EAU ET BIODIVERSITÉ
 

(1) Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2014-2015
(2) Projet d’arrêté fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action prévues par l’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Du 22/05/2014 au 15/06/2014 - 1266 commentaires

CONTEXTE GÉNÉRAL
Depuis la réapparition naturelle du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection des troupeaux domestiques et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
En complément de l’accompagnement des éleveurs, dans le cadre des grands principes définis par le plan d’action national loup pour la période 2013-2017, il est également possible, afin de prévenir les dommages aux troupeaux et lorsque toute autre méthode de prévention se révèle inadaptée ou insuffisante, de déroger à l’interdiction de destruction de spécimens protégés en procédant à des interventions sur la population de loups. Ces dérogations sont accordées conformément aux droits communautaire et national relatifs à la protection stricte de l’espèce, dans la mesure où elles ne nuisent pas au maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce.

CONTENU DES PROJETS D’ARRÊTÉS
Ces deux projets d’arrêtés feront l’objet d’une présentation devant le Conseil national de protection de la nature, en vue du recueil de son avis lors du comité plénier du 11 juin 2014.

1) Le premier projet d’arrêté fixe le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2014-2015, en application du principe de dérogation à la protection stricte ci-dessus exposé.
Le fait de conditionner les opérations départementales de destruction par tir au respect d’un tel plafond national permet de garantir que ces dérogations ne nuiront pas au maintien de l’état de conservation favorable de la population de loups en France. Cet arrêté est pris annuellement, afin que les marges de manœuvre biologiques permettant de déterminer les possibilités d’intervention sur l’espèce soient estimées sur la base des informations les plus fines et les plus actualisées possibles.
Pour la période 2014-2015, le plafond proposé se présente comme suit :
♦ Le I de l’article 1er du projet d’arrêté le fixe à vingt-quatre spécimens, reconduisant ainsi le plafond déterminé pour la période 2013-2014 dans un arrêté ministériel du 16 mai 2013.
Le II du même article introduit un principe de révision possible de ce nombre, “dans la limite de douze spécimens supplémentaires”.
Dans tous les cas ce nombre, tel que fixé au I ou tel qu’éventuellement révisé en application du II tient compte des préoccupations relatives à l’état de conservation de la population de loups, en ce qu’il a été déterminé en prenant appui sur une méthodologie scientifique dont une description détaillée est disponible en page 34 du plan loup 2013-2017. Cette méthodologie, conçue comme un outil d’aide à la décision politique, permet notamment :

  • de modéliser à court terme (un à deux ans) l’évolution la plus probable des effectifs de loups, compte tenu de la croissance observée ainsi que de sa variation au cours des années passées ;
  • et de disposer d’une mesure explicite des risques associés à la prise de décision, en terme d’évolution de la population de loups après mise en œuvre des prélèvements par rapport à un niveau attendu (notion de “croissance résiduelle”).

♦ Afin de s’assurer du respect du plafond ainsi fixé, l’article 2 interdit les tirs de prélèvement encadrés par l’arrêté ministériel DEVL1312136A du 15 mai 2013, à compter de la date éventuelle à laquelle le nombre de spécimens détruits s’élèvera au maximum fixé à l’article 1er, diminué de deux spécimens.
Afin de permettre aux éleveurs dont les troupeaux resteraient exposés à cette même date au risque de prédation du loup, la mise en œuvre de tirs de défense pourra continuer d’être autorisée, dans les conditions décrites dans l’arrêté cadre du 15 mai 2013.

