombreuses zones de garrigues méditerranéennes, de par la nature des roches qui s’y trouvent, comportent des nappes souterraines, sources de l’eau potable consommée par les communes dans ces zones. Il est donc vital que ces zones soient préservées de tout risque de pollution.

  •  energie renouvelable pas rentable,, par dieudonne , le 19 février 2020 à 17h28

    NON aux éoliennes subventionnées par nos impots pour des capitaux privés,pas écolo trop de béton ,pas esthétique,pas rentable,avec les canicules futures,montage financier douteux? ?

  •  Limiter le dérèglement climatique oui ! mais pas que., par Arthur Keller , le 19 février 2020 à 17h23

    La décarbonation de notre mix énergétique (pas seulement l’électricité mais surtout les autres usages) est vitale. Pour cela, il faut certes travailler sur les modes de production de l’énergie mais aussi sur la demande, en impulsant des changements d’usages et en travaillant sur la manière de stimuler la sobriété individuelle et collective des ménages et des entreprises, pour in fine mettre en place une culture de la sobriété systémique. C’est bien d’un changement culturel qu’il s’agit, et celui-ci est incompatible avec des politiques de maximisation systématique de la croissance du PIB. On ne découplera pas activité économique et émissions de gaz à effet de serre (GES) par une somme d’innovations techniques ou technologiques.

    L’efficacité carbone de l’économie s’améliore certes mais lentement (= le ratio "émissions de GES / PIB" diminue de quelques pour cent par décennie), en dépit de tous les efforts fournis jusqu’à présent. Dès lors, si la finalité (vitale, rappelons-le) est bien de faire baisser les émissions, il est inepte de chercher à augmenter la taille de l’économie : c’est un non-sens mathématique puisque GES = GES/PIB x PIB. C’est-à-dire qu’il est absurde de prétendre que pour faire décroître le terme de gauche de cette égalité il faudrait faire augmenter le PIB. Ce serait tout miser sur notre capacité à faire baisser le ratio GES/PIB plus vite que le PIB n’augmente... ce qu’on ne sait pas faire.

    Et puis surtout, il est temps d’intégrer aux cahiers des charges des politiques publiques (et de l’innovation, également) d’autres paramètres que ceux visant à seulement décarboner la société. Notamment, il est urgent d’inclure la question de la résilience systémique à l’équation. C’est-à-dire qu’il faut se doter de dispositifs permettant d’améliorer la capacité de la société à ne pas s’effondrer face à des ruptures d’approvisionnement critiques (en produits pétroliers par exemple, puisque 94% des transports français dépendent de chaînes d’approvisionnement étrangères et que toutes les activités humaines requièrent des transports en amont) ou face à de plausibles ruptures de continuité infrastructurelles. Ainsi, on n’améliore pas la résilience des territoires en les faisant dépendre de systèmes industriels hypercapitalistiques et ultrasophistiqués : il est temps de développer des systèmes de production énergétique territorialisés en tendant vers une innovation low-tech permettant aux collectivités et aux citoyens (idéalement organisés en coopératives pour être responsabilisés dans l’installation, l’opération et la maintenance des dispositifs déployés) de gérer par eux-mêmes dans la durée lesdits dispositifs. Le tout technologique nous rend vulnérables (face à des pannes ou des cyberrisques), la PPE doit nécessairement intégrer le besoin de généraliser des systèmes moins complexes et plus autonomes, opérables et réparables localement par les habitants.

    Il en va de la résilience de tout le pays... un pays à l’heure actuelle totalement dépendant d’approvisionnements et de ravitaillements en ressources énergétiques et matérielles provenant des quatre coins de la planète, un pays totalement tributaire de la stabilité de plateformes logistiques et de rapports de forces géopolitiques, un pays totalement vulnérable face à des scénarios de disruptions et de pénuries qui deviennent de plus en plus probables à mesure que les années passent et que les élites échouent à instaurer les mutations politiques, législatives, socioéconomiques et culturelles qui s’imposent pour pouvoir faire face ensemble dans la dignité.

