EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Du 08/01/2018 au 29/01/2018 - 5786 commentaires

Contexte général
Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.


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Commentaires
  •  Une solution facile., par Mahuet Kevin , le 9 janvier 2018 à 10h46

    Autorisation encore l’abattage des loups n’est pas une solution d’efficacité à moins de vouloir l’exterminer de notre pays une nouvelle fois. Ils faut que les éleveurs apprennent à respecter les endroits ou leurs troupeaux doivent être mais aussi à surveiller ses derniers. Venir hurler « au loup » et alors que rien n’est fait pour les empêcher de venir est bien trop simple afin de soutirer de l’argent. Je pense qu’au lieu de tuer à tout va il faudrait trouver une solution avec les éleveurs des communes touchées afin d’organiser une protection efficace où les fusils ne doivent être sortis seulement dans les cas extrêmes. Un autre point a abordé est de vouloir tuer les louveteaux avec leurs mère, ce n’est pas quelque chose d’envisageable pour la survie de l’espèce et la protection de l’environnement. Je pense qu’on devrait tuer plutôt les adultes qui sont le véritable responsable des attaques. Une fois un nombre d’individus mort la meute ne s’approchera dû à la peur. Ont peut aussi voir si le nombre de proies à la disposition des meutes sont suffisante à leurs survi et savoir pourquoi ils s’attaquent au troupeaux. Oui nous avons un problème mais ont ce doit de trouver une solution qui puissent être bénéfique pour tout le monde mais seulement l’État peut dire quoi faire.

  •  Cohabitation avec le loup, par BERNINES Michel , le 9 janvier 2018 à 10h44

    La cohabitation troupeaux-loup n’est physiquement pas possible puisque le loup est un carnivore particulièrement sanglant ; des générations de nos ancêtres l’avaient bien compris et c’est leur faire injure que de penser l’inverse, car c’est bien grâce à eux que nous sommes là aujourd’hui. Les bobos des villes qui ne connaissent rien à la nature, si ce n’est d’en profiter durant leurs vacances, s’émeuvent lorsqu’il s’agit d’abattre un loup mais sont indifférents lorsqu’un loup provoque la mort de dizaines de brebis en une seule nuit...cette sensiblerie extrême n’est pas une bonne augure pour l’avenir de l’humanité.

  •  Concerne le plan d’action national sur les loups, par Chantal DELMOTTE , le 9 janvier 2018 à 10h32

    Je suis tout à fait d’accord pour la préservation des loups (et des ours !) Il est temps de penser à laisser vivre toutes les espèces animales sauvages : ce n’est pas à l’homme de décider quelle espèce a ou non le droit de vivre .La nature ne nous appartient pas, nous sommes de passage sur cette planète pour quelques dizaines d’années et nous faisons des dégâts terribles . De nombreuses espèces ont définitivement disparu .Respectons la Terre de nos descendants et respectons la Vie .

  •  On peut vivre avec les loups, par Lacroix , le 9 janvier 2018 à 10h24

    Je connais des éleveurs qui sont tout à fait d’accord pour accueillir le loup... Et ils savent qu’ils peuvent avoir des pertes mais... ils respectent l’environnement dans ce qu’il a de merveilleux : il y a de la place pour tous en ce monde et il y a des moyens de se protéger un minimum ! Nous ne sommes que des hommes, au nom de quoi se permet-on de juger si une espèce a le droit d’exister ou non? D’autres pays vivent très bien avec les loups et ont eux aussi des bergers...

  •  Prélever sans appauvrir, par Lucie , le 9 janvier 2018 à 10h22

    Pour que les éleveurs d’ovins puissent vivre correctement de leur métier, de leur passion et qu’ils cohabitent avec les loups, il faut trouver un juste milieu : arrêtons les extrémismes et prélevons sans appauvrir.