2) Le deuxième projet d’arrêté fixe la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action prévues par l’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus).
La liste de ces départements est susceptible d’évoluer en fonction du classement ou du déclassement de certains secteurs en Zones de Présence Permanente ou ZPP (zones hébergeant un ou plusieurs individus ou meutes sédentarisés, au sujet desquels au moins trois indices de présence ont été relevés pendant au moins deux hivers consécutifs, avec une confirmation génétique lors d’au moins un des deux hivers).
Les conclusions du suivi hivernal 2013-2014 de la population de loups conduisent à proposer :

  • Le maintien de l’inscription des départements suivants, au titre des ZPP (nouvelles autant qu’anciennes) y étant recensées : Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Isère, Lozère, Pyrénées-Orientales, Haut-Rhin, Haute-Saône, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse, Vosges ;
  • L’inscription des départements suivants pour tenir compte de la dimension trans-départementale établie de ZPP existantes : l’Ariège et l’Aude au titre des ZPP dites Carlit et Madres-Boucheville (partagées avec les Pyrénées-Orientales), les Bouches-du-Rhône au titre de la ZPP dite Ouest Var (partagée avec le Var)
  • L’inscription des départements suivants, pour tenir compte de la mise en évidence de nouvelles ZPP : l’Ardèche, au titre de la ZPP dite de Tanargue-Gardilles (partagée avec la Lozère), la Haute-Marne et la Meuse, au titre de la ZPP dite de "Haute-Marne – Vosges-Meuse" (partagée avec les Vosges)

Il apparaît important de rappeler les éléments suivants, afin que l’absence ou la présence d’un département dans ce projet d’arrêté ne fasse pas l’objet d’interprétations erronées :
♦ Les territoires potentiels d’intervention ne sont pas forcément limités, du fait de la prise d’un tel arrêté, aux départements ici évoqués.
Comme indiqué dans le plan loup, “Les départements ne figurant pas dans la liste fixée par [cet] arrêté ne sont nullement exclus de la réglementation fixant les conditions et limites dans lesquels des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordés par les préfets” (plan loup 2013-2017, page 34).
Les conditions de déclenchement et de déroulement des opérations diffèrent simplement selon que l’opération se déroule sur un territoire situé ou non en unité d’action.
♦ L’inscription d’un département ne signifie pas non plus pour autant que des opérations d’intervention auront forcément vocation à être mises en œuvre sur ce territoire durant la période 2014-2015.
C’est bien le respect d’une combinaison de critères qui conduit les autorités préfectorales à délivrer ou non les dérogations sollicitées sur le fondement des différents arrêtés ministériels composant le “protocole technique d’intervention” (cf. plan loup, page 33).
Ce projet d’arrêté ministériel apparaît ainsi comme l’une des illustrations du principe de gestion différenciée selon les situations, sur lequel repose notamment le plan loup.

Conformément à l’article 3 de la loi n° 2012-1460 du 27 décembre 2012 et au décret n° 2013-1303 du 27 décembre 2013, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.
Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.

Mise à jour du 1er juillet 2014 : vous pouvez consulter ci-dessous la synthèse des observations ainsi que, dans un document séparé, les motifs des décisions.


Commentaires
  •  L’aire de répartition de l’espèce doit être définie et contenue. , par Stephane CALLEY , le 13 juin 2014 à 10h13

    Afin de contenir cette espèce,surveiller son état sanitaire et gérer ses populations,il faut d’abord faire confiance aux services techniques spécialisés dans son étude et tenir compte des pressions subies par les éleveurs qui doivent cohabiter avec le loup.Les points de vue des "extrémistes" des deux camps,pros et antis, n’ont,au fond,pas leur place dans un tel débat et oui,un juste milieu existe certainement.La population de loups doit être maîtrisée là ou cela est nécessaire et le réseau des organisations cynégétiques en place serait à court ou moyen terme le meilleur moyen de parvenir à ce juste équilibre.Les populations doivent simplement être en adéquation avec les territoires qu’elles occupent...des loups s’il y a la place pour eux et pas ou très peu de loups s’il y a risque de confrontation directe avec les modes de vie et de production d’un autre grand prédateur : L’HOMME.Donc oui,maîtrisons l’espèce en la régulant de plus en plus,au fur et à mesure qu’elle se développe.Plus de Loups en France donc plus de tirs est d’une logique implacable quoi qu’en disent certains...