  •  Non à la fermeture des centrales nucléaires et non à la prolifération des éoliennes, par Madame Marie-Eve Aubin , le 19 février 2020 à 17h21

    La fermeture programmée des centrales nucléaires (aujourd’hui Fessenheim) est un non sens écologique. Ces centrales produisent de façon continue une électricité décarbonée. Si le problème des déchets nucléaires n’est pas encore complètement résolu, les techniques actuelles d’enfouissement sont suffisamment sûres pour permettre la conduite de recherches permettant d’aboutir à terme à une solution.

    En tous cas, la prolifération des éoliennes n’est certainement pas la solution.

    Cette prolifération conduit à l’enlaidissement de régions entières sans aucun profit pour leurs habitants. Ces engins, de plus en plus hauts, contribuent àa la destruction de nombreuses espèces protégées (oiseaux migrateurs, cf. parc naturel régional de la Brenne, chauves-souris etc...).

    Leur installation entraîne la stérilisation de surfaces de plus en plus importantes de terres cultivables, stérilisation définitive dans la mesure où il n’est pas envisagé de retirer du sol au terme de leur période de fonctionnement (évaluée à une vingtaine d’années) les énormes quantités de béton destinées à équilibrer les engins. Le coût du recyclage des pylônes et pales sera considérable.

    Les bruits, vibrations et flashes lumineux que cause leur fonctionnement engendrent non seulement des gênes pour la vie courante mais de graves problèmes sanitaires tant pour les humains que pour les animaux d’élevage.

    Compte tenu de l’irrégularité des vents, le production électrique des éoliennes est intermittente et doit être doublée par de la production d’électricité thermique, génératrice de C02. Le bénéfice pour la qualité de l’air est donc nul. Lors de vents très forts, les éoliennes sont arrêtées !

    La fabrication et l’installation d’éoliennes n’engendre aucun bénéfice économique pour la France (engins fabriqués à l’étranger -Chine- et transportés sur de longues distances) et ne crée aucun emploi dans les zones où elles sont implantées. Leur fabrication nécessite l’extraction de terres rares que la France ne possède pas. Dans les pays où elle a lieu, cette extraction engendre de graves pollutions.

    Les conditions dans lesquelles le "lobby éolien" arrache l’accord de certaines communes et de certains agriculteurs sont totalement opaques.

    La transition écologique ne peut se faire au prix de si graves inconvénients pour les générations actuelles et futures.

  •  eolienne, par sidrot , le 19 février 2020 à 17h19

    NON aux éoliennes

  •  Project parcs éoliens à Ceaux en Loudun, par Rwyand , le 19 février 2020 à 17h15

    Les éoliennes ne sont pas écologiques et détruisent la campagne

  •  Avis de l’Association Sauvons le Climat : pensons climat et compétitivité, par Sauvons le Climat , le 19 février 2020 à 17h13

    Un simple regard sur les 5 dernières années, de 2014 à 2018, révèle un bilan bien décevant de la PPE actuelle sur les émissions de CO2 de la France :
    2014 : 326 Mt 2015 : 329 Mt 2016:322 Mt 2017:325 Mt 2018:315 Mt
    (Source ministère : bilan-energie-2018-donnees-definitives decembre2019).
    La nouvelle PPE 2021 en a-t-elle tiré des conclusions et a-t-elle été modifiée en conséquence : bien peu.

    QUELLE METHODOLOGIE RETENIR ?
    « France Stratégie » a analysé ce que devait être la « valeur tutélaire du carbone » pour évaluer les investissements et les politiques publiques pour parvenir à la neutralité carbone en 2050 . La conclusion, la même que celle que nous partageons depuis 2006, est qu’il faudrait privilégier, compte tenu de l’urgence climatique, les investissements les plus rentables à court/moyen terme pour protéger le climat. Nous aurions ainsi plus tard une santé financière qui permettrait d’aller plus loin, quand les moyens d’actions pour atteindre la neutralité carbone seront devenus plus difficiles et plus coûteux. En clair « Sauvons le climat » estime que toute action en faveur du climat, très prioritaire, devrait être évaluée en fonction du coût de la tonne de CO2 évitée.