  •  Etre pragamatique, par Henri , le 9 janvier 2018 à 10h20

    Je suis de ceux qui pensent que l’homme devrait respecter la biodiversité et donc toutes les espèces animales. Pour me faire un avis sur la présence du loup sur le territoire Français, j’ai rencontré des bergers. J’invite toutes les personnes qui veulent se faire une opinion objective, à le faire, sans à priori. Pour ma part, je suis arrivé à la conclusion que l’élevage ovin n’est pas compatible avec la présence du loup pour plusieurs raisons : - les multiples mesures de protection des troupeaux prises depuis + de 10 ans sont déjouées les unes après les autres par les loups ; - les conséquences économiques des attaques de loups ne sont pas supportables par les éleveurs (même avec les indemnisations qui n’intègrent pas les conséquences indirectes comme les avortements ...) ; - le préjudice moral des éleveurs n’est pas pris en compte, il faut vivre le désarroi de ces bergers qui découvrent leur troupeau attaqué, et aussi la peur de ces éleveurs ovins d’être attaqué à tout moment ; - l’abandon inévitable par le pâturage des ovins de zones de montagne qui vont au mieux se boiser ou passer en friches ; - le confinement des animaux en bergerie avec une alimentation sèche et concentrée, un non-sens écologique.
    Si on est pragmatique,on s’aperçoit que l’élevage ovin n’est pas compatible avec la présence du loup. Par contre, nous devons laisser au loup le droit d’exister dans des zones qui lui seraient réservées et gérées en connaissance de cause avec la présence ou pas de l’élevage.
    Un plan loup devrait aller vers un projet concret (et non idéaliste), respectant le travail et la présence de l’élevage et respectant la vie du loup sur un territoire limité. Pensons aux personnes et aux animaux avant de défendre des principes.

  •  Laissons les vivre !, par Valeria , le 9 janvier 2018 à 10h17

    Après les avoir éradiqués,l’homme doit laisser la nature reprendre ses droits !
    L’homme est un loup pour l’homme...et surtout un destructeur !

  •  Des Loups et des Hommes, par anne-marie parein , le 9 janvier 2018 à 10h15

    Toutes les paroles exprimées sont non seulement intéressantes mais indispensables. Les défenseurs de la présences des loups ne sont pas forcément des "bobos" parisiens, mais (aussi) des personnes concernées par la biodiversité, indispensable si on souhaite que l’humanité ait un avenir. Cette belle humanité a détruit un équilibre naturel, et continue de le faire. Comme elle détruit aussi, pour des raisons économiques, l’existence à minima correcte des hommes et femmes qui travaillent pour chacun d’entre nous. Dont les éleveurs, et bergers, qui ont bien du mal de vivre de leur métier, alors que les produits de leur travail est indispensable à chacun d’entre nous. je ne suis pas végétarienne, et j’apprécie de temps en temps une bonne viande "bien élevée" et de qualité. Comme je respecte le loup également. Non pas pour le manger, mais pour sa beauté et ce qu’il représente.
    Ce n’est pas contradictoire.
    Je défends l’idée de mises en place de moyens attribués par l’Etat aux éleveurs et bergers, pour qu’ils puissent développer leur remarquable travail, dans des conditions à minima correctes, financièrement entre autres. Tout en donnant au loup les moyens de vivre dans nos campagnes. sans oublier que des prédations sont également à attribuer aux chiens errants, redevenus sauvages. Donc, qu’une parole constructive se développe, sans haine de part et d’autre, pour que chacun trouve sa place. Sortons aussi des vieilles idées reçues d’un loup qui dévore les petits enfants... j’ai eu la chance de rencontrer un couple de loups qui ne m’a pas dévorée... juste une belle curiosité partagée.
    Pour résumer : pas de tirs de loups, des moyens financiers sérieux aux éleveurs et bergers, pour mettre en place de nouveaux moyens d’élevage (oui, voyons l’exemple de l’Italie), et de l’intelligence pour débattre sans haine.

  •  Non a l’abattage des loups, par Morin , le 9 janvier 2018 à 10h08

    Bonjour, ministére de l’écologie... Un prête nom, une honte, l’écologie est là pour proteger et faire respecter la planéte pas pour détruire tout ce qui existe afin de satisfaire les lobbies de l’élevage et de l’agriculture. M.Hulot vous nous decevez de jour en jour. Le ministére de l’écologie est la honte de la France. Quelle statistique vous permet-elle de vous octroyez le droit de vie ou de mort sur les animaux. Occupez-vous de régler les problémes des Français en profondeur et en particulier, leur soucis energetiques. Ca evitera aux Français de payer des fonctionnaires d’état qui ne servent à rien et votre ministére en fait partie.
    A bon entendeur. Cordialement