  •  nos anciens étaient-ils fous?, par DAVIDOU , le 13 juin 2014 à 09h42

    Pendant des siècles les pères de nos pères ont "combattus" le loup.Pourquoi?Pour le plaisir, je ne pense pas. Le loup est comme l’homme partout sur terre aussi bien dans les zones chaudes que froides. C’est un concurrent de l’homme n’ayons pas peur des mots. Faisons de la "séléction naturelle".
    Au niveau local, j’aimerais que chaque personne qui est pour pense à son métier. Si je leur dis, ce mois ci je vous diminue votre salaire de moitié, ils crieront et manifesteraient leurs mécontentements.
    C’est ce qui se passe lorsqu’un agriculteur subit une attaque.
    Pensez à nous et accepteriez vous de travailler dans ces conditions
    Alors comme nos ancêtres je dis NON AU LOUP.

  •  surment pas !, par caro , le 13 juin 2014 à 09h31

    je suis contre "la destruction" (quel terme horrible !!!) de spécimen de loup !
    c’est à l’homme à s’adapter à la croissance (heureuse) de celui ci et non le contraire !

    bien cordialement

  •  Le loup , que fait-il chez nous ??, par RIGOULOT , le 13 juin 2014 à 09h31

    Je ne crois pas du tout au retour naturel du loup , sinon à ^etre réintroduit par certains anti-Chasse qui restent antidémocrates et sourds quand on leur parle du plaisir de chasser .C’est très facile d’affirmer que le loup est venu d’au-delà des montagnes .On l’a ramené artificiellement .Quel mensonge honteux.
    Et maintenant ? Il se développe et emmerde tout le monde
    Il n’a rien à faire en Franche-Comté ou ailleurs en France .
    Il faut le détruire , nos gibiers sont traumatisés par ces attaques sauvages aussi bien pendant leur reproduction que pendant la chasse
    C’est absolumant inadmissible
    Quel pouvoir immense est donné à ces fachos de la nature , ils devraient vivre eux aussi dans des grottes et revenir à l’âge de bronze

    Luttons pour que notre plaisir ne soit pas sacrifié (naturellement?)par des gens qui ne font pas rêver
    Cordialement

  •  Limitation de la population de Loups sur le territoire national, par Marandin Dominique , le 13 juin 2014 à 09h27

    La limitation des zones ou le Loup doit être présent et préserver doit se limiter aux zones d’espaces naturels déclarés et vastes avec peu de population humaine (ex : parc du Mercantour, etc.)
    En dehors de ces zones de protection sa population doit être systématiquement contrôlée et les Loups présents déplacés ou soumis aux tirs administratifs.
    Cela éviterait beaucoup de passion et aurait le mérite de satisfaire la majorité des gens concernés (éleveurs, chasseurs, promeneurs, touristes, amis de la nature, etc.)

  •  eradiquer le loup, par perrot jean christian , le 13 juin 2014 à 09h21

    l’éradication définitive du loup compte tenu de son coût au niveau indemnisation me parait inévitable en raison de choix budgétaire en période de crise ; je suis retraité travailleur social et la pauvreté augmente et l’être humain passe avant les loups

  •  il faut réuler les loups, par BRAILLARD JEAN CLAUDE , le 13 juin 2014 à 09h03

    je pense que nous devons prélèver davantage de loups afin d’éviter une prolifération qui suscite bien des désagréments en milieu rural, ce dont se moquent bien les résidents des grandes villes.