    QUE NOUS DIT LA PPE : LE FLOU EST SOIGNEUSEMENT ENTRETENU
    En lisant la synthèse du projet de PPE, une heureuse surprise : elle précise « C’est l’utilisation de charbon, de pétrole et de gaz qui rend la croissance non soutenable » et « Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de réduire les consommations d’énergie, en priorisant la baisse de consommation des énergies les plus carbonées, et de substituer aux énergies fossiles des énergies décarbonées. »
    Très bien, mais quand on s’investit dans le texte complet de la PPE, l’intitulé des objectifs est fort différent. Il n’est plus question de climat mais de croissance verte, avec une litanie de moyens d’action : efficacité énergétique, développement des ENR et des réseaux ainsi que des productions locales. Pas un mot sur le climat dans la « Nature de la PPE » qui énumère en première page ses objectifs. Une rédaction identique à celle de la PPE précédente, celle de l’échec ! Qui veut-on tromper ? Le projet de PPE doit remettre le climat en première ligne, en conformité avec la synthèse, mais surtout en cohérence avec les déclarations du Président de la République.

    QUELLES PRIORITES RETENIR
    Le diagnostic est clair : en 2018 notre consommation d’énergie fossile, de 116 Mtep, était quasi identique à celle de 2014, soit 118 Mtep. Les émissions de CO2 principales étaient celles du transport (40,1%), du résidentiel/tertiaire (23,1%) et de l’industrie (14,8%). Alors que ce sont les secteurs auxquels il faudrait s’intéresser en priorité, force est de constater qu’aucun de ceux-ci n’a progressé de 2014 à 2018 (moins de 1% d’écart selon les statistique citées ci-dessus), alors que des fortunes en subventions ont été engagées dans le secteur de l’électricité, qui émet seulement 6,6 % du CO2 (déjà 35 milliards payés aujourd’hui pour les ENR électriques, et la PPE devrait conduire à un total de 120 milliards d’ici 2035).

    LES TRANSPORTS
    Beaucoup est dit sur une transformation sociétale vertueuse mais il est clair que les progrès des prochaines années résulteront essentiellement de l’électrification des transports car notre parc de véhicules est âgé (10 ans en moyenne) et devra être renouvelé en grande partie. Avec une électricité décarbonée, le gain en termes d’émissions sera immédiat. Les obstacles principaux sont le prix des batteries et celui du développement du réseau de bornes de recharges : deux conditions sont nécessaires, maîtriser le coût de l’électricité et mobiliser la taxe carbone en faveur de ce secteur. Les autres technologies sont soit décevantes (biocarburants de 1ère génération, désormais bannis par l’Europe), soit seulement prospectives, sans espoir de percées décisives dans les dix ans (biocarburants avancés, méthane ou hydrogène vert). De plus certaines décisions, sous couleur environnementale, ont des effets inverses à ceux souhaités : le transfert du diesel à l’essence a provoqué une augmentation des émissions ! Les décisions, souvent prises dans l’enthousiasme médiatique, comme également avec les biocarburants en 2006, sont-elles bien évaluées ?