  •  Avenir du loup , par BERNARD , le 9 janvier 2018 à 10h07

    Le loup est une richesse de biodiversité de très grande valeur pour le patrimoine naturel Français , soyons fier de son développement en France et adoptons une attitude moderne , ambitieuse , constructive pour son développement sur notre territoire , il est une chance à exploiter et non une nuisance , il nous aidera à maitriser les populations de sangliers qui causent des dégâts bien plus importants que les quelques centaines de loups sur un territoire aussi vaste que la France , et de grace arrêtons la politique de tirs inutiles stériles et d’un autre âge de loups , développons des moyens non létaux d’effarouchement des loups , un loup mort n’apprend rien et ne transmet rien , la France doit être exemplaire , développons les moyens de protection et de l’effarouchement non létal des troupeaux , l’intelligence , la bonne volonté devraient nous permettre de faire cohabiter une population dynamique de loups et un élevage ovins de qualité , les deux doivent être une richesse pour beaucoup de nos beaux territoires .
    La France pays moderne doit tenir son rang et donner l’exemple en favorisant le développement des grands carnivores et un élevage de qualité

  •  Loups = espèce protégée et à protéger, par Marine , le 9 janvier 2018 à 10h06

    Bonjour,
    Je suis consciente des craintes des éleveurs vis à vis des loups. Cependant, d’autres solutions existent que l’abattage pur et simple. On peut protéger les élevages via la surveillance (et chiens) le jour, l’enfermement de nuit, informer également les éleveurs sur la nature de l’animal qu’ils veulent détruire (un loup n’attaque pas un bête bien portante, sauf en cas de famine, il a donc plutôt tendance à "rendre service" au troupeau).
    Enfin, je voudrais rappeler que le loup est une espèce protégée. La France se doit donc d’agir en conséquence et de protéger l’espèce contre qui que ce soit, éleveur ou autre, jusqu’à ce que l’espèce soit hors de danger. C’est de notre responsabilité.

    Merci pour votre compréhension.

  •  chercher l’équilibre entre l’homme et la nature sauvage, par raimbaud violaine , le 9 janvier 2018 à 10h06

    Mr Hulot, vous proposez de trouver un compromis, donc un équilibre, entre la faune sauvage, ici le loup, et les éleveurs, certainement pour des raisons déontologiques et politiques. C’est louable et c’est votre job, et je crois en votre sincérité.

    Cependant, une question m’interpelle. Pourquoi nos voisins suisses, espagnols et italiens n’ont-ils pas les mêmes problèmes que les Français avec le loup ? Comment font-ils eux pour gérer la situation et protéger les troupeaux ?

    Dans les pays himalayens, on accepte qu’une (infime) partie du troupeau soit prélevée par la faune sauvage pour se nourrir. Les gens vivent en bonne intelligence avec celle-ci car ils ont conscience de faire partie de cette nature au même titre que les autres espèces.

    On peut s’interroger sur la sincérité des éleveurs qui prétendent avoir 10000 brebis prélevées par le loup. Qui vérifient la réalité de cette prédation ? Je suppose qu’on n’envoie pas un expert pour déterminer à chaque fois s’il s’agit bien du "crime" d’un loup.

    Est-ce que le remboursement de l’Etat pour chaque prélèvement ne les invite pas à voir systématiquement le loup comme la cause de leurs problèmes.

    Qu’en est-t’il de la protection de leurs troupeaux par des chiens efficaces, et de leur propre surveillance ? A-t-on avancé sur ces questions ?

    Les éleveurs, comme les chasseurs, ne voient que leur propre intérêt.

    Je comprends leur point de vue d’une certaine façon, car leur métier est certainement difficile. Mais en se crispant sur un point de vue unilatéral où seul l’homme a le droit d’exister sur un territoire, et en défendant leur point de vue sans ouverture ni volonté de réfléchir à trouver une solution viable pour eux-mêmes et la faune sauvage, ils ne font qu’empirer le problème en attendant que les solutions viennent des autres, que le gouvernement ou les écologistes plient.

    Renseignons-nous et écoutons nos voisins qui composent avec le loup et l’ours depuis longtemps. Nous avons encore beaucoup à apprendre pour vivre en bonne harmonie avec tous les représentants de la nature. L’homme n’étant déjà pas capable de vivre harmonieusement avec ses congénères...

    Bon courage à vous mr Hulot et svp, ne cédez pas aux pressions politiques et lobbyistes. Défendez la nature, elle a besoin de vous, de nous.

  •  Plan loup, par Compère Agnès , le 9 janvier 2018 à 10h06

    Non à la destruction des loups !
    Il existe des méthodes alternatives qui respectent la bio diversité mais qui embêtent les lobbies chasse !

  •  Plan loup, par Compère Agnès , le 9 janvier 2018 à 10h06

    Non à la destruction des loups !
    Il existe des méthodes alternatives qui respectent la bio diversité mais qui embêtent les lobbies chasse !