  •  Position de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA), par FRAPNA , le 13 juin 2014 à 09h01

    Position de la FRAPNA sur le projet d’arrêté relatif au nombre maximum de spécimen de loups dont la destruction pourra être autorisée et sur le projet d’arrêté relatif à la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées des unités d’action

    Réponse à consultation publique et positionnement de la FRAPNA

    Projet d’arrêté fixant le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2014-2015

    Dans l’article 1er, il est fait mention de 24 loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2014-2015 auxquels sont encore ajoutés 12 spécimens supplémentaires ! Nous nous interrogeons sur cette augmentation de 50 % d’effectifs de loups prélevables... En effet, même si la population de loups est estimée à 300 individus sur le territoire national (contre environ 250 pour la saison passée, soit une augmentation de 20 % et non pas de 50 %...), il est à noter qu’entre 2012 et 2013, le nombre de constats indemnisés et de victimes attribués au loup a baissé (1874 constats indemnisés et 6102 victimes indemnisées en 2012 contre 1809 constats indemnisés et 5992 victimes indemnisées en 2013). Ces plafonds sont ils calqués sur une augmentation des effectifs de loups et du nombre de ZPP plutôt que sur l’évolution des dégâts imputés au loup ? Est-ce dorénavant la seule présence du loup qui est le problème plutôt que ses impacts sur les troupeaux domestiques ?

    La FRAPNA demande donc une explication sur la façon dont ces plafonds sont calculés et s’oppose à une augmentation des prélèvements en l’absence d’une justification rationnelle et scientifique.

    Par ailleurs, la FRAPNA réitère ci-dessous ses positions concernant les tirs légaux, le braconnage et la mise en œuvre des moyens de protection :
    La FRAPNA rappelle que les plafonds, quels qu’ils soient, sont, par définition, un nombre maximum d’individus potentiellement prélevables et non pas un objectif à atteindre à la manière de quotas de chasse.

    La FRAPNA rappelle que le loup est une espèce strictement protégée, au plan européen et national, et que sa destruction est une procédure dérogatoire (cela doit demeurer l’exception donc être pratiqué à titre exceptionnel).

    La FRAPNA demande que soit réaffirmée haut et fort l’interdiction des tirs dans les espaces protégés réglementaires.

    La FRAPNA s’oppose à tout tir si tous les moyens destinées à protéger les troupeaux n’ont pas été mis en œuvre et contrôlé à priori par les services compétents.

    La FRAPNA demande la valorisation des situations de cohabitation positives (aide à la pérennité de moyens, formation et diffusion des techniques au sein de la profession...) ainsi que la mise en place de moyens expérimentaux de protection des troupeaux.

    Ainsi, au-delà des espaces protégés réglementaire, la FRAPNA préconise que les Parcs Naturels Régionaux deviennent des lieux d’expérimentation prioritaires afin de développer, expérimenter et généraliser les mesures de protection des troupeaux. Des postes de « modérateurs » ou de « médiateurs » pastoraux pourraient y être développés à cet effet (en terme de médiation, exemples positifs de l’Isère avec la DDT, exemple de l’équipe de « bergers d’appui » de l’ONCFS pour les Pyrénées et l’ours : la mise en place des mesures de protection progresse).

    La FRAPNA s’oppose à tout tir en période hivernale, et plus généralement, en l’absence des troupeaux domestiques.

    La FRAPNA demande une vraie politique anti-braconnage : de vrais moyens d’investigation sur le terrain, des sanctions exemplaires et une déduction majorée du nombre de loups braconnés au plafond de prélèvements (pour un acte de braconnage prouvé, combien restent inconnus et non sanctionnés ?). Pour chaque loup dont le braconnage (tir, empoisonnement) est prouvé, deux loups (et c’est un minimum) seront à déduire du plafond.

    Projet d’arrêté fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimités les unités d’action prévues par l’arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup

    Dans l’article 1er, plusieurs départements dans lesquelles des unités d’actions peuvent être définies nous semblent pour le peu inappropriés : Aude, Ardèche, Lozère, Meuse, Haute-Marne, Haut-Rhin, Vosges, Bouches-du-Rhône,…Nous passons donc de 14 départements la saison dernière à 20 pour la période 2014/2015 ! Ceci semble relever d’une véritable politique de lutte contre le retour de l’espèce sur son aire de répartition naturelle en France.

    La FRAPNA s’oppose fermement aux tirs sur les territoires en cours de réappropriation par l’espèce (fronts de colonisation).

