Projet de Stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes

publié le 19 décembre 2016

Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues par la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) comme la troisième cause de l’appauvrissement de la biodiversité mondiale. Elles sont favorisées par les perturbations et les pressions anthropiques (dégradation environnementale, commerce international, changement climatique…)
Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine.

En déclinaison des dispositions de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, à la demande de la secrétaire d’État chargée de la Biodiversité Barbara Pompili, un groupe de travail présidé par Serge Muller, Professeur du Muséum national d’histoire naturelle, a produit un projet de stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes, définissant les principales actions qu’il conviendra de mettre en œuvre au cours des prochaines années tant au niveau de la connaissance, la sensibilisation du public, la réglementation, la gouvernance, la prévention, les interventions urgentes et la gestion des animaux et plantes envahissantes établies ainsi que la restauration des milieux après invasion.
Une telle Stratégie est également nécessaire pour la bonne mise en œuvre en droit français du règlement (UE) n° 1143/2014 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes.

Une première version du projet a été soumise à différentes parties prenantes à l’occasion d’un Séminaire de travail organisé le 30 septembre 2016 au Ministère de l’environnement.
Des enrichissements ont été apportés au projet pour tenir compte des observations formulées par les participants suite à ce séminaire.

Le projet soumis à la participation du public comprend 5 axes de travail, et se décline en 12 propositions de mesures. De manière délibérée, la Stratégie ne comporte pas de calendrier prévisionnel de mise en œuvre, ni de programmation budgétaire : elle a en effet vocation à constituer un document « intemporel ». Ce sont ses documents d’application qui viendront préciser ces aspects, par région ou par thème suivant les espèces et les contextes. La Stratégie a vocation à être complétée par un plan d’actions définissant les actions prioritaires à mettre en œuvre et le « qui fait quoi ».

La consultation est ouverte du 19 décembre 2016 au 10 janvier 2017.

Conformément au cinquième alinéa du II. de l’article L. 120-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.

Crédits photos, de gauche à droite : Acridotheres tristis (ph. Jean-Ph. Siblet) ; Eichhornia crassipes (ph. César Delnatte) ; Trachemys scripta (ph. MEEM) ; Bambusa vulgaris (ph. C. Delnatte) ; Oncorhynchus mykiss (ph. Dominique Martiré) ; Ludwigia sp. (ph. Philippe Gourdain) ; Iguana iguana (ph. Audrey Savouré-Soubelet)