    LE RESIDENTIEL/TERTIAIRE
    Dans ce secteur l’écologie politique s’est fourvoyée : la PPE actuelle et sa déclinaison dans la RT 2012, largement anti-électricité, ont par exemple contribué à porter de 20 à 47 % l’usage du gaz pour le chauffage dans le résidentiel et de 31 à 75 % dans l’habitat collectif en 2017.
    Quelques signaux laissent espérer dans la future RE 2021 un retour à la raison avec priorité donnée au chauffage électrique performant et aux ENR thermiques dans la construction neuve, et à la substitution de celles-ci au fioul et au gaz dans les rénovations. Encore faudrait-il que cette évolution, peu perceptible dans la PPE, soit confirmée dans le projet de RE 2021 encore confidentiel.
    En ce qui concerne les rénovations, très prioritaires pour réduire les émissions, avec ses passoires énergétiques carbonées, quel équilibre retenir entre substitution au fioul et au gaz d’une énergie non carbonée, avec gain immédiat et massif sur les émissions, et travaux d’efficacité énergétique que la PPE semble privilégier. Or ces derniers se révèlent coûteux pour des gains CO2 limités, voire très limités (enquête TREMI de l’ADEME). En effet ils sont bridés par la conception même des bâtiments anciens (ponts thermiques, larges ouvertures, …), et contraints par la nécessité de protection du patrimoine esthétique et paysager. Ainsi, les études de Sauvons le climat démontrent clairement que priorité doit être donnée à l’effacement total du fioul, puis en grande partie du gaz (utilisable en biénergie seulement), et aux seuls travaux raisonnablement « rentables » d’efficacité énergétique, utiles à réduire les puissances appelées (viser un indicateur énergétique compris entre 3 et 4 est déjà ambitieux).
    Le gouvernement devrait s’inquiéter plus sérieusement du développement de la précarité énergétique qui s’est envolée de 3,6 à 5,7 millions de foyers de 2018 à 2019 (et de 425 à 850 millions € par an)
    La RT 2021, applicable dans la décennie à venir, aura un rôle majeur et il est essentiel que l’étiquette énergétique mette en avant les émissions de CO2 en premier lieu, et la consommation d’énergie finale. Ce dernier indicateur est en effet le seul qui informe l’occupant d’un logement de sa qualité thermique réelle, et lui permet une prise de décision fondée d’engager des travaux, contrairement à l’indicateur énergie primaire, seul retenu dans le Diagnostic de Performance Energétique actuel.

    Les ENR THERMIQUES
    La PPE propose une évolution rapide d’ici 2028, environ quadruplement du biogaz, doublement des PAC et du solaire thermique, augmentation de 33 % de la biomasse solide. La ressource, la défense de la biodiversité, les modes de financement le permettront-ils à a coût raisonnable pour la collectivité ? Le passé montre que la tâche sera difficile avec une évolution globale limitée à environ 20 % sur l’ensemble de la période 2012 à 2018. La contribution des ENR thermiques devrait rester assez modeste, moins de 10 % de la consommation totale d’énergie finale, même si les objectifs étaient approchés.
    Mais ce sont des énergies domestiques, génératrices d’emplois, et la question d’un transfert des subventions offertes des ENR électriques aux ENR thermiques doit être posé. En effet les ENR électriques appellent des équipements massivement importés et leur promoteurs les annoncent déjà compétitives (donc logiquement sans besoin de subventions ou d’aides). Une seconde interrogation concerne la biomasse solide, essentielle en raison de sa vocation à être un puits de carbone. Faut-il la brûler ou s’en servir comme matériau de construction et de fabrication? : c’est souhaitable mais cela prendra du temps. Et comment la financer ? Il faut du temps à un arbre pour atteindre la maturité, des dizaines d’années et les modes de financement et d’assurance sont aujourd’hui inadaptés. Rien sur ce point dans la PPE.
    Ce patrimoine des ENR thermiques, national, n’est pas soutenu comme il le faudrait.

    L’ELECTRICITE
    C’est notre meilleur atout du point de vue climatique, de loin, et le plus débattu ! La PPE, fidèle à la LTECV, s’enferre dans ses contradictions et ses échecs. Elle propose de continuer à consacrer des fortunes au développement de l’éolien et du solaire, aux productions aléatoires, avec pour objectif de perdre ensuite des fortunes en arrêtant prématurément des centrales nucléaires pilotables, compétitives et certainement capables de fonctionner longtemps (au moins 60 ans en France quand des réacteurs similaires sont autorisés 80 aux USA !).
    Il n’est pas question de rejeter éolien et solaire malgré leur réel manque de compétitivité toutes externalités incluses (éolien terrestre aujourd’hui à environ 80/90 €/MWh et solaire compris entre 65 et 190 €/MWh hors externalités pour des installations en 2019). Ils sont utiles quand ils se substituent à des énergies carbonées, comme dans le reste de l’Europe . Mais ce n’est pas vraiment
    le cas en France, comme tristement constaté avec l’arrêt de Fessenheim en 2020. « Sauvons le climat » considère que :
    - La consommation d’électricité ne doit pas être contrainte à priori, comme le souhaite l’ADEME, mais plutôt contribuer, au niveau requis, à la réduction des émissions. - Il est urgent de préciser notre politique nucléaire. Comme le rapport D’Escatha et EDF le préconisent il faut lancer en urgence (et non après les prochaines présidentielles !) une présérie de 6 réacteurs EPR, ceux -ci ayant déjà montré leur efficacité en Chine, afin de restaurer la solidité de notre industrie. La deuxième étape à préparer est celle du redimensionnement de nos moyens industriels pour préparer le remplacement du parc actuel au rythme qui sera requis.
    - Le développement en parallèle les ENR électriques devra être ajusté pour accompagner le déploiement des usages de l’électricité, seul capable de générer une décrue massive des émissions des autres secteurs (la neutralité est-elle envisageable ?). Remplacer à priori le nucléaire n’a aucun intérêt et fragilisera notre économie.
    - Corriger l’erreur commise par le gouvernement de mise sur le marché européen d’investissements consentis par les français, notre stockage hydraulique d’électricité (barrages et STEP), bien tentant pour des pays voisins souffrant de l’intermittence excessive de leurs productions. Ce stockage, renouvelable et très souple, est déjà indispensable pour gérer au mieux les équilibres quotidiens, hebdomadaires et saisonniers de notre électricité. - Examiner attentivement l’évolution du mix électrique européen, avec des annonces d’arrêts massifs de capacités de production pilotables (environ 80 GW d’ici 2035/2038) et en conséquence, une dépendance accrue au gaz (acheté à l’extérieur de l’Europe) et une fragilisation du réseau européen.