  •  d’où ?, par J M F , le 9 janvier 2018 à 10h01

    Les commentaires mériteraient être accompagnés du lien que vous avez avec la nature. Vivre avec les loups n’est pas la même chose que vivre sur un espace où ils n’existent pas, ou encore ne viendront jamais.
    La connaissance est encore ce que l’on fait de mieux pour avoir un avis sensé !
    Ce document me semble complet, reste à vérifier son application et surtout à tenir compte des avis de ceux qui vivent tous les jours dans et par la nature, même si ce terme mérite aussi réflexion.

  •  Mes remarques sur le nouveau plan loup, par BON SENS , le 9 janvier 2018 à 09h59

    Il est dit qu’il faut suivre l’hybridation dans la population de loups (oui mais en liaison avec le laboratoire allemand qui trouve des résultats complètement différents de ceux de l’ONCFS).

    Le financement de la protection des troupeaux est assuré par le MAA : c’est le Ministère de l’Environnement, METS) qui devrait tout financer (et pas seulement les bêtes tuées).
    Avant nous pouvions demander un acompte début août pour avoir de la trésorerie pour payer le berger, maintenant l’arrêté de subvention arrive tellement tard qu’on doit avancer les sommes versés au berger et qu’à l’heure actuelle nous n’avons toujours rien reçu. C’est pourquoi on ne pourrait pas payer un berger salarié (10 000 € à avancer est impossible).

    Prise en charge à 100 % du coût du berger salarié et aussi de l’éleveur-berger
    Berger salarié ou prestation salariée : taux d’aide publique de 100 %. Afin de favoriser le gardiennage salarié, il conviendra de faire évoluer la prise en charge de l’éleveur-gardien (forfait) notamment pour les troupeaux dont la taille économique permet l’embauche de gardiens salariés : qu’est-ce que ça veut dire ? Supprimer l’aide à l’éleveur-berger ?
    La personne qui garde sur notre alpage (en groupement pastoral à 2 éleveurs) est herbassier, il ne fait donc pas de foin l’été et peut venir garder son troupeau et le nôtre en alpage (troupeau de 400 mères agneaux qui ne permet pas d’embaucher un salarié extérieur au groupement).

    Améliorer l’attractivité du métier de berger et sa reconnaissance : ça ne sert à pas grand-chose.

    Sécuriser et faciliter l’utilisation des chiens de protection, efficaces contre la prédation et non agressifs vis-à-vis des tiers : nous ne prendrons jamais de chiens de protection qui risqueront de mordre les touristes (notre alpage est traversée par une départementale très passante, par des chemins de randonnée très fréquentés et des voies d’escalade), je ne veux pas passer mon temps à la gendarmerie.

    Eventuellement créer des parcs en dur, de grande surface, avec des clôtures de 3 mètres de haut : comment sortira-t-on le fumier de ces parcs en montagne ? Il faudra pailler pour éviter les boiteries : comment acheminera-t-on la paille en haute-montagne ? Cette idée vient sans doute de personnes n’étant jamais sorties de leur bureau !

    Évaluer les impacts du loup sur les écosystèmes :
    Ces mesures de protection des troupeaux sont en fait des mesures de destruction des troupeaux : bêtes regroupées dans des filets tous les soirs : ce qui les empêche de se mettre à l’abri en cas de pluie, de faire téter leurs agneaux à l’écart et leur interdit de manger à la fraîche tard le soir et tôt le matin le piétinement dans le fumier qui favorise les boiteries, d’où nécessité de changer les parcs de place fréquemment, ce qui remplit les prairies d’altitude de fumier où ne poussent plus que des orties (la biodiversité est mise à mal) sans parler des allers-retours quotidiens qui créent des drailles dans l’alpage et des secteurs d’altitude abandonnés car trop loin de la cabane.
    Avant le loup, nous vendions nos agneaux (nés en avril) en été au boucher local, maintenant nous les vendons maigres mi-septembre et ils partent s’engraisser dans l’Aveyron (belle avancée pour l’empreinte carbone !).
    Ce qui est en totale contradiction avec la volonté « d’accroître la richesse par la production et la transformation de produits agricoles de qualité de proximité » (Action 1bis1/2)

    Les brebis sont faites pour dormir en liberté, ce sont les loups qu’il faut parquer.

