EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Arrêté relatif à la suspension de la chasse de certaines espèces de gibier en France métropolitaine

Du 10/07/2018 au 31/07/2018 - 8036 commentaires

Depuis 2008, en raison de leur mauvais état de conservation, le Courlis cendré et la barge à queue noire, deux espèces appartenant à la liste des espèces chassables sont protégées par des moratoires, conformément aux dispositions et préconisation de l’Accord pour la conservation des oiseaux migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). Deux moratoires successifs ont été pris, en 2008 et en 2013, le moratoire de 2013 introduisant toutefois une modification pour le courlis cendré qui peut être chassé sur le domaine public maritime.

Le présent arrêté prolonge ces moratoires pour la période d’une année, afin de pouvoir intégrer, à partir de 2019, les conclusions des plans de gestions de ces espèces qui seront débattus et adoptés lors de la prochaine COP de l’AEWA.

La mise en œuvre de ces moratoires s’est justifiée jusqu’ici pour les motifs suivants :

  • la Barge à queue noire est en mauvais état de conservation à l’échelle européenne. Un plan de gestion international a été adopté au titre de l’Accord international sur les oiseaux d’eau d’Afrique et d’Eurasie (AEWA) en 2008, et prévoit un arrêt de la chasse dans toute l’aire de répartition de l’espèce ;
  • le Courlis cendré est classé dans la catégorie des espèces « Quasi menacées » de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), pour lesquelles une action internationale est appropriée. Elle fait également l’objet depuis 2015 d’un plan européen qui préconise un moratoire sur sa chasse.

Ainsi, le projet d’arrêté soumis à la présente consultation vise à :

  • reconduire le moratoire sur la chasse de la Barge à queue noire pour un an, le temps de renouveler le plan de gestion international, qui prévoit actuellement l’arrêt de la chasse de cette espèce dans tous les pays, et qui arrive à échéance fin 2018. Les discussions en cours laissent penser qu’en raison du mauvais état de conservation, ce plan sera vraisemblablement reconduit à l’identique ;
  • reconduire le moratoire sur la chasse du Courlis cendré, excepté sur le domaine public maritime comme actuellement, pour une durée d’un an.

Cet arrêté permettra donc, en cohérence avec le Plan Biodiversité, de prolonger la protection de deux espèces dont l’état de population est inquiétante, le temps de mettre en place une gestion adaptative des espèces chassables pour mieux connaître et rationaliser les prélèvements en fonction de leur état de conservation. Ce principe repose sur un renforcement de la collecte des données sur l’état de conservation des espèces et sur les prélèvements réalisés par les chasseurs ; ces données seront analysées par une instance d’expertise scientifique pour éclairer le choix de la gestion la mieux adaptée pour chaque espèce.

Une synthèse intermédiaire a été établie pour la millième contribution (cf document joint).


Télécharger :

Commentaires
  •  Moratoire de chasse courlis cendré et barge à queue noire , par joly , le 17 juillet 2018 à 14h07

    Bonjour,

    Je suis favorable au projet de renouvellement du moratoire de chasse de la barge à queue noire. Cette décision est particulièrement cruciales pour ces deux espèces classées vulnérables par l’UICN. Ce moratoire doit être au moins prolongé pour 3 ans.
    Pour le courlis cendré, le moratoire doit aussi être étendu à la chasse sur le Domaine Public Maritime, là où sont chassés la majorité des courlis. En effet, un moratoire sur les seuls espaces terrestres n’a pas de sens et contrevient aux engagements internationaux de la France."

    Cordialement.

  •  Avis défavorable au projet d’arrêté soumis à la consultation. Je suis contre le maintien du moratoire, quelle que soit sa durée, par lucas , le 17 juillet 2018 à 13h52

    Une ouverture retardée au 15 septembre de la chasse de la Barge à queue noire permettrait de protéger les barges issues de la sous-espèce continentale, la seule qui est menacée, tout en pouvant chasser celles de la sous-espèce islandaise qui elle n’est pas menacée.

    De plus, La chasse de ces espèces en France n’a aucun impact défavorable sur leur état de conservation. Le récent Rapport scientifique de l’ONCFS « Evaluation des moratoires sur la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire », commandité par le ministère, le démontre scientifiquement. L’arrêt de la chasse ne permet pas d’enrayer le déclin de ces espèces.

  •  AVIS RECONDUCTION MORATOIRE BARGE ET COURLIS , par Brunet , le 17 juillet 2018 à 09h14

    Je ne chasse pas dans des zones ou résident courlis et barge et je comprends les traditions locales mais à un certain moment il faut des évolutions car ces zones sont aussi des zones ou il est possible de chasser d’autres oiseaux d’eaux.

    Ce n’est pas parce que nos voisins font n’importe quoi que nous devons faire la même chose au prétexte qu’en ce cas pourquoi pas nous.
    La chasse c ’est aussi et surtout l’éthique et les chasseurs seront respectés et compris .