    UNE FRANCE INDEPENDANTE
    Le déficit de notre balance commerciale reste très important, 60 milliards € en 2018, le poids de l’importation de combustibles fossiles étant majeur, 77 % du total. Or, dans ce domaine, c’est la
    subsidiarité qui devrait l’emporter alors que l’Europe s’attache à promouvoir une politique énergétique dans le droit fil d’une politique allemande, dont l’inefficace du point de vue climatiqueest démontrée et qui est très coûteuse (et pourtant admirée par nos ministres de l’environnement successifs et l’ADEME).
    L’angle d’attaque européen passe par des contraintes très fortes sur la consommation d’énergie primaire, très défavorables à une production d’électricité décarbonée pilotable (nucléaire ou bioénergies), et sur l’efficacité énergétique. La politique française devrait s’attacher très prioritairement à réduire les émissions de CO2 (et bien sûr des autres GES, non traités ici) et la consommation d’énergie finale au meilleur coût. Les attendus du projet de PPE soumis à consultation devrait être lourdement modifiés en ce sens, ainsi que le RE 2021 et les Diagnostics de Performances Energétiques (DPE) à venir. Sinon l’échec sera assuré.

    CONCLUSIONS
    Le programme présenté, peu différent du précédent, fait la part belle à l’idéologie, « la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas », « les énergies renouvelables doivent être portées à 100 % de nos besoins », « localisme énergétique ».
    C’EST UNE ERREUR MAJEURE ET LES CHOIX STRATÉGIQUES DOIVENT S’APPUYER SUR UN CRITÈRE ESSENTIEL, LE COÛT DE LA TONNE DE CO2 ÉVITÉE, POUR PROTÉGER FAMILLES ET ENTREPRISES, PUIS SUR LA MAÎTRISE ÉNERGÉTIQUE DU PAYS. LES TECHNOLOGIES (NUCLEAIRE, ENR ELECTRIQUE ET THERMIQUES, ECONOMIES D’ENERGIE, SUBSTITUTIONS d’ENERGIES, INTELLIGENCE ÉNERGÉTIQUE, CHANGEMENTS SOCIÉTAUX), NE SONT QUE DES MOYENS. ELLES DOIVENT CONVERGER HARMONIEUSEMENT, HORS IDÉOLOGIES MORTIFÈRES, VERS UN IMPACT CLIMATIQUE OPTIMAL EN FRANCE, SANS DÉTRUIRE NOTRE COMPÉTITIVITÉ DANS UN CONTEXTE INTERNATIONAL TRÈS INCERTAIN.
    PENSONS CLIMAT ET COMPETITIVITE !