    Programme d’actions spécifiques pour réduire la prédation (action 2.2/2.2) : oui au débroussaillement

    Créer les conditions adaptées à une bonne communication entre les acteurs aux différents niveaux territoriaux : sur le papier ça peut sembler bien mais c’est inutile, la présence du loup est incompatible avec le pastoralisme.
    Ayez le courage de dire que vous ne voulez plus de pastoralisme.

    Indemnisations : elles doivent intervenir rapidement après l’attaque et non 1 an après et doivent être détaillées pour vérifier ce qui a été payé (avant en 2010/2011, on était payés après chaque attaque, maintenant il faut attendre des mois et il faut réclamer le détail du paiement)

    Un dispositif de constats déclaratifs a été mis en place : nous ne nous sentons pas compétents et n’en avons pas le temps

    Le suivi biologique permet de caractériser la progression de la population de loups :
    Alors que ça serve aux éleveurs et qu’on les avertisse individuellement de la présence de loups à proximité de leur troupeau (mais ce n’est jamais fait, ni par l’ONCFS, ni par les gardes du Parc National des Ecrins)
    Y associer des éleveurs peut paraître louable mais c’est oublier que les éleveurs ne cherchent pas de travail supplémentaire, ils ont assez à faire avec le foin et les animaux.

    Il faut donner aux éleveurs la possibilité de défendre en permanence leur troupeau :
    Concernant les tirs de défense simple et les tirs de défense renforcée : nous laissons gérer cela par les lieutenants de louveterie dont nous louons l’efficacité (2 loups tués sur notre secteur en 2015 et 2017) et le dévouement (il est dit qu’il est prévu de mieux accompagner financièrement les lieutenants de louveterie. Des crédits seront mis à disposition des préfets pour rembourser leurs frais de transport ou encore les fournir en matériel adapté, c’est bien) et ceci pour plusieurs raisons :

    - à plus de 65 ans, nous dormons dans notre lit et ne monterons plus jamais la garde, ça n’a jamais servi à rien et c’est usant
    -  le berger-éleveur qui garde en alpage est non-violent et ne compte pas passer son permis de chasse
    -  seul le permis de chasse devrait être suffisant pour les éleveurs, la validation annuelle (150 €) ne devrait pas être exigée quand on ne « chasse » que le loup
    -  ce n’est pas à nous de décider de demander des tirs de défense mais c’est à ceux qui protègent le loup d’en prendre la responsabilité lorsqu’il y a des attaques (car il faut tenir un registre et se faire contrôler par l’ONCFS)

    Il apparaît important d’ainsi renforcer les actions d’informations et de formation dans les lycées agricoles : je n’y crois pas et n’encourage aucun de nos 4 enfants à reprendre notre exploitation ovine dans de telles conditions.
    Les différentes actions et études visent à renforcer le soutien au pastoralisme et à l’activité d’élevage : c’est un vœu pieux pour faire bonne figure (cela vise uniquement à protéger la faune sauvage qui a meilleure presse que les animaux domestiques)
    Il manque d’ailleurs un chapitre à ce plan loup : le bien-être animal
    Alors que les associations écologistes montrent la souffrance animale en abattoir, personne ne parle jamais de celle des bêtes prédatées par le loup, qui souffrent des heures avant que l’éleveur ne soit obliger de les achever pour abréger leurs souffrances.
    Car le loup ne tue pas que pour manger, il tue tout ce qui bouge et en consomme très peu. Il faut le faire savoir.

    Réévaluer les pertes indirectes subies par les troupeaux
    Les bêtes disparues ne sont pas indemnisées à leur juste valeur alors que chaque année, on en perd des dizaines. Si on ne les retrouvent pas dans les 48h, les vautours les auront fait disparaître. Dans des secteurs accidentés de haute-montagne avec de nombreuses casses et d’espaces boisés, il n’est pas possible de tout parcourir pour chercher d’éventuelles carcasses

    En conclusion stop aux études qui ruinent la France et n’aboutissent à pas grand-chose.
    Que d’argent dépensé inutilement (qui serait mieux employé dans d’autres secteurs comme l’hôpital par exemple)

    M. HULOT a dit : « La cohabitation avec la grande faune sauvage, en particulier avec le loup, est un enjeu primordial pour la biodiversité »
    Peut-être pour la biodiversité animale mais en aucun cas pour la biodiversité des alpages qui seront peu à peu livrés à l’embroussaillement, aux incendies et aux avalanches mais il sera trop tard pour revenir en arrière à ce moment-là (l’homme est un loup pour l’homme)