    Par ailleurs, d’autres départements méritent d’être regardés plus en détail, notamment ceux ou les meutes sont extrêmement menacées (car le plus souvent fragilisées par le braconnage), ou les effectifs sont si restreints qu’un tir mettrait en péril l’ensemble de la population lupine locale. Ainsi, la FRAPNA, fédération Rhône-Alpine, juge important de considérer la situation suivante concernant la population alpine du loup : le nombre de ZPP, bien plus faible qu’en PACA, stagne dans les Alpes du Nord. La dernière ZPP, établie (Sud Belledonne), date déjà de 3 ans (hiver 2010/2011). Après une brève tentative d’installation, l’espèce a disparu des Bauges (ZPP déclassée). Il n’y a jamais eu de réelle tentative en Chartreuse, les individus erratiques présents disparaissant très vite...
    De plus, malgré la présence du Parc National, aucune installation de loup n’est établie dans la partie isèroise des Ecrins (38), ni en Tarentaise (73), pas plus que dans l’ensemble de la Haute Savoie (74) hormis la meute des Bornes destabilisée suite au tir de prélèvement de la louve alpha gestante en 2009.

    La FRAPNA s’oppose donc aux tirs dans les départements ou les meutes sont tellement fragiles qu’un tir mettrait en péril la population lupine locale.

  •  Le loup a t’il encore le droit d’exister ?..., par HATIER Thierry , le 13 juin 2014 à 08h26

    Une fois encore, l’homme (français, en l’occurrence), veut s’arroger le droit de "gérer" la nature, en décidant quel animal doit vivre et quel autre doit mourir sur son territoire : de quel droit ?
    Le loup était présent dans notre pays bien avant nous ; comme d’autres espèces, que nous avons anéanties, elle avait sa place, car aucun être vivant n’a été créé (ou ne s’est créé...selon que l’on est créationiste ou darwiniste...) par hasard ;
    Fort heureusement, au fil des dernières décennies, une conscience générale se fait jour, pour regretter les erreurs destructrices et irréparables du passé et prendre des mesures pour conserver des espèces en voie de disparition ;
    Or, voici que, à peine réapparu au fin fond de quelques campagnes françaises, grâce, en particulier, à nos voisins transalpins et aux efforts de quelques amoureux de la faune encore sauvage, le loup fait déjà l’objet de campagnes de dénigrement et d’abattage !...
    Pourquoi faut-il que notre pays se distingue toujours dans la culture de mort et le contre-courant des idées, pour ne pas dire des idéaux ?
    Pour quelques brebis égorgées, qui seront, d’une manière ou d’une autre, remboursées à leur propriétaire ? comme si c’était là le début de leur ruine, voire celle de la nation !...
    Non, soyons sérieux : les dégâts sont minimes, mêmes si la hargne de certains, qui fait penser à celle qui se nourrissait de l’ignorance et de l’archaïsme de leurs ancêtres, cloueurs de chouettes et avides de sang animal, est plus forte en gueule que le hurlement de la meute au fond des bois !
    Comment font nos éleveurs voisins les plus proches, en particuliers italiens, qui, dans les abbruzzes, cohabitent pacifiquement, depuis toujours, avec des loups autrement plus nombreux que chez nous ? Et les espagnols, et les slovènes, et les roumains et tous ces éleveurs de ces pays, plus à l’est encore, dont le niveau de vie est bien moins enviable que leurs collègues français pourris-gâtés par l’état et les assurances, mais qui vivent avec ce que la nature leur offre chaque jour, en bien ou en mal, s’en s’en prendre systématiquement à elle et à ses créatures ? !
    En France, l’on sait que ce sont ceux qui crient les plus forts, mais pas forcément de la façon la plus raisonnée, qui ont raison ; d’où les problèmes que nous connaissons dans moult domaines...
    Mais ne laissons pas les crieurs avoir encore le dernier mot, pour finir par pleurer à nouveau un jour sur le dernier loup ! Qui, parfois, s’avère n’être qu’un chien (voir le dernier épisode du "loup" haut-saônois...) ; mais Il est vrai que qui veut tuer son loup, accuse son chien d’en être un...
    En conclusion, je pense que, sauf prolifération bien improbable dans un pays aussi urbanisé et si peu propice, de ce fait, à un développement exponentiel d’espèces sauvages (même le sanglier, si décrié par les agriculteurs mais qui y trouvent finalement leur compte, a atteint son pic de développement...et n’est plus si sauvage que cela...), il faut se garder des erreurs du passé et tuer dans l’œuf cette timide réapparition du loup ; si il n’a plus sa place dans nos campagnes, la sélection se fera d’elle même ; il suffit de faire, une fois n’est pas coutume, confiance à la nature.