  •  Non à la fermeture des centrales nucléaires et non à la prolifération des éoliennes, par Madame Marie-Eve Aubin , le 19 février 2020 à 17h13

    La fermeture programmée des centrales nucléaires (aujourd’hui Fessenheim) est un non sens écologique. Ces centrales produisent de façon continue une électricité décarbonée. Si le problème des déchets nucléaires n’est pas encore complètement résolu, les techniques actuelles d’enfouissement sont suffisamment sûres pour permettre la conduite de recherches permettant d’aboutir à terme à une solution.

    En tous cas, la prolifération des éoliennes n’est certainement pas la solution.

    Cette prolifération conduit à l’enlaidissement de régions entières sans aucun profit pour leurs habitants. Ces engins, de plus en plus hauts, contribuent àa la destruction de nombreuses espèces protégées (oiseaux migrateurs, cf. parc naturel régional de la Brenne, chauves-souris etc...).

    Leur installation entraîne la stérilisation de surfaces de plus en plus importantes de terres cultivables, stérilisation définitive dans la mesure où il n’est pas envisagé de retirer du sol au terme de leur période de fonctionnement (évaluée à une vingtaine d’années) les énormes quantités de béton destinées à équilibrer les engins. Le coût du recyclage des pylônes et pales sera considérable.

    Les bruits, vibrations et flashes lumineux que cause leur fonctionnement engendrent non seulement des gênes pour la vie courante mais de graves problèmes sanitaires tant pour les humains que pour les animaux d’élevage.

    Compte tenu de l’irrégularité des vents, le production électrique des éoliennes est intermittente et doit être doublée par de la production d’électricité thermique, génératrice de C02. Le bénéfice pour la qualité de l’air est donc nul. Lors de vents très forts, les éoliennes sont arrêtées !

    La fabrication et l’installation d’éoliennes n’engendre aucun bénéfice économique pour la France (engins fabriqués à l’étranger -Chine- et transportés sur de longues distances) et ne crée aucun emploi dans les zones où elles sont implantées. Leur fabrication nécessite l’extraction de terres rares que la France ne possède pas. Dans les pays où elle a lieu, cette extraction engendre de graves pollutions.

    Les conditions dans lesquelles le "lobby éolien" arrache l’accord de certaines communes et de certains agriculteurs sont totalement opaques.

    La transition écologique ne peut se faire au prix de si graves inconvénients pour les générations actuelles et futures.

  •  consultatiion PPE, par ASSOCIATION ADPA , le 19 février 2020 à 17h11

    NON, NOUS LUTTONS DANS NOTRE ASSOCIATION CONTRE DES PROJETS ÉOLIENS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX ET DE PLUS EN PLUS OPPRESSANT EN SEINE ET MARNE
    QUE LA POPULATION REJETTE CATÉGORIQUEMENT QUAND ELLE EST INFORMÉE AUTREMENT QUE PAR LES PROMOTEURS ÉOLIENS SANS SCRUPULE QUI DÉVERGONDENT LA BELLE VALEUR DE L’ECOLOGIE AVEC L’UNIQUE OBJECTIF DE PROFITER DE LA MANNE PUBLIQUE ET DES SUBSIDES CAPTES PAR EDF SUR LES FACTURES ELECTRICITÉ. AUCUN INTÉRÊT POUR LA RÉDUCTION DES GAZ A EFFET DE SERRE.
    CATASTROPHE POUR LES PAYSAGES, LES RÉGIONS, LE PATRIMOINE, LA SANTE,
    LA BIODIVERSITÉ. DÉPENSONS TOUT CET ARGENT DANS LE DÉVELOPPEMENT D’AUTRES ENERGIES RENOUVELABLE ET LA SÉCURITÉ NUCLÉAIRE !

  •  OUI à la PPE : unissons nos forces pour lutter contre le changement climatique !, par Colin , le 19 février 2020 à 17h10

    Je suis scandalisée par la teneur de certains propos qui s’oppose aux développement des énergies renouvelables. Il est simple de critiquer sans proposer d’alternatives. Il me semble néanmoins plus utile d’agir contre le réchauffement climatique !

    La PPE est une première pierre qui j’espère amorcera un réel changement de mentalité car chacun à son niveau peut participer à l’atteinte des objectifs fixés. Alors arrêtons de nous plaindre et unissons nos forces pour lutter contre le changement climatique ! Développons les ENR et réduisons nos consommations, et vite !