  •  Un plan par essence voué à l’échec, et qui va aboutir à une situation définitivement incontrôlable , par JOURNEUX PIERRE , le 9 janvier 2018 à 09h58

    Ce plan ignore volontairement les données constatées, et ce sont pourtant les données officielles issues de la DREAL.
    - la prédation c’est 10.000 bêtes égorgées ou massacrées en 2016, contre 1.000 en 2004 et 3.700 en 2010. Et on ose prétendre que la population de loups est en danger !
    - la prédation sur les grands troupeaux BIEN PROTÉGÉS (plusieurs bergers en permanence + chiens en nombre + filets et clôtures)
    a explosé, passant de 3500 en 2010 à 7800 en 2015.
    - la prédation jour/nuit était de 1 le jour pour 2,5 la nuit en 2010. En 2015 elle est devenue plus forte le jour que la nuit !
    Car le loup craint de moins en moins l’homme, sentant qu’il est protégé, et fonctionnant au rapport bénéfice/risque.
    - la faillite des moyens de protection existants est ainsi démontrée et constatée.
    - la raréfaction de la faune sauvage liée à la prédation, et son apprentissage du danger de la présence du loup la rendent plus difficile à chasser pour le loup qui se retourne donc davantage vers les animaux d’élevage.
    Le changement de comportement des loups est inquiétant, et il ne serait pas étonnant d’en arriver à des attaques humaines, qui seront bien sûr attribuées à des "chiens errants".
    La règle "responsable mais pas coupable" sera-t-elle toujours de mise à ce moment?
    Nous allons droit vers un monde admirable avec plein de loups partout où nous pourrons nous promener à nos risques et périls, et des fermes en béton des 10.000 moutons (bien enfermés) nourris aux granulés.

  •  le loup n’est pas une fatalité !, par Sophie Chapuis , le 9 janvier 2018 à 09h56

    l’homme n’a aucun droit particulier sur la nature et la biodiversité est un des facteurs de sa survie ! il serait plus intelligent de faire en sorte que le loup trouve sa nourriture en suffisance ce qui devrait nous pousser à interdire la chasse dans les zones de loups
    il n’y a aucunes pierres en trop sur terre et chaque pierre est indispensable à un bon équilibre

  •  pour l’amour des loups, par FLAMENT LEA , le 9 janvier 2018 à 09h56

    Effectivement, il est temps pour la France de prendre exemples sur de nombreux autres pays !!!! Pourquoi cette impression de revenir en arrière? de régresser? Il est impensable que pendant plusieurs années, le pays se soit battu pour protéger cet animal ayant quasiment (voir totalement) disparu du territoire pour aujourd’hui parler de "battu" ! Mais où va t’on réellement? Qu’allons nous apprendre à nos enfants?

    Bien sûr, il est important de protéger les troupeaux, d’aider les éleveurs (pourquoi ne pas leur permettre d’avoir un chien patou pour protéger leur troupeau? ou autre...). Il y a surement de nombreux moyens financiers ou autres pour aider les éleveurs sans avoir à faire des battus de loup...!!

    VRAIMENT.... au même titre que l’ours brun, la baleine, le lynx (qui va bientôt réellement disparaitre !), le bouquetin, le vison d’Europe, le phoque, le mouflon,...... et tant d’autres ! La mondialisation, notre monde au XXIème siècle est en train de faire disparaitre des êtres d’une grande beauté qui étaient là avant nous, et qui n’ont rien demandé à personne !

    Pour avoir vécu 1 an au Canada puis 1 an en Australie, la vision des habitants et les actions des gouvernements sont à mille années lumières de la France ! Nous sommes tellement en retard ! A part penser à renflouer les caisses de l’Etat que faisons nous REELLEMENT pour notre PLANETE? NOTRE AVENIR ? Concrètement ???? Pas grand chose malheureusement.... pas assez....
    En espérant réellement que le LOUP soit un 1er exemple pour continuer à protéger la faune (et la flore) de notre si beau territoire....

  •  Le Loup en haut de la chaine alimentaire , par Alain Lombard , le 9 janvier 2018 à 09h49

    Il est temps de laisser se développer le Loup en France. c’est le prédateur suprême (ainsi que l’ours et le Renard), place qui lui a été ravie par l’homme pour son seul plaisir "la chasse". La régulation du gibier et de ses prédateurs se fera naturellement. Reste le problème des éleveurs qui doivent, bien sûr, protéger leur troupeau.