    Une interdiction totale au niveau mondial de la chasse de ces deux oiseaux me semble la bienvenue.
    Nous chasseurs sommes les premiers défenseurs de l’environnement et nous devons d être sélectifs sur les sujets à défendre comme sur les espèces chassables .

    Pour le tir il y a les clubs de Ball Trap et aujourd’hui on ne chasse plus pour se nourrir .

    Bien que chasseur et conscient que les problèmes de la baisse des populations de ces deux oiseaux sont localisés sur le lieux de nidification ou sont exterminés ces deux espèces je supporte le moratoire .Bien entendu et à l’inverse il doit également être revu en fonction des populations les interdictions de chasser de certains espèces d’oies

  •  Non à cet arrêté, par J.N. DECONINCK , le 17 juillet 2018 à 09h14

    Les chasseurs français ne sont pas responsables du déclin de ces espèces, au contraire, ils contribuent par leur surveillance et l’entretien des zones de chasse à leur protection.
    Une gestion plus appropriée de leurs prédateurs est par contre à établir sérieusement et indépendamment des souhaits de certains autres pays.

  •  stop chasse , par penon Catherine , le 17 juillet 2018 à 09h13

    favorable à la reconduction du moratoire sur la chasse au courlis et à la barge noire
    cdt
    c penon

  •  Sur l’arrêté relatif à la suspension de la chasse de certaines espèces de gibier en France métropolitaine, par BRILLAULT , le 17 juillet 2018 à 09h11

    Avis défavorable au projet d’arrêté soumis à la consultation ». Je suis contre le maintien du moratoire, quelle que soit sa durée.

  •  moratoire barge à queue noire et courlis cendré, par abbate florrent , le 17 juillet 2018 à 09h09

    .avis défavorable à ce moratoire non utile à ces deux espèces,il faut se diriger vers la cause ,c’ est à dire sur les lieux de reproductions malmenés par l’agriculture européenne et une prédation importante sur les oeufs et les poussins par des prédateurs en expansions et non régulés,la chasse n,est pas le facteur déterminant sur la pérennité de ces deux espéces.

  •  je suis contre le maintien du moratoire, quelle que soit sa durée , par Davide Cremieux , le 17 juillet 2018 à 09h08

    Lers prélèvements français sont sans impact sur l’état de conservation de l’espèce,le moratoire ne sert donc à rien
    Les chasseurs français ont prouvé leur engagement pour la conservation de ces espèces : ainsi, deux Fédérations de chasseurs ont chacune pris la responsabilité de la coordination des 2 Plans Nationaux de Gestion français sur ces espèces et, au côté de la FNC, ils cofinancent une grande partie des coûts de celle-ci. De même, ils participent au programme scientifique de collecte d’échantillons de ces espèces porté par l’ISNEA. Il faut leur en porter crédit en levant les moratoires.

  •  Moratoire Barge à queue noire et Courlis , par MERAND , le 17 juillet 2018 à 09h07

    Je suis favorable au projet de renouvellement du moratoire de chasse de la barge à queue noire, une décision particulièrement cruciales pour ces deux espèces.

    Toutefois ce moratoire doit au moins être prolongé pour 3 ans.

    En revanche, pour le courlis cendré, le moratoire doit aussi être étendu à la chasse sur le Domaine Public Maritime, là où sont chassés la majorité des courlis ; un moratoire sur les seuls espaces terrestres n’a pas de sens et contrevient aux engagements internationaux de la France.

  •  Moratoire barges et courlis, par PRADERE , le 16 juillet 2018 à 17h46

    Avis défavorable au projet d’arrêté soumis à consultation
    Je suis contre le maintien du moratoire quelle que soit la durée
    Les chasseurs français ne sont pas responsables pour l’incurie des Hollandais qui ne rėgulent pas les prédateurs de ces espèces qui excercent une forte perte au moment des reproductions dans ce pays, et il est scientifiquement reconnu que le problème est au moment des reproductions et non au niveau de la survie en hiver

  •  Pour le moratoire, par Urtizberea , le 16 juillet 2018 à 17h42

    Vu l’état de la biodiversité en général et vu les enjeux et obligations en matière de préservation des espèces, il faut agir sur tous les bras de levier pouvant agir en faveur de leur conservation.

  •  arrêté relatif à la suspension de la chasse de certaines espèces en france , le 16 juillet 2018 à 16h58

    avis défavorable au projet d’arrêté soumis à consultation.
    je suis contre le maintien du moratoire quelle que soit sa durée.
    On fait payer les chasseurs français pour l’incurie des hollandais qui ne veulent pas réguler les prédateurs de ces espèces au moment de la reproduction alors que tout le monde sait que le problème se situe au moment de cette reproduction et non pas au niveau de la survie en hiver !