    J’encourage l’Etat à mettre les bouchées doubles pour mettre en place les actions, le suivi et le contrôle nécessaire pour accélérer le développement indispensable des ENR sur le territoire national.

    Il est urgent d’agir, alors mobilisons-nous !

  •  En finir avec l’énergie nucléaire, par Crochemore Alain , le 19 février 2020 à 17h03

    Il est temps d’en finir avec une énergie d’un autre temps, l’énergie d’origine nucléaire, qui met en péril l’économie de la France et, plus grave encore, la santé de ses citoyens. Pendant ce temps la France prend un retard considérable dans le développement des énergies renouvelables et ne met pas suffisamment efficacement en place des mesures de sobriété et d’économie énergétique.

  •  CO2 et Nucléaire , par Brossard , le 19 février 2020 à 17h01

    Pour être lu et crédible il faut être concis.

    Chacun connait le dérèglement climatique dû à l’activité humaine dont une partie génère le CO2, facteur très important qui génère ce dérèglement.
    La production d’électricité est l’une des sources qui émettent ce CO2.
    Les énergies renouvelables dont les éoliennes ne sont pas opérationnelles en permanence, c’est le vent qui décide.
    Pour palier à cette carence elles doivent être couplées à des centrales à gaz d’où CO2,(nous en avons encore fonctionnant au charbon).
    Il faut bien sûr continuer les recherches sur le renouvelable, pour éviter de couvrir le territoire de moulins à vent qui défigurent le paysage et seraient de toute façon insuffisants en production d’énergie.
    le nucléaire semble tout indiqué pour produire cette énergie sans CO2.Pour la sécurité faisons confiance à l’expérience Française acquise depuis de nombreuses décennies .

  •  Non aux énergies dites « renouvelables », par Jean-Claude Oiseau , le 19 février 2020 à 17h01

    La lutte contre le réchauffement climatique ne peut être raisonnable que si l’on n’utilise plus de combustibles fossiles (lignite, charbon, gaz…). Or l’intermittence des éoliennes et du photovoltaïque rendent les centrales aux combustibles fossiles indispensables. L’Allemagne en apporte la preuve.
    Les éoliennes, outre qu’elles défigurent nos paysages, détruisent beaucoup d’oiseaux et de chauves-souris et sont à l’origine de nuisances sanitaires pour les humains (rapport « Nuisances sanitaires des éoliennes terrestres » du 3 mai 2017 par l’Académie de médecine).
    La production d’électricité par des éoliennes et des panneaux solaires est nettement plus onéreuse que lorsqu’elle provient de centrales nucléaires.
    La France, n’a jamais connu d’accident nucléaire sur son territoire – quelques incidents sans aucune gravité.
    Dans le monde entier, les accidents du à la fabrication d’électricité par des centrales nucléaires sont de plus en plus rares, et leurs conséquences sont de moins en moins importantes.

  •  une PPE qui va dans le mur, irresponsable, par laurin , le 19 février 2020 à 17h01

    Cette PPE amène un nouveau recul de l’échéance de réduction de la part du nucléaire, à une prolongation dangeureuse du fonctionnement des centrales existantes jusqu’à 50 ans au moins, et à de nouveaux réacteurs : bref, comme d’habitude, la France a tout faux et persiste et signe dans la voie nucléariste, alors que dans le monde le nucléaire est en perte de vitesse, compte tenu de ses couts d’exploitation toujours croissants alors que les autres énérgie voient leur cout drastiquement baisser.. voir à ce sujet https://www.worldnuclearreport.org/IMG/pdf/wnisr2019-v2-hr.pdf

    Le gouvernement part du principe que les réacteurs pourront continuer à fonctionner sans problème jusqu’à 50Ans voire plus, en ignorant totalement l’avis de l’Autorité de sûreté
    nucléaire, seule habilitée à décider de la poursuite ou non du fonctionnement d’un réacteur, ainsi que les enjeux liés au vieillissement.
    Cette fuite en avant dans le nucléaire aura bien sûr des conséquences en termes de sûreté, mais aussi de production de déchets. Alors que le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs, imposé à la population du Grand Est, présente toujours des problèmes de sûreté importants, et que 50 ans après le démarage de cette industrie, aucune solution satrisfaisante n’existe pour traiter les déchets...
    Enfin, cette consultation apparaît comme une étape de pure forme, qui vient confirmer le mépris pour l’avis des citoyennes et citoyens, puisque les choix ont déjà été faits (choix de l’inaction, attentisme et non courage d’engager une réelle transition)