  •  Loup et Biodiversité, par LANQUETIN PATRICK , le 13 juin 2014 à 08h23

    Bonjour,
    Le statut même d’animal protégé est une contradiction avec la biodiversité qui doit être défendue.
    La gestion de l’espèce entre en contradiction avec la protection d’autres espèces menacées(grand tétras, gélinotte, etc...).
    Dans cette gestion à aucun moment l’impact sur les populations sauvages (chevreuils, chamois, sangliers, daims, mouflons, lièvres, oiseaux...) est prise en compte.

  •  préserver le milieu naturel, par DACLIN DOMINIQUE , le 13 juin 2014 à 08h13

    nos forets ne sont pas adaptees

  •  loup, par TURCHET ALAIN , le 13 juin 2014 à 08h11

    Je suis totalement favorable à la régulation des loups dans notre région.

    Toutefois si sa prolifération devenait trop importante je souhaiterais que les préfets prennent la bonne décision et sans attendre le nombre de prélèvement afin qu’il n’y ai pas une véritable surpopulation comme d’ autres espèces : le cormoran ou autres.

  •  le loup, par alexandre , le 13 juin 2014 à 07h47

    BONJOUR
    QUAND TOUTS LES ELEVEURS SERONT PROTEGER,LE RISQUE SERA POUR LES PERSONNES QUAND LE LOUP SERA EN SURPOPULATIONS EN FRANCE SE QUI FINIRA PAR ARRIVER.
    EN MEME TEMPS ON NE PEUT PAS DEMANDER A DES PAYS SOUS DEVELOPER DE PROTEGER LES GRANDS PREDATEURS COMME LE LION ET NE RIEN FAIRE EN EUROPE ,UN PLAN DE GESTION DU LOUP PAR LA CHASSE SERAI PREFERABLE LE MOTS DESTRUCTION CHOQUE LES GENS DE LA VILLE PAR MANQUE DE CONNAISSANCE DU MILIEUX RURAL.
    CORDIALEMENT
    GALLI ALEXANDRE

  •  Halte au tir du loup, même pour régulation, par Robert HalteFerraro, chasseur devant l' Eternel , le 13 juin 2014 à 07h30

    IL y a toujours eu de l’élevage ovin ou caprin et des loups.
    Chasseur, je suis opposé au tir du loup.
    Pourquoi, parce que à l’époque, les éleveurs protégeaient leur troupeau, soit avec des chiens (patou), soit avec des enclos dans lesquels était enfermé le troupeau le soir
    Il est trop facile pour les éleveurs de pratiquer l’élevage sauvage sans en assumer les conséquences

  •  Régulation du loup, par MT25 , le 13 juin 2014 à 07h04

    Le loup, comme tous prédateurs doit pouvoir être régulé, car il contribue à la baisse des populations de certain gibier, déjà en forte baisse dans certain secteur, et surtout fait quand même de gros dégât dans les élevages.