  •  Pour la reconduction du moratoire, par UGUEN Roger , le 16 juillet 2018 à 16h57

    L’effondrement de la biodiversité est une réalité comme l’attestent de récents rapports scientifiques. Les populations d’oiseaux s’effondrent. Il faut donc agir sur toutes les causes de ce déclin de la biodiversité et même si la chasse n’est qu’une cause parmi d’autres, il faut la limiter voire l’interdire lorsqu’elle est susceptible de mettre en danger une espèce. C’est incontestablement le cas de la barge à queue noire qui est en mauvais état de conservation à l’échelle européenne et du courlis cendré qui est considéré comme espèce "Quasi menacée".
    La prolongation du moratoire est donc nécessaire, mais pas pour une seule année : il faudrait le reconduire pour au moins trois ans.
    Et pour le courlis cendré, comment justifier le maintien de la chasse sur le DPM alors que la grande majorité des courlis tués pas les chasseurs le sont sur ce DPM ? Un moratoire sur les seuls espaces terrestres n’a pas de sens (si ce n’est un effet d’affichage) et est contraire aux engagements internationaux de la France.

  •  Moratoire barges et coulis - avis défavorable, par COLCOMBET , le 16 juillet 2018 à 16h40

    Les barges et courlis que l’on rencontre par milliers dans la baie du Mont Saint Michel sont des espèces très méfiantes. Aussi, parmi les centaines de prélèvements que j’ai pu effectuer, je n’ai jamais tué un courlis et seulement 2 barges. Selon moi, cesser ce moratoire ne nuira pas au développement de ces espèces.

  •  Pour le moratoire, par Laporte , le 16 juillet 2018 à 16h39

    Je suis favorable au projet de renouvellement du moratoire de chasse de la barge à queue noire, une décision particulièrement cruciales pour ces deux espèces classées vulnérables par l’UICN.

    Toutefois ce moratoire doit au moins être prolongé pour 3 ans.

    De plus, pour le courlis cendré, le moratoire doit aussi être étendu à la chasse sur le Domaine Public Maritime, là où sont chassés la majorité des courlis ; un moratoire sur les seuls espaces terrestres n’a pas de sens et contrevient aux engagements internationaux de la France.

  •  Pour le moratoire, par van ingen , le 16 juillet 2018 à 16h32

    Protéger ces deux espèces en danger est nécessaire. Un moratoire, puis une interdiction totale de chasse est la seule manière de protéger.

  •  Prolonger est le minimum, étendre serait pertinent..., par Feigné Claude , le 16 juillet 2018 à 16h26

    Il n’est pas concevable que ces deux espèces puissent être à nouveau chassées comme par le passé. Dans tous les pays d’Europe, les populations sont fragiles voire très menacées, et ici, comme par miracle, elle deviendraient "exploitables"...
    C’est se moquer des efforts communautaires pour préserver notre faune sauvage, ou du moins ce qu’il en reste...
    L’hypothèse de l’absence d’hivernage, ou de "population marginale" concernant la Barge à queue noire continentale (ou type) ne tient plus à la lecture des marquages colorés effectués en hiver dans notre pays. Ces oiseaux sont de plus en plus nombreux (à l’instar de ce qu’il se passe en Espagne et au Portugal)et totalement indissociables des individus issus d’Islande.
    Pour le Courlis cendré, il faut revenir d’urgence au moratoire initial et interdire le tir y compris sur le DPM où de toute façons, l’essentiel du prélèvement s’est toujours effectué.
    Je suis un chasseur (permis N° 201803380008-11-A) scandalisé par la bêtise de mes représentants qui ne pensent qu’à toujours tirer plus sans penser au lendemain...

  •  moratoire, par SCIACCA Thérèse , le 16 juillet 2018 à 16h25

    bonjour ,
    je suis favorable à la prolongation du moratoire concernant toutes les espèces "fragiles" à la fois sur terre et sur mer

  •  Suspension de la chasse de certaines espèces comme le courlis cendré et la barge à queue noire, par LEFEVRE , le 16 juillet 2018 à 16h17

    De façon générale ce n’est pas la chasse mais plutôt la pollution qui menace un grand nombre d’espèces y compris celles qui ne sont pas chassées comme les passereaux ou les hirondelles.
    La terre et l’atmosphère sont de plus en plus contaminés par des produits toxiques dont l’usage tarde beaucoup trop à être interdit.

  •  Favorable au moratoire !, par Camille Fahrner , le 16 juillet 2018 à 16h16

    Bonjour,

    Je suis favorable au moratoire sur la chasse à la barge à queue noire et au courlis cendré, deux espèces très fragiles et classées vulnérables par l’UICN !

    Habitant l’Alsace, nous mesurons année après année la chute du nombre de couples nicheurs de cet oiseau, pourtant emblème de la région !

    Toutefois, ce moratoire doit au moins être prolongé pour 3 ans.
    En revanche, pour le courlis cendré, le moratoire doit aussi être étendu à la chasse sur le Domaine
    Public Maritime, là où sont chassés la majorité des courlis ; un moratoire sur les seuls espaces
    terrestres n’a pas de sens et contrevient aux engagements internationaux de la France.

    Merci de m’avoir lue,
    Bien cordialement,

    Camille Fahrner, LPO Alsace