  •  Non aux éoliennes , par Honajzer , le 19 février 2020 à 16h56

    non aux éoliennes

  •  Pour le climat preservons le nucléaire !, par Guy TANGUY , le 19 février 2020 à 16h56

    ✦ Oui pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 ;
    ✦ Oui pour réduire fortement la consommation finale d’énergie (-20 % en 2030) et en particulier la consommation d’énergies fossiles (-40 % en 2030) ;
    ✦ Non pour porter la part des énergies renouvelables à 33 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 ;
    ✦ Non pour réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2035.
    Les deux premiers points sont des objectifs. Les deux points suivants sont des moyens définis très arbitrairement et qui ne servent pas les objectifs des deux premiers points mais qui n’ont pour raisons d’être que des préoccupations idéologiques et électoralistes non rationnelles.

    Comment peut on nous faire croire que la fermeture de centrales nucléaires n’émettant que très peu de CO2 et GES est une bonne chose pour le climat alors qu’une grande partie de l’électricité qu’elles fournissent sera remplacée par :
    * de l’électricité provenant d’éoliennes ou de solaire (avec une production de CO2 équivalente voir supérieure) lorsque ces dispositifs pourront fonctionner (présence de vent inférieurs à 90 km/h, ou de soleil),
    * de l’électricité provenant de centrales thermiques à gaz ou fuel ou charbon fortement émettrices de CO2 lorsque la production des éoliennes et centrales solaires ne seront pas disponibles c’est à dire la plupart du temps.
    En effet en l’absence de dispositifs de stockage de l’électricité matures et capacitifs il faut savoir que pour tout Mw installé en éolien ou solaire il faut installer l’équivalent en thermique pour pallier à l’intermittence de ces productions.

    ✦ Oui aux actions nécessaires à rendre les bâtiments plus économes en énergie.
    ✦ Oui au développement des énergies renouvelables, biomasse, pompes à chaleurs, géothermie, biogaz, solaire thermique. Oui au développement local de ces énergies au plus près du besoin.
    ✦ Oui pour aller vers une mobilité et des véhicules zéro émission.
    PS :Notons au passage que si nous devons développer les véhicules électriques mais que l’électricité nécessaire à leur utilisation provient de moyens de production thermiques nous n’aurons fait qu’accroitre notoirement les rejets de CO2 vis à vis d’un parc automobile thermique (l’électricité n’est pas une énergie primaire et sa production ne se fait pas avec un rendement de 100%).

    ✦ Oui pour prioriser les moyens publics sur les secteurs les plus émetteurs de CO2 aujourd’hui, bâtiment et transport.
    ✦ Non à la prévision de la PPE de développement des EnR en raison du caractère peu réaliste de cette prévision au vu des capacités financières et industrielles du pays et, entre autre, de l’inacceptation de l’éolien en particulier terrestre.
    ✦ Non à un déclassement trop rapide et trop important du parc nucléaire historique de nature à mettre en risque la sécurité d’alimentation électrique du pays.
    ✦ Oui à une solidarité européenne et donc non à des fermetures de centrales nucléaires (en état de produire en sureté) en France alors qu’on ouvre des centrales à charbon et/ ou au gaz en Allemagne ou ailleurs.
    ✦ Oui à l’investissement dans la recherche sur le stockage de l’énergie, sur des sources alternatives de production, sur les SMR (small modular reactor)…
    ✦ Non à un soutien public du développement massif d’outils de production d’énergie, ces subventions étant des dépenses inutiles si cette production est concurrentielle et beaucoup trop couteuses pour un développement massif si non concurrentiel. Oui à la modification de l’ARENH (accès régulé à l’énergie nucléaire historique) pour donner toute sa place sur le marché à l’électricité nucléaire)