  •  Pour que vive le loup, par Avrélia , le 13 juin 2014 à 00h08

    Arrêtons de vouloir sans cesse réguler et prendre le pas sur la nature.
    Il faut recourir aux solutions alternatives : bergers, chiens de protection, enclos pour la nuit. Une méthode qui a fait ses preuves à l’étranger n’est pas encore développée en France : le Fladry. Pourquoi ne pas tester cette méthode et faire travailler ensemble éleveurs et pro-loup (comme pastoraloup). Après tout, ils ont le même intérêt : aucune brebis tuée !
    En attendant, il faut suspendre les tirs de prélèvement qui n’ont aucune utilité et qui vont à l’encontre des convention approuvées par la France.
    En revanche, les actes de braconnage, empoisonnement doivent donner lieu à des condamnations exemplaires.

    Protégeons nos espaces naturels, la biodiversité et son équilibre, montrons-nous exemplaire en privilégiant les solutions innovantes.

  •  Préférence pour le projet 3, par Zimmermann , le 12 juin 2014 à 23h28

    L évolution de la population ainsi que me deplacement
    de celle ci peut nécessiter la régulation dans un département
    a ce jour non concerne

  •  NON au loup, par gilles , le 12 juin 2014 à 23h15

    Il faut plus de liberte pour reguler ce loup qui n’est pas revenu aussi naturellement qu’on veut nous le faire croire.
    Donnons plus de moyens aux hommes des campagnes et montagnes et surtout laissons les gerer LEUR espace qui est souvent privé comme ils l’entendent.les technocrates urbains donneurs de leçons , y en a assez .
    Si vous n’étes pas d’accord restez en ville !

  •  est ce raisonnable ?, par KptN , le 12 juin 2014 à 23h11

    Bonjour

    je n’aime pas donner mon avis pour des départements que je ne connais pas, mais j’aimerais que la réciproque soit vraie.

    En substance il est facile de vouloir du loup..chez les autres.
    Voir revenir un animal disparu de nos paysages est en soit attrayant, mais les raisons qui ont causé sa disparition il y a de nombreuses années restent (au moins) d’actualité. La présence de grands prédateurs en "forte" concentration est de plus en plus difficile à concilier avec l’écosystème existant et les activités humaines.

    Je crois que le rôle de l’homme est de veiller à réguler les populations qui risquent de fragiliser artificiellement l’équilibre naturel : aussi dans les départements 01 25 39 69 et 70 que je côtoie régulièrement il me parait difficile de ne pas voire le loup se cantonner à des secteurs à très faibles concentration d’activité humaine et donc être régulé si nécessaire.

    F.LAME

  •  non aux destructions de loups, par dubouloz , le 12 juin 2014 à 23h03

    Je suis absolument contre le recours aux tirs alors qu’il s’agit d’une espèce strictement protégée, et qu’on sait pertinemment que ces destructions n’empêcheront pas les attaques de troupeaux non ou mal protégés.
    Il serait temps que l’homme apprenne à vivre en bonne intelligence avec la nature et trouve d’autres moyens que ceux qui consistent toujours à ôter la vie.
    Il faut protéger les élevages et donner aux éleveurs les moyens de le faire ;des chiens sont dressés pour cela et assurent très bien cette protection d’ailleurs.
    De plus, l’arrêté fixant le nombre maximum de loups pouvant être abattus, ne fixe aucune limite par département ; ce qui signifie que 36 loups pourraient être tués sur un même département et exterminer ainsi tous les individus s’il s’agit d’un département récemment colonisé ! On peut se demander quel est l’avenir d’une espèce soi-disant protégée !L’arrêté étend la liste des départements dans lesquels ces tirs seront autorisés, or ce sont des zones de colonisation récente, ce qui revient à interdire la présence du loup dans ces mêmes départements et à ne pas respecter la législation européenne qui impose le maintien des populations de loups sur l’ensemble de son aire de répartition naturelle.Comment croire en l’Europe si les directives européennes ne sont pas respectées ! Cessons d’intervenir dans la prédation naturelle et respectons mieux la nature qui nous entoure. Vive le loup qui fait partie de notre patrimoine naturel,et dont la présence est un signe de bonne santé